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Liban

Nadim Gemayel : Nous poursuivrons la lutte que Bachir a entamée

Un immense portrait de Bachir Gemayel couvrant comme chaque année tout un pan de mur d’un immeuble de la place Sassine.

Il y a 29 ans, le Parlement élisait Bachir Gemayel président de la République. Il n’accédera jamais au pouvoir et sera assassiné 21 jours après son élection, le 14 septembre 1982.
Hier, pour commémorer l’élection de Bachir Gemayel, comme à l’accoutumée un immense portrait du président élu a couvert le mur d’un immeuble à la place Sassine. Le fils du leader chrétien assassiné, le député Nadim Gemayel, a souligné à cette occasion qu’il « est temps que le rêve de Bachir dans l’édification d’un véritable État protégeant ses citoyens se réalise. Il faut construire un pays qui assure la sécurité et la liberté à ses habitants ».
« Nous poursuivrons la lutte de Bachir, respectant les principes qu’il a défendus, et nous nous engageons à nous conformer à son discours politique », a-t-il ajouté.
Pour sa part, la fille du président assassiné, Youmna Gemayel, a estimé que « si Bachir était encore en vie, il aurait mené une lutte acharnée contre les armes illégales, qu’elles soient libanaises ou non. Mon père était le chef de la véritable résistance libanaise. Le jour où il a réalisé son rêve en arrivant au pouvoir, il a mis toutes ses capacités, toutes ses armes et toute la force de la résistance libanaise sous l’autorité de l’État ».
Youmna Gemayel a appelé le Hezbollah à « se considérer comme une résistance libanaise et à prendre Bachir Gemayel en exemple, mettant ses armes sous l’autorité de l’État », notant que « l’édification d’un État libre et souverain est impossible avec l’existence d’armes illégales sur le territoire libanais ».
L’ancien ministre Kataëb, Sélim Sayegh, a noté de son côté que « Bachir Gemayel est le premier à avoir instauré la révolution du Cèdre et à avoir lancé le projet de la mise en place d’un État moderne en se basant sur les institutions ».
« Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’un leader comme Bachir Gemayel ; il faut qu’il soit intègre pour pouvoir gouverner », a-t-il souligné en conclusion.
Il y a 29 ans, le Parlement élisait Bachir Gemayel président de la République. Il n’accédera jamais au pouvoir et sera assassiné 21 jours après son élection, le 14 septembre 1982. Hier, pour commémorer l’élection de Bachir Gemayel, comme à l’accoutumée un immense portrait du président élu a couvert le mur d’un immeuble à la place Sassine. Le fils du leader chrétien assassiné, le député Nadim Gemayel, a souligné à cette occasion qu’il « est temps que le rêve de Bachir dans l’édification d’un véritable État protégeant ses citoyens se réalise. Il faut construire un pays qui assure la sécurité et la liberté à ses habitants ». « Nous poursuivrons la lutte de Bachir, respectant les principes qu’il a défendus, et nous nous engageons à nous conformer à son discours politique », a-t-il...
commentaires (3)

- Monsieur Elie Khoueiry, avec tout mon respect pour feu Cheikh Bachir Gemayel et son fils Nadim, aujourd'hui n'est pas comme fut hier et demain ne sera pas comme aujourd'hui. Il faut penser comment unir tous les Libanais, pour les futures générations qui vont hériter de ce pays, et non pas comment les diviser. Il y a assez de solutions viables. Ce qui manque c'est le Dialogue. Toutes les parties, sans exception aucune, ne devraient point y mettre de conditions. L'une des parties a l'avantage des armes, il est vrai. Mais, l'autre a l'avantage d'être désarmée, et c'est une force aussi. Les armes ne peuvent pas plier les volontés. Amicalement Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

14 h 57, le 24 août 2011

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Commentaires (3)

  • - Monsieur Elie Khoueiry, avec tout mon respect pour feu Cheikh Bachir Gemayel et son fils Nadim, aujourd'hui n'est pas comme fut hier et demain ne sera pas comme aujourd'hui. Il faut penser comment unir tous les Libanais, pour les futures générations qui vont hériter de ce pays, et non pas comment les diviser. Il y a assez de solutions viables. Ce qui manque c'est le Dialogue. Toutes les parties, sans exception aucune, ne devraient point y mettre de conditions. L'une des parties a l'avantage des armes, il est vrai. Mais, l'autre a l'avantage d'être désarmée, et c'est une force aussi. Les armes ne peuvent pas plier les volontés. Amicalement Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    14 h 57, le 24 août 2011

  • Dans ce huitième mois de 2011, je ne peux que me souvenir du jour ou Cheikh Bachir Gemayel a été élu président de la république. Ce grand homme a toujours rêvé d'un Liban prospère, culturelle, qui détient de bonnes relations avec l'Occident dans une paix durable. On nous a enlevé ce rêve et remplacé un état corrompu, dictateur, et mis à la botte. Nous avons toujours rêvé de l'état moderne au Liban, mais il est impossible d'avoir cet état avec des crimes impunis. Assez. 2011, c'est l'année de la poisse au 8 mars.

    Elie KHOUEIRY

    10 h 28, le 24 août 2011

  • Quelques points à commenter : -« respectant les principes qu’il a défendus » ?: Si je me rappelle bien, il défendait la partition du Liban et la création d’un Maronistan . Donc, non merci. -« il aurait mené une lutte acharnée contre les armes illégales » ? Pourquoi, les armes des FL étaient quoi ? Et en plus, il y a eu une lutte acharnée d’abord contre ses propres partenaires des PNL, par exemple. -« le jour où il a réalisé son rêve en arrivant au pouvoir, il a mis toutes ses capacités … sous l’autorité de l’Etat » ? Donc, il fallait arriver au pouvoir avec les armes illégales, et une fois au pouvoir mettre ses armes sous l’autorité de l’Etat. En d’autres termes, Hezbollah doit faire exactement cela… arriver au pouvoir d’abord. Non merci. -Aucune des leçons de Bachir ne sont vraiment recommandées, ni recommandables. Non, merci. Surtout, ne prenez pas Bachir Gemayel en exemple.

    ABDALLA, Mariama

    08 h 00, le 24 août 2011

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