Pour moi, c’est flagrant ! J’en ai recensé quelques-uns dont la ressemblance est frappante. Tenez, par exemple, Fouad Siniora me rappelle « Oncle Picsou », qui était très près de ses sous et qui, en sous... main a essayé de lui faire sa fête au sayyed. Ce dernier, qui ressemble au « Capitaine Haddock » avec toute la hargne qu’il apporte à haranguer les foules et à menacer de ses foudres tous ceux qui se défoulent contre sa saperlipopette de résistance.
Vous connaissez sûrement « Tif et Tondu », non ? N’ont-ils pas un faux air d’Amine Gemayel et de Samir Geagea ?
Deux bagarreurs jactancieux qui se crêpent le chignon avec Michou, et qui aimeraient bien faire razzia sur la rue chrétienne. Et « Tintin » ?
Quelqu’un peut-il me dire à qui il ressemble ? Eh bien cela saute aux yeux : c’est Ziyad Baroud tout craché. Toujours à gambiller entre Rifi et Hassan et à slalomer entre chauffards et motards. Mais c’est du passé maintenant tout ça. En tout cas, autour de lui, les « Milou » et les « Pluto » étaient légion. On ne saurait les dénombrer. Une vraie fourrière.
Voyons un peu du côté de Walid bey... Moi je l’ai déjà comparé à « Iznogood ». En plus sympathique toutefois, et qui gouaille l’ancienne majorité enrouée et la Syrie rouillée. « Obélix », c’est en plein dans le mille, le sieur Wia’m Wahhab, cette fois en moins sympathique. Quand il fustige ses adversaires, il utilise comme rempart son abdomen plutôt que son Dolmen (ou sa chaussure). « Lucky Luke », lui, me rappelle sans aucun doute Sleiman Frangié, qui a toujours la gâchette (verbale) facile. Quand à « Babar », il ressemble comme deux gouttes d’eau à Mohammad Raad. Un gros Babar (barvard) qui froufroute ça et là dès qu’il s’agit de faire le vide autour de la Dahieh. Et Saad Hariri n’a-t-il pas un faux air de « Gaston La Gaffe » en barbichu ? Je suis sûr qu’il finira par se faire jobarder dans... « Futurpolis ». Nabih Berry je le verrais bien en « Sherkane », toujours prêt à sortir ses griffes (signées), pour égratigner ceux qui s’attaquent à sa jungle législative et à ses félines prérogatives. Quant à Boutros Harb, il pourrait camper le rôle d’« Achille Talon », toujours bien plastronné avec en plus la langue amidonnée. Et Gilberte Zouein, ce n’est pas « Fantasia chez les Ploucs » par hasard ?
Les « Dupont Dupond », c’est à n’en pas douter. Farès Souhaid et Samir Frangié qui se répètent et répètent toujours la même chose. Deux itératifs patentés. Dory Chamoun, Carlos Eddé et Mansour el-Bone me font penser aux « Pieds Nickelés », en train de rôder en permanence dans les cazas boisés du Mont-Liban pour essayer de grapiller, voire chaparder des voix à Boulmich. Ah parlons-en de ce dernier : Michel Aoun c’est sans contexte, le « Buffalo Bill » de service. Il voit rouge et tire sur tout ce qui bouge. Nasser Kandil, il serait parfait dans le rôle de « Gédéon le Canard », qui cancane en lançant des pavés dans sa mare. Et Sethrida Geagea ?
Mais voyons c’est « Barbarella ». Elle vampe les médias sur un ton emphatique !
Notre Popeye national c’est Moustapha Allouche, exhibant ses biceps gonflés au forceps mais qui ressemblent beaucoup plus à de la pâte à modeler. Quid de Fatfat, Andraos, Zahra, Houri et Kabbara ? Tagada tagada voilà les « Dalton »... Les Schtroumpfs, eux, ce sont bien les députés du Futur. Tiens : ils sont bleus, quelle coïncidence ! Ziad Kadri, Sami et Nadim Gemayel ce sont « Pim Pam Poum » les Katzenjammer Kids qui font très « Bling Bling » ou trop « Pouet Pouet ». Alors que Marwan Charbel à peine arrivé est devenu par excellence le « Sapeur Camember » courant après les feux de bois provoqués par des pyromanes endurcis. Le « Savant Cosinus », moi je verrais bien en lui Sélim Hoss toujours à proposer des idées alchimistes. « Barbe Bleue » et « Barbe Rouge », c’est un peu Kadhafi et feu Ben Laden, ou vice versa. Le premier (qui tapisse sa tête d’un tissu d’ameublement) bombarde ses concitoyens avec ses renards du désert de... lubie et le second lâchait jadis de derrière les talus... bans ses chiens afghans sur les Américains qui jouent les gardes-chasses dans les montagnes de Kaboul.
Ah j’oubliais : Élias Murr s’est fait une nouvelle santé : il a publié récemment son quotidien al-Joumhouria, un peu à la manière du Journal de Toto.
Cependant, tous ces personnages légendaires (tu parles) font bande à part quand il s’agit de sauvegarder leurs privilèges. Ils gambergent de nouvelles stratégies pour mieux nous engoncer dans la chienlit. Heureusement, on a eu dans le temps « Le Prince Vaillant ». J’ai nommé le seul, l’unique Raymond Eddé. Et depuis plus rien, sinon... Mais quand même il y a encore « la Famille Fenouillard » c’est-à-dire, nous la majorité silencieuse, que dire aphone et atone, nous les « Pionniers de l’Espérance », qui subsistons bon gré, mal gré sur cette plate... bande qu’est le Liban. C’est vrai, je vous le concède : avec leur politique absurde, leurs attitudes caricaturales et leurs mimiques grotesques, ces chefs de bandes dessinées ou plutôt décimées nous ont rendus complètement fous. « Mais les fous, disait Nietszche, ce sont des gens, qui ont tout perdu... sauf leurs esprits. »
Nahi LAHOUD


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Très bonne idée que d'établir un parallèle entre la BD et notre politique intérieure. Amoureux de la BD franco-belge, et éddéiste de toujours, j'ai particulièrement apprécié que vous ayez consacré à Raymond Eddé le personnage de Prince Vaillant.
13 h 56, le 21 août 2011