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À La Une - Révolte

L'opposition resserre les rangs pour faire tomber Assad

Au moins 22 personnes tuées par les forces de sécurité aujourd'hui

Cette photo tirée d’une vidéo YouTube postée par des militants aujourd’hui montre des centaines d’opposants manifestant à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

L'opposition au régime de Bachar el-Assad a annoncé vendredi la constitution d'une coalition unifiant ses rangs. Baptisée « Instance générale de la révolution syrienne », la coalition a indiqué dans un communiqué que son objectif était de « resserrer » les rangs de l'opposition au plan politique et sur le terrain afin d' « aboutir à la chute du régime de Bachar el-Assad et à l’établissement d'un État démocratique, un État de droit et d'institutions garantissant la liberté, l'égalité de tous les citoyens et le respect des droits de l'Homme ». La « Syrian Revolution General Commission » (SRGC) est le fruit de la fusion de 44 groupes et comités de coordination qui animent depuis cinq mois la contestation en Syrie.

Parallèlement, la répression s'est poursuivie vendredi, les forces de sécurité tuant au moins 22 personnes, malgré les assurances données mercredi au secrétaire général de l'ONU par le président Bachar el-Assad sur la fin des opérations militaires. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH, basé à Londres), il y a eu 15 morts et 25 blessés dans des localités près de Deraa, berceau de la contestation : huit à Ghabagheb, dont deux enfants, cinq à Hirak, un à Ankhel et un homme de 72 ans tombé sous les balles à Naawa. En outre, un manifestant est mort à Harasta et un autre à Douma, dans la banlieue de Damas, selon des militants, et cinq autres ont été tués à Homs (centre), selon un militant sur place. De plus, deux manifestants blessés jeudi, l'un dans la banlieue de Damas et l'autre à Homs ont succombé vendredi. L'agence officielle syrienne Sana a pour sa part annoncé que des « hommes armés » avaient attaqué un poste de police à Ghabagheb, tuant un commissaire et blessant huit de ses hommes. Deux policiers aussi été tués et huit autres blessés à Harasta et à Ankhel, selon Sana.

 

En ce jour de grande prière, des milliers de personnes, galvanisées par les appels à la démission d'Assad lancés la veille par les États-Unis et l'Union européenne, sont encore descendues dans les rues. « Au revoir Bachar, rendez-vous à La Haye » (siège de la Cour Pénale International, ndlr), scandaient les manifestants à Homs, dans le centre du pays. « Le peuple veut l'exécution du président », criait la foule dans la province d'Idlib, dans le Nord. D’après les militants, un rassemblement à Homs a réuni 20 000 personnes alors que 10 000 personnes ont défilé à Qamichli et Amouda dans la région à majorité kurde du nord-est de la Syrie. Il était cependant impossible de confirmer ces informations de source indépendante, les autorités limitant fortement les possibilités de déplacement pour la presse.

« L'avenir de la Syrie doit être décidé par son peuple, mais le président Bachar el-Assad s'y oppose. Les appels au dialogue et aux réformes sont restés lettres mortes tandis qu'il emprisonne, torture et massacre son propre peuple », avait dit jeudi le chef de la Maison blanche. « Pour le bien du peuple syrien, le moment est venu pour le président Assad de démissionner », a-t-il ajouté. Le président Obama a également ordonné le gel des avoirs du gouvernement de Damas et interdit aux ressortissants américains d'avoir des relations commerciales et d'investir en Syrie. Les importations de pétrole syrien sont également interdites aux États-Unis. L'Union européenne a, de son côté, décidé hier d'allonger sa liste des personnalités et entités syriennes visées par ses sanctions et « envisage éventuellement un embargo des importations de pétrole syrien», a indiqué aujourd’hui un diplomate s'exprimant sous couvert de l'anonymat. En outre, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Portugal ont annoncé jeudi vouloir obtenir une résolution de l'ONU imposant des sanctions, en particulier un embargo sur les armes, un gel des avoirs syriens et une interdiction de voyage pour certains responsables.

 

Pas d'appel russe ou turc à un départ de Assad

La Russie a, de son côté, rejeté vendredi les appels à la démission d'Assad, estimant que le président syrien avait besoin de temps pour mettre en place les réformes promises. « Les Syriens ont indiqué de manière claire et sans équivoque qu'il fallait mettre fin aux violences. Cela s'applique aussi à l'opposition qui doit engager le dialogue avec les autorités et se séparer des extrémistes », a dit à l'agence de presse Interfax le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

Une source gouvernementale turque a également déclaré, sous le couvert de l'anonymat, qu’Ankara n'est pas encore prête à appeler au départ de Bachar el-Assad. « Avant tout, le peuple syrien doit dire à Assad de partir [...]. L'opposition syrienne n'est pas unie et nous n'avons pas encore entendu un appel collectif des Syriens disant à Assad de partir, comme en Égypte ou en Libye », a souligné ce responsable.

