Un immense portrait de Bachir Gemayel couvrant comme chaque année tout un pan de mur d’un immeuble de la place Sassine.
Hier, pour commémorer l’élection de Bachir Gemayel, comme à l’accoutumée un immense portrait du président élu a couvert le mur d’un immeuble à la place Sassine. Le fils du leader chrétien assassiné, le député Nadim Gemayel, a souligné à cette occasion qu’il « est temps que le rêve de Bachir dans l’édification d’un véritable État protégeant ses citoyens se réalise. Il faut construire un pays qui assure la sécurité et la liberté à ses habitants ».
« Nous poursuivrons la lutte de Bachir, respectant les principes qu’il a défendus, et nous nous engageons à nous conformer à son discours politique », a-t-il ajouté.
Pour sa part, la fille du président assassiné, Youmna Gemayel, a estimé que « si Bachir était encore en vie, il aurait mené une lutte acharnée contre les armes illégales, qu’elles soient libanaises ou non. Mon père était le chef de la véritable résistance libanaise. Le jour où il a réalisé son rêve en arrivant au pouvoir, il a mis toutes ses capacités, toutes ses armes et toute la force de la résistance libanaise sous l’autorité de l’État ».
Youmna Gemayel a appelé le Hezbollah à « se considérer comme une résistance libanaise et à prendre Bachir Gemayel en exemple, mettant ses armes sous l’autorité de l’État », notant que « l’édification d’un État libre et souverain est impossible avec l’existence d’armes illégales sur le territoire libanais ».
L’ancien ministre Kataëb, Sélim Sayegh, a noté de son côté que « Bachir Gemayel est le premier à avoir instauré la révolution du Cèdre et à avoir lancé le projet de la mise en place d’un État moderne en se basant sur les institutions ».
« Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’un leader comme Bachir Gemayel ; il faut qu’il soit intègre pour pouvoir gouverner », a-t-il souligné en conclusion.


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- Monsieur Elie Khoueiry, avec tout mon respect pour feu Cheikh Bachir Gemayel et son fils Nadim, aujourd'hui n'est pas comme fut hier et demain ne sera pas comme aujourd'hui. Il faut penser comment unir tous les Libanais, pour les futures générations qui vont hériter de ce pays, et non pas comment les diviser. Il y a assez de solutions viables. Ce qui manque c'est le Dialogue. Toutes les parties, sans exception aucune, ne devraient point y mettre de conditions. L'une des parties a l'avantage des armes, il est vrai. Mais, l'autre a l'avantage d'être désarmée, et c'est une force aussi. Les armes ne peuvent pas plier les volontés. Amicalement Anastase Tsiris
14 h 57, le 24 août 2011