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Sport

Pluie à l’US Open : le toit en question

Il a suffi que la pluie s’invite à l’US Open pour que ressurgisse le débat sur la construction d’un toit sur le court central à Flushing Meadows.
Étant donné qu’aucun des trois derniers US Open n’a pu se terminer comme prévu pour cause d’intempéries, cette édition pourrait bien tourner au fiasco, il y a fort à parier que la question du toit sera de plus en plus au centre des réflexions des dirigeants du plus profitable des quatre tournois du grand chelem.
Le n°1 mondial Novak Djokovic a mis les pieds dans le plat mercredi, la deuxième journée consécutive d’annulation, quand il a déclaré : « Ce tournoi génère d’énormes revenus, la construction d’un toit devrait être envisagée. »
Jim Curley, directeur du tournoi, fait valoir qu’un toit n’avait « pas de sens au plan financier », avec un coût de 200 millions de dollars (142 M EUR).
Et il n’y a pas que l’argent, à écouter Curley : « Structurellement, c’est vraiment difficile (de construire un toit) car nous sommes sur une décharge. »
Le National Tennis Center, dans le quartier du Queen’s, à l’est de Manhattan, a en effet été bâti sur une décharge de cendres, donc un sol mobile.
En 2008, la première des quatre éditions consécutives affectées par le mauvais temps, le son de cloche était pourtant très différent à la Fédération américaine (USTA), qui gère l’US Open et en tire des profits conséquents.
« La question est quand (il y aura un toit) et non si (il y aura un toit). »
En 2009, édition également arrosée, Curley avançait déjà l’argument du coût : « Un investissement à neuf chiffres, c’est une décision difficile à prendre. »
À cette occasion, le directeur général de l’USTA Gordon Smith avait aussi confié : « Tout ce que nous gagnons avec l’US Open est investi à la base, pour développer le sport dans le pays. Cet argent n’est-il pas mieux utilisé ainsi ? »
Mais l’USTA est aujourd’hui en retard sur la concurrence. Deux des quatre grands chelems (Open d’Australie, Wimbledon) disposent d’un toit rétractable sur leur central. Roland-Garros va suivre, à partir de 2016, avec un toit léger en « aile d’avion » qui viendra couvrir le court Philippe-Chatrier en 12 minutes.
Il a suffi que la pluie s’invite à l’US Open pour que ressurgisse le débat sur la construction d’un toit sur le court central à Flushing Meadows.Étant donné qu’aucun des trois derniers US Open n’a pu se terminer comme prévu pour cause d’intempéries, cette édition pourrait bien tourner au fiasco, il y a fort à parier que la question du toit sera de plus en plus au centre des réflexions des dirigeants du plus profitable des quatre tournois du grand chelem.Le n°1 mondial Novak Djokovic a mis les pieds dans le plat mercredi, la deuxième journée consécutive d’annulation, quand il a déclaré : « Ce tournoi génère d’énormes revenus, la construction d’un toit devrait être envisagée. »Jim Curley, directeur du tournoi, fait valoir qu’un toit n’avait « pas de sens au plan financier », avec un coût...
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