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À La Une - Electricité/Liban

Pour la presse, le gouvernement a surmonté une grande épreuve

L'accord "a permis à toutes les parties d’être à la fois gagnantes et perdantes"; "L’accord a assaini les relations des alliés au sein du gouvernement", "le fait que le projet ait été adopté à l’unanimité a sauvé l’image du gouvernement"...

"L’adoption du projet de loi sur l’électricité a constitué l’épreuve la plus difficile pour le gouvernement de Nagib Mikati depuis qu’il a obtenu le vote de confiance du Parlement il y a deux mois", affirme le quotidien libanais an-Nahar dans son éditorial du jour. "Ce qui s’est passé hier durant la réunion du Conseil des ministres a montré l’importance des problèmes engendrés par le conflit sur le dossier de l’électricité même si le projet a été finalement adopté à l’unanimité, permettant aux parties au sein du gouvernement de sauver la face", a ajouté le quotidien. "Pour éviter qu’il n’y ait des gagnants et des perdants (…), le bloc du Changement et de la réforme a obtenu la totalité du financement réclamé. En contrepartie, le Premier ministre Nagib Mikati a pu apparaître comme le grand gagnant en réussissant à imposer, à la dernière minute, la formule qu’il avait préparée lui-même", poursuit le journal. Selon an-Nahar, qui cite des sources bien informées, un conflit a cependant éclaté entre le Premier ministre et le ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, avant que ce dernier n’accepte d’adopter le plan de Nagib Mikati qui prévoit un échelonnement du financement sur quatre ans.

 

"Le gouvernement a adopté à l’unanimité et après (de grandes difficultés) le projet de l’électricité qui est censé, dans un premier temps, éviter que le Liban ne sombre dans l’obscurité, et sur le long terme rendre l’électricité disponible 24h/24", écrit de son coté le quotidien libanais as-Safir. Avec le projet adopté, souligne le quotidien, chaque faction a obtenu une partie de ce qu'elle demandait et s'est vue refuser une partie de ce qu'elle voulait. Le projet, poursuit as-Safir, comprend finalement aussi bien des contraintes dont le Premier ministre Nagib Mikati et le député Walid Joumblatt voulaient que le projet soit assorti, que "des garanties qui rassurent Michel Aoun". Un travail d'équilibriste qui "a permis à toutes les parties d’être à la fois gagnantes et perdantes", affirme le journal, qui souligne toutefois que le chemin menant de l’obscurité vers la lumière "n’est pas encore totalement dégagé".

"Même si toutes les forces présentes au sein du gouvernement ont participé à cet accomplissement, le général Aoun a néanmoins le plus contribué à ce projet sur l’électricité, permettant qu'il se transforme d’une simple théorie en une feuille de route", ajoute as-Safir.

 

"L’accord sur le projet de l’électricité au Conseil des ministres a assaini les relations des alliés au sein du gouvernement de Nagib Mikati et leur a fait éviter la première crise de confiance profonde depuis la formation du gouvernement le 13 juin dernier", affirme Nicolas Nassif dans l’éditorial du quotidien libanais al-Akhbar. L’accord a également permis de redorer le blason de la majorité parlementaire actuelle, a-t-il ajouté.

Sur le plan politique, le gouvernement a démontré qu’il représente toujours la majorité parlementaire qui s’est mis d’accord sur la nomination de Nagib Mikati comme Premier ministre, a encore relevé M. Nassif. L'accord trouvé sur le projet de l'électricité "a permis à la majorité d’être réellement une nouvelle majorité parlementaire qui prend la place de l’ex-majorité du 14 Mars", a ajouté l’éditorialiste du quotidien. "M. Mikati peut maintenant présenter une deuxième preuve, après celle de la formation du gouvernement, qu’il préside un gouvernement de plusieurs factions et non le gouvernement du Hezbollah", a-t-il encore affirmé.

 

L’accord auquel le gouvernement est parvenu sur le projet de réforme du secteur de l’électricité est une solution intermédiaire "entre la nécessité de répartir les dépenses sur plusieurs années pour ménager le Trésor, qui est dans une situation difficile, et la nécessité d’obtenir la totalité des fonds nécessaires pour préserver l’unité du projet", affirme le quotidien pan-arabe al-Hayat aujourd’hui. "Le fait que le projet ait été adopté à l’unanimité a sauvé l’image du gouvernement, qui était apparu chancelant ces dernières semaines alors que les conflits faisaient rage en son sein autour du projet de l’électricité", note également le journal.

Citant des sources de la majorité, al-Hayat affirme que les contacts qui avaient eu lieu la veille de la réunion du gouvernement avaient pour but de rassurer le général Michel Aoun qui avait menacé de retirer ses ministres au cas où le plan ne serait pas adopté. C’est grâce à ces contacts que le plan du Premier ministre Nagib Mikati, qui propose d'échelonner sur 4 ans les dépenses requises par le projet du ministre Gebran Bassil, a été adopté hier, affirme encore le journal.

"L’adoption du projet de loi sur l’électricité a constitué l’épreuve la plus difficile pour le gouvernement de Nagib Mikati depuis qu’il a obtenu le vote de confiance du Parlement il y a deux mois", affirme le quotidien libanais an-Nahar dans son éditorial du jour. "Ce qui s’est passé hier durant la réunion du Conseil des ministres a montré l’importance des problèmes engendrés par le conflit sur le dossier de l’électricité même si le projet a été finalement adopté à l’unanimité, permettant aux parties au sein du gouvernement de sauver la face", a ajouté le quotidien. "Pour éviter qu’il n’y ait des gagnants et des perdants (…), le bloc du Changement et de la réforme a obtenu la totalité du financement réclamé. En contrepartie, le Premier ministre Nagib Mikati a pu apparaître comme le grand...
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De ce tour d’horizon de la presse découle la situation aberrante voir virtuelle de voir le gouvernement dépenser des milliers d'euros ou dollars pour sauver plus la face du gouvernement et du ministre qu’ eclairer les pauvres esprits . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

08 h 08, le 08 septembre 2011

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Commentaires (1)

  • De ce tour d’horizon de la presse découle la situation aberrante voir virtuelle de voir le gouvernement dépenser des milliers d'euros ou dollars pour sauver plus la face du gouvernement et du ministre qu’ eclairer les pauvres esprits . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 08, le 08 septembre 2011

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