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Sport

US Open : les revendications pleuvent

Trois joueurs de renom, dont le n° 2 mondial Rafael Nadal, ont poussé un coup de gueule après avoir été envoyés sur les courts mercredi à l’US Open dans des conditions qu’ils ont jugées risquées. Andy Murray et Andy Roddick n’ont pas tardé à faire écho à ce ras-le-bol qui gagne tout le vestiaire.
« Nous ne sommes pas protégés. Il y a beaucoup d’argent dans les tournois du grand chelem et ils travaillent pour ça (l’argent), pas pour nous. Mais nous faisons nous aussi partie du show. » Pour Rafael Nadal, tenant du titre à New York, le spectacle s’arrête là où tombe la pluie. L’Espagnol l’a fermement expliqué sur la chaîne américaine ESPN, mercredi, alors que le mauvais temps a encore perturbé le programme new-yorkais. « On ne veut pas aller sur le court s’il pleut. Bien sûr, si je dois y aller, j’y vais, mais je pense que ce n’est pas juste. Il pleuvait encore quand on nous a envoyés, la pluie ne s’était pas vraiment arrêtée et les courts n’étaient pas secs. La santé des joueurs est importante. » Le n° 4 mondial Andy Murray, finaliste de l’US Open en 2008, a aussi fait part de son mécontentement : « C’est dangereux, les lignes deviennent vraiment glissantes, les balles sont humides, le fond des courts est mouillé. Cela a été dit à l’arbitre. Cela n’a aucun sens de nous faire jouer 15 minutes. Les joueurs sont les premiers à vouloir jouer, mais pas quand c’est dangereux. » Au cœur de la controverse se trouve le fait que les organisateurs ont fait débuter trois matches vers 12h30 heure locale (19h30 heure de Beyrouth), avec 1h30 de retard à cause de la pluie, alors que des joueurs trouvaient les conditions encore trop humides. Les matches ont été arrêtés un quart d’heure plus tard.

« Les conditions peuvent ne pas être idéales, mais jouables quand même »
« À midi, les meilleures informations (météo) en notre possession indiquaient la possibilité d’une fenêtre de deux heures sans pluie. Malheureusement, la bruine et l’humidité ne sont pas toujours visibles sur le radar », s’est défendue la Fédération américaine (USTA) dans un communiqué. « Nous avons des arbitres expérimentés qui décident si les courts sont jouables. Les conditions peuvent ne pas être idéales, mais jouables quand même. » « S’il y a discussion pour savoir si les courts sont jouables, c’est qu’ils ne sont pas jouables », a également indiqué Roddick sur ESPN. « Il bruinait encore. Nous avons voulu faire savoir (aux organisateurs) que nous ne voulions pas être remis dans cette position, a ajouté l’Américain, vainqueur à Flushing Meadows en 2003. Je comprends qu’il faut qu’il y ait du tennis à la télé et le volet business de la chose, mais les joueurs doivent se sentir en sécurité. Nous en avons parlé dans le vestiaire. Notre parole a plus de poids si nous sommes trois à parler au lieu d’un seul. » Le chaos causé par la pluie à New York remonte à mardi, quand tous les matches de la journée et de la soirée avaient été annulés – une première à Flushing Meadows depuis 2006 – à cause des mauvaises conditions météo. Alors que l’Open d’Australie et Wimbledon se sont offert un toit rétractable sur leur court central, et que Roland-Garros a le projet d’en faire autant, l’USTA est régulièrement critiquée pour l’absence de toit sur le stade Arthur-Ashe, la plus grande enceinte de tennis du monde avec 23 157 places. L’US Open ne dispose pas non plus de bâches pour couvrir le court quand la pluie s’invite (comme à Roland-Garros par exemple). Le terrain doit donc être séché avec des machines à souffler et les lignes avec des serviettes.
« Nous ne sommes pas protégés. Il y a beaucoup d’argent dans les tournois du grand chelem et ils travaillent pour ça (l’argent), pas pour nous. Mais nous faisons nous aussi partie du show. » Pour Rafael Nadal, tenant du titre à New York, le spectacle s’arrête là où tombe la pluie. L’Espagnol l’a fermement expliqué sur la chaîne américaine ESPN, mercredi, alors que le mauvais temps a encore perturbé le programme new-yorkais. « On ne veut pas aller sur le court s’il pleut. Bien sûr, si je dois y aller, j’y vais, mais je pense que ce n’est pas juste. Il pleuvait encore quand on nous a envoyés, la pluie ne s’était pas vraiment arrêtée et les courts n’étaient pas secs. La santé des joueurs est importante. » Le n° 4 mondial Andy Murray, finaliste de l’US Open en 2008, a aussi fait part de son...
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