Le ministre de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil lors de sa conférence de presse hier. Photo Sami Ayad
Dans ce contexte, le ministre de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil a insisté hier sur le fait que « ce projet porte un plan obligatoire, nécessaire et urgent pour nous sauver de la catastrophe de l’électricité », avant de préciser que ce projet n’apporte pas « une solution complète, mais la partie élémentaire de la solution ». Rappelant que ce projet a reçu « l’accord unanime des précédents gouvernements sans être exécuté », M. Bassil s’est étonné du fait qu’il n’ait pas fait l’unanimité au sein du Parlement. Rappelons que le débat houleux relatif à la proposition de loi présentée par le chef du bloc de la Réforme et du changement, le député Michel Aoun, s’était achevé sur un accord pour donner un délai de deux semaines au gouvernement afin qu’il fournisse les précisions requises pour un réexamen efficace du projet. Hier, M. Bassil a clairement affirmé que « le mécanisme prévu par la loi sur l’électricité n’a pas été amendé ni ne le sera ». Pour lui, ce dossier doit prouver que « la nouvelle majorité est une majorité effective ». S’adressant ainsi à l’opposition, le ministre a expliqué que le rejet de la proposition de loi signifie « la privation de chaque ménage de 4 à 7 heures supplémentaires d’alimentation en courant ». Réitérant le souci de répondre aux besoins des citoyens d’abord, loin des dissidences politiques ou partisanes, M. Bassil a souligné que « ce plan est celui du gouvernement dans son ensemble, et sa réussite sera la sienne ».
Remettant la responsabilité du dossier de l’électricité au gouvernement, le ministre de l’Économie et du Commerce Nicolas Nahas a affirmé pour sa part que « toute décision prise par le gouvernement ou le ministre de l’Énergie et de l’Eau sur l’électricité aura des effets sur le peuple libanais pendant de longues années ». Il a écarté en outre toute polémique concernant le contrôle des dépenses, précisant que « le gouvernement ne cherche qu’à mieux comprendre le processus de dépenses sur lequel se base le plan proposé », et ce en vue de l’approuver.


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Arrêt sur image: D'aucuns s'opposent au vote d'un projet de loi utile voire indispensable à tous les Libanais parce que le promoteur du projet appartient au camp opposé. Y a trop de haine dans notre pays!!
18 h 09, le 21 août 2011