 

Indépendamment des débats sur les sanctions, une mission humanitaire de l'ONU doit se rendre en Syrie dans les prochains jours pour témoigner de la répression par Damas du mouvement de contestation, a annoncé jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a pour sa part rappelé qu'il n'avait pas compétence « à l'heure actuelle » pour enquêter sur des allégations de crimes contre l'humanité commis en Syrie, et qu’il faudrait pour cela une saisine par le Conseil de sécurité de l'ONU.

L'opposition au régime de Bachar el-Assad a annoncé vendredi la constitution d'une coalition unifiant ses rangs. Baptisée « Instance générale de la révolution syrienne », la coalition a indiqué dans un communiqué que son objectif était de « resserrer » les rangs de l'opposition au plan politique et sur le terrain afin d' « aboutir à la chute du régime de Bachar el-Assad et à l’établissement d'un État démocratique, un État de droit et d'institutions garantissant la liberté, l'égalité de tous les citoyens et le respect des droits de l'Homme ». La « Syrian Revolution General Commission » (SRGC) est le fruit de la fusion de 44 groupes et comités de coordination qui animent depuis cinq mois la contestation en Syrie.
Parallèlement, la répression s'est poursuivie vendredi, les forces de sécurité tuant au moins...
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Nouvelles en bref: Sondage effectué par un journal français ami de la Syrie; Le Monde (LOL) - près de 80% en Syrie soutiennent Assad et son plan de réformes - sur les 20% restants, plus de moitié s'oppose à Assad mais n'acceptent pas la violence armée des manifestant! les UE + EUA disent que Assad a perdu sa légitimité !?! A mon avis ils ont perdu la tête et le contrôle des nerfs et avec eux certains intervenants dans ce forum!

Ali FARHAT

03 h 44, le 20 août 2011

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Commentaires (5)

  • Nouvelles en bref: Sondage effectué par un journal français ami de la Syrie; Le Monde (LOL) - près de 80% en Syrie soutiennent Assad et son plan de réformes - sur les 20% restants, plus de moitié s'oppose à Assad mais n'acceptent pas la violence armée des manifestant! les UE + EUA disent que Assad a perdu sa légitimité !?! A mon avis ils ont perdu la tête et le contrôle des nerfs et avec eux certains intervenants dans ce forum!

    Ali FARHAT

    03 h 44, le 20 août 2011

  • L'occident n'est pas forcemment un modèle, je le reconnais!!! Churchill ne disait il pas" La democratie est le pire des systemes àl'exception de tous les autres!!" Maintenant citer la Russie comme un modéle...Je rigole doucement!!! Mr Jabbour, vous avez oublié....La Chine...et la Corée du Nord comme modèles!!! Cuba aussi peut ètre!!! Je vous laisse mediter la dessus!!! Il me semble cependant que vous avez recemment dit que vous passiez de bons moments en France sur la cote d'Azur, si je ne me trompe! Comme avant vous d'ailleurs le géneral Aoun!!! Pourquoi n'a t'il pas demandé l'asile à l'ambassade de russie??? ou d'Iran??? Mais je vous laisse avec ses contradictions....et les votres probablement!!!! Bonne soirée!!!

    Lambert Jean Michel

    16 h 01, le 19 août 2011

  • Alors là,André,tu me fais carrémment marrer...la Grande Russie,hein?le pays des serfs,puis du communisme,puis de la mafia omniprésente?La Russie a été grande grâce à son peuple fier et indomptable et EN DEPIT de ses dirigeants.Les autocrates quii gouvernent encore aujourd'hui la Russie ne valent pas beaucoup mieux que leurs prédecesseurs....Les Syriens ont indiqué....?Oui,certes,mais lesquels André,lesquels?Tu sais que j'avais mis beaucoup d'espoirs en Bachar el Assad,surtout après le départ des Syriens de CHEZ NOUS,qui n'était pas CHEZ EUX!Dommage qu'il ait loupé l'extraordinaire opportunité qui s'offrait à lui à ce moment là!Mais ériger la Russie en arbitre des élégances,franchement André....franchement...tu déconnes!Ceci étant dit,mon voeu le plus cher est aussi que la concorde règne de nouveau en Syrie...mais pas à n'importe quel prix,quand même.

    GEDEON Christian

    15 h 13, le 19 août 2011

  • Ici "AJABANA" bip.. bip.. (Agence Jabaliote Non-Autorisée) de pas loin de Paris : "notre" unique correspondant encore présent, nous envoie, et à défaut d'avoir une à "lui", une dépêche "russe ? ! !"

    VESPA-DABBOUR Maya

    14 h 06, le 19 août 2011

  • - -La grande RUSSIE , par la voix de son ministre des affaires étrangères , Monsieur Alexandre Loukachevitch , vient de donner une leçon de démocratie et de justice aux occidentaux , qui avaient fait de ces deux critères et valeurs , le socle et la base de leurs pays et de leurs constitutions , avec sa déclaration juste je le cite ; Les Syriens ont indiqué d'une façon claire et sans équivoque , qu'il fallait mettre fin aux violences . Cela s'applique aussi a l'opposition qui doit engager des négociations avec les autorités et se séparer des extrémistes .. . Je vous laisse apprécier et méditer la dessus .

    JABBOUR André

    12 h 21, le 19 août 2011

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