Ces conclusions se dégagent du troisième d’une série de sondages d’opinion réalisés à six mois d’intervalle, entre décembre 2009 et novembre 2010, un mois seulement avant que ne commence la vague de manifestations populaires pour le changement en Tunisie. Quatre cents Libanais issus du grand public ont ainsi été interrogés dans le cadre de ces sondages, lesquels font partie d’une enquête financée par l’UE visant à évaluer la manière dont l’UE est perçue dans les pays partenaires de la politique européenne de voisinage (PEV).
Le sondage révèle également que 71 % des Libanais estiment que leur pays et l’UE entretiennent de bons rapports de voisinage, un pourcentage identique à celui de l’année dernière. Autre constat intéressant, les Libanais sont de plus en plus nombreux à estimer que l’UE devrait jouer un plus grand rôle dans le domaine de l’enseignement : 76 %, contre 70 % en juin 2010 et 68 % en décembre 2009. Dans le même temps, les Libanais semblent avoir davantage confiance en leur avenir, puisqu’ils sont de moins en moins nombreux à citer la sécurité et la défense comme un défi majeur pour leur pays : 79 %, contre 82 % en juin 2010 et 90 % en décembre 2009.
Bonnes relations
Plus de trois quarts (74 %) des Libanais qualifient les relations UE-Liban d’assez bonnes ou de très bonnes, tandis que 13 % affirment le contraire. On remarquera toutefois que leur avis sur ces relations est moins positif qu’en décembre 2009 : ils sont en effet moins nombreux (-11 points de pourcentage) qu’en 2009 à qualifier ces relations de très bonnes.
De plus, le pourcentage des personnes interrogées qui pensent que le Liban a profité des politiques de l’UE a, lui aussi, légèrement diminué depuis décembre 2009 (-8 points de pourcentage), tandis qu’on observe une augmentation considérable du nombre de personnes qui pensent que leur pays n’a pas bénéficié de ces politiques (35 %, +17). La raison la plus souvent mise en avant par les Libanais interrogés est qu’ils ont l’impression que l’UE « ne s’est pas intéressée à notre situation » (40 % en novembre 2010, contre 54 % en juin 2010 mais 20 % en décembre 2009).
Implication de l’UE au Liban
Quatre Libanais sur cinq pensent que l’UE devrait jouer un plus grand rôle dans le développement économique de leur pays (80 %, contre 76 % en juin 2010, mais 84 % en décembre 2009), tandis que plus des trois quarts aimeraient que l’UE s’implique davantage dans le domaine de la politique extérieure et des affaires étrangères (77 %, contre 83 % en juin 2010, mais 69 % en décembre 2009). On note également une augmentation sensible du nombre de Libanais qui aimeraient voir l’UE jouer un rôle plus important dans l’enseignement (76 %, contre 70 % en juin