« Si les points auxquels nous sommes parvenus sont examinés avec une certaine ouverture d’esprit, un dénouement heureux du dossier est possible », selon M. Bou Faour. Photo Wissam Ismaïl
C’est ce qui ressort des déclarations faites au cours du week-end par les ministres des Transports, Ghazi Aridi, et des Affaires sociales, Waël Bou Faour.
À Radio Orient, M. Aridi a souligné « l’opportunité » des propositions avancées par l’opposition au sujet du projet présenté par le ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, pour l’accroissement de la production électrique. Il a mis en garde contre le fait de la rejeter « à cause de l’identité de ses artisans ».
Rappelant que c’est le mode d’application du projet, adopté sous le mandat Hariri, et non pas son contenu, qui est actuellement sous étude, M. Aridi a souligné que durant les deux réunions au début de la semaine dernière, chez le Premier ministre, Nagib Mikati, puis chez le chef du PSP, Walid Joumblatt, « tout le monde était d’accord sur la nécessité de trouver une solution technique » au dossier qui divise le gouvernement. Il a aussi insisté sur « l’entente qui a prévalu entre les personnes présentes, qui se sont mises d’accord sur la mouture du projet de loi qui sera examiné lundi », soit aujourd’hui. « La réunion avait pris fin sur cette note : le Premier ministre devait s’enquérir auprès du président du CDR, Nabil Jisr, de la possibilité d’employer la somme de 500 millions de dollars dont il dispose, par le biais des fonds arabes », afin de financer le projet Bassil, a précisé le ministre, soulignant que la Chine a exprimé sa disposition à s’impliquer dans ce projet et à conclure avec le Liban un accord de prêt étalé sur 15 ans avec 5,3 % seulement d’intérêt.
Abondant dans le même sens, M. Bou Faour a indiqué, au cours d’une cérémonie à Chmestar, dans la Békaa, que les réunions de la semaine dernière « avaient débouché sur des propositions qui, si elles sont examinées avec une certaine ouverture d’esprit et sans emportement ou nervosité, peuvent permettre un dénouement heureux du dossier de l’électricité ». Celles-ci, a-t-il dit, portent sur quatre points : « Confirmer l’autorité de l’État, ce qui implique un retour au Conseil des ministres pour toute mesure à prendre à l’avenir ; approuver le principe de la mise en place d’un organisme de régulation ; reconnaître la nécessité d’examiner, sans emportement, la possibilité d’exécuter le projet sans charges supplémentaires pour le Trésor, quitte à appliquer plus tard un autre mode de financement, avec moins d’intérêt ; et maintenir le rôle fondamental de l’EDL. »


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