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À La Une - Révolte

La formation d’un gouvernement libyen à nouveau retardée

Les anti-Kadhafi toujours minés par des dissensions internes.

Les combattants anti-Kadhafi célèbrent la prise du port de Syrte, bastion pro-"Guide". Esam al-Fetori/

"Les consultations ont abouti à la décision de reporter la formation du gouvernement à après la libération", a déclaré à l'AFP Moustapha el-Houni, membre du Conseil national de transition libyen (CNT), qui tentait depuis plusieurs jours de surmonter ses dissensions internes pour former un gouvernement, annoncé pour cette semaine. L'annonce du gouvernement transitoire était attendue initialement le 18 septembre, mais avait été retardée en raison des divergences entre les membres du CNT et son bureau exécutif. Elle devait l'être cette semaine, selon le président du CNT, Moustapha Abdeljalil.

Des hommes politiques à Benghazi ont indique lundi à l'AFP que des luttes intestines pour le pouvoir retardaient la formation d'un tel gouvernement. M. Abdeljalil a affirmé samedi que la priorité pour lui était la libération de tout le territoire et le rétablissement de la sécurité pour les Libyens et que la lutte pour les portefeuilles ne devait pas entraver cette priorité.

 

 

Parallèlement, Mouammar Kadhafi toujours en fuite s'est manifesté dans un message diffusé sur une radio de Bani Walid et retranscrit mardi par le site internet d'une télévision qui lui reste fidèle. "Des héros ont résisté et sont tombés en martyrs et nous attendons nous aussi le martyre", a-t-il indiqué. "Par votre jihad, vous êtes en train de rééditer les exploits de vos aïeux. Sachez que je suis sur le terrain comme vous", a déclaré l'ancien "Guide". "Je suis parmi mon peuple et les prochains jours réservent à cette clique d'agents un choc inattendu", a-t-il ajouté.

 

 

Les rebelles, de leur côté, ont annoncé avoir pris le port de Syrte, dans la région natale de Mouammar Kadhafi. Les combats autour du port avaient commencé lundi soir. "Quand nous nous approcherons du centre-ville, il y aura des combats de rue et nous nous y préparons", a expliqué Alaï Saïdi, un des combattants anti-Kadhafi, posté devant cette ville de 70 000 habitants située à 360 km à l'est de Tripoli. Une ville prise en tenailles par des combattants du CNT qui avancent par l'est et par l'ouest. La motivation est d'autant plus forte que les commandants pro-CNT engagés à Syrte assurent que l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Mouatassim, un médecin et militaire de 36 ans, dirige les opérations à Syrte. A l'ouest de Syrte, les pro-CNT ont subi mardi un bombardement intense des forces de Kadhafi, mais les positions n'ont pas évolué, selon un combattant, Mounir Raïssa.

 

Sur le front de Bani Walid, vaste oasis à 170 km au sud-est de Tripoli, Abdallah Kenchil, un responsable local du CNT a déclaré mardi que l'intensité des tirs des pro-Kadhafi avait obligé les combattants à se retirer de certaines zones. "Nous faisons face à une forte résistance, c'est pourquoi nous utilisons l'artillerie lourde sans envoyer l'infanterie pour l'instant", avait expliqué lundi le commandant Mohamed el-Seddiq. "La bataille finale aura lieu dans les deux prochains jours".

 

Depuis la chute de Tripoli fin août, Syrte et Bani Walid sont deux des objectifs majeurs des combattants pro-CNT, mais les pro-Kadhafi y opposent une résistance farouche. Elles sont aussi désormais les plus visées par les frappes de l'OTAN. Le coordonnateur humanitaire de l'ONU en Libye, Panos Moumtzis, a fait part lundi de sa "très grande préoccupation" au sujet des milliers de civils qui ont fui les deux villes. Selon l'ONU, 24 000 personnes ont quitté Bani Walid et près de 2 000 Syrte, une ville privée d'eau, d'électricité et de nourriture.

 

Pénuries et déplacements forcés ont en effet un impact sérieux sur la santé des civils, et en particuliers des enfants. La petite clinique de Harawa, à 40 km à l'est de Syrte, voit ainsi passer tous les jours des dizaines d'enfants souffrant en général de maux liés à l'absence d'eau potable.

 

 

 

"Les consultations ont abouti à la décision de reporter la formation du gouvernement à après la libération", a déclaré à l'AFP Moustapha el-Houni, membre du Conseil national de transition libyen (CNT), qui tentait depuis plusieurs jours de surmonter ses dissensions internes pour former un gouvernement, annoncé pour cette semaine. L'annonce du gouvernement transitoire était attendue initialement le 18 septembre, mais avait été retardée en raison des divergences entre les membres du CNT et son bureau exécutif. Elle devait l'être cette semaine, selon le président du CNT, Moustapha Abdeljalil.
Des hommes politiques à Benghazi ont indique lundi à l'AFP que des luttes intestines pour le pouvoir retardaient la formation d'un tel gouvernement. M. Abdeljalil a affirmé samedi que la priorité pour lui était la libération de...
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