Les blessures de plusieurs joueurs cadres, à l’instar de la charnière centrale, Mexes-Sako, ne changent en rien la politique de Laurent Blanc. Le sélectionneur français n’a appelé aucun nouveau joueur, continuant à miser sur le groupe des 24 joueurs qu’il a mis en place dès son arrivée. Philippe Wojazer/Reuters
« On n’est pas là pour essayer, a-t-il ainsi déclaré. Atteignons l’objectif, il y aura après d’autres matches pour récompenser des joueurs qui font une bonne saison. Là, on joue notre vie sur quatre matches. »
Le message est donc très clair, et c’est cette philosophie qui a essentiellement dicté l’élaboration de la liste des 24 Bleus pour ces deux voyages à hauts risques.
Le retour de Franck Ribéry est logique. Le Bavarois, grand absent sur blessure de l’amical contre le Chili (1-1, le 10 août), avait vocation à revenir en équipe de France une fois débarrassé de ses soucis physiques.
Ses dernières prestations (un but contre Hambourg en championnat samedi, 90 minutes réussies à Zurich en Ligue des champions mardi) attestent d’une montée en puissance progressive de « Francky ». Pour deux rencontres aussi capitales à Tirana et à Bucarest, Blanc ne pouvait décemment pas se passer de ses services.
« Ribéry, s’il retrouve son meilleur niveau, deviendra un joueur très important. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, mais on compte énormément sur lui », a expliqué le technicien français.
Mais si le rappel de Ribéry, sur qui doit reposer une bonne partie du potentiel offensif des Bleus, va de soi, le maintien dans la liste de Guillaume Hoarau répond lui strictement à la fameuse « logique de groupe », « plus importante que les performances en club », selon le « Président ».
L’attaquant parisien est en grande difficulté au PSG et plus du tout sûr d’avoir une place dans le onze de départ parisien. Mais il a été sauvé par le sélectionneur, qui lui a sacrifié un garçon comme Bafétimbi Gomis, pourtant intenable avec Lyon (2 buts en L1 et 2 en C1 depuis le début de la saison).
« Hoarau participe depuis le début à l’aventure avec un état d’esprit irréprochable, et le sortir du groupe n’aurait pas été une bonne chose car on aura besoin de lui dans les prochains mois », a ajouté le patron des Bleus.
Même constat pour Valbuena, qui peut en plus se prévaloir de sorties convaincantes avec Marseille depuis son retour de blessure.
« Mathieu a l’air de bien revenir de blessure. Le match référence de la France a eu lieu en Bosnie (2-1 en septembre 2010, NDLR) et Valbuena faisait partie de cette équipe. Son retour est logique à nos yeux », s’est justifié Blanc.
En défense, les défections de Philippe Mexès (genou) et de Mamadou Sakho (cuisse droite) ainsi que la suspension d’Adil Rami pour le match en Albanie auraient pu pousser Blanc à jouer la carte de la nouveauté.
Mais là aussi, le sélectionneur n’a rien voulu savoir en rappelant le jeune Laurent Koscielny (26 ans le 10 septembre) en dépit de ses soucis dorsaux. À sa décharge, Blanc doit jongler avec la faiblesse du réservoir tricolore en charnière centrale. Pour affronter les Albanais, c’est le duo Kaboul-Abidal qui sera reconduit dans l’axe après avoir effectué un bon test face aux Chiliens.


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