Le Service de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs de l’aéroport de Limoges a ainsi reçu au mois de juillet deux sapeurs-pompiers qui ont effectué un stage d’immersion. Un deuxième groupe composé de trois autres officiers a ensuite effectué un stage similaire durant le mois d’août.
Les sapeurs-pompiers libanais ont ainsi pu découvrir les infrastructures, les méthodes d’encadrement, les interactions ainsi que le système de gestion de la sécurité en pratique. Mais le programme a également inclus une formation théorique et pratique réalisée au Centre français de formation des pompiers d’aéroport.
Ce projet de développement s’inscrit plus largement dans le cadre du programme de coopération de la France avec le Liban, concrétisé par une convention « en matière de sécurité intérieure, de sécurité civile et d’administration ». Cet accord s’étend sur de nombreux domaines mais concerne entre autres la sécurité aéroportuaire. Depuis 2008, l’objectif est donc de « renforcer la coordination entre tous les services en charge de la sûreté et de la sécurité sur l’aéroport » ainsi que « les moyens d’intervention des pompiers de l’aéroport de Beyrouth ».
Mais le support de la France ne s’arrête pas là, puisque Paris prévoit de créer prochainement une école de formation régionale s’adressant aux pompiers travaillant dans les aéroports. Outre le Liban, celle-ci accueillera des pompiers venus de Jordanie, d’Irak et de Syrie. Selon M. Georges Abou Moussa, directeur de la section des pompiers au sein de la Défense civile, les pourparlers avec l’ambassade de France ont finalement abouti. La France devrait supporter la création de cette école très prochainement pour renforcer la sécurité aéroportuaire.


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