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Nos lecteurs ont la parole

Le dialogue

George SABAT
Chaque fois que le Liban se trouve confronté à un obstacle majeur, la formule rituelle est invoquée. Tout peut et devrait se résoudre à travers le dialogue.
Le dialogue, un mot si souvent rabâché qu’il en est devenu pratiquement vide de sens. Qui est censé dialoguer avec qui et à quel sujet ? Où doit-on tenir un tel dialogue ? À travers quel média ? Combien de temps ce dialogue est-il censé durer et quels résultats espère-t-on en obtenir ?
Le jour où on aura identifié les réponses à ces six questions sera le jour où la solution du dialogue pourrait être considérée valable pour résoudre les mille et un problèmes dont nous souffrons au Liban. À mon avis, un dialogue valide est celui qui doit pouvoir être tenu sans interruption entre les citoyens de ce pays et l’État, qui est censé, selon les règles démocratiques, les représenter et agir en leur nom et dans leur intérêt.
À l’heure des moyens de communication universels et ultrarapides, le rôle de porte-parole de nos 128 élus, qui se réunissent cinq heures par an pour s’occuper de nos problèmes, risque de perdre de son importance. À l’heure de la gouvernance participative et des printemps arabes, les citoyens de notre pays sont appelés à s’imposer, à faire montre de présence, et à dialoguer plus fréquemment et plus fructueusement avec l’administration.
Déterminer la mise sur pied et les modalités d’un tel dialogue devrait être la préoccupation majeure de tous les Libanais, aussi bien les gouvernants que ceux qu’ils sont censés gouverner.

George SABAT
Chaque fois que le Liban se trouve confronté à un obstacle majeur, la formule rituelle est invoquée. Tout peut et devrait se résoudre à travers le dialogue.Le dialogue, un mot si souvent rabâché qu’il en est devenu pratiquement vide de sens. Qui est censé dialoguer avec qui et à quel sujet ? Où doit-on tenir un tel dialogue ? À travers quel média ? Combien de temps ce dialogue est-il censé durer et quels résultats espère-t-on en obtenir ? Le jour où on aura identifié les réponses à ces six questions sera le jour où la solution du dialogue pourrait être considérée valable pour résoudre les mille et un problèmes dont nous souffrons au Liban. À mon avis, un dialogue valide est celui qui doit pouvoir être tenu sans interruption entre les citoyens de ce pays et l’État, qui est censé, selon les règles...
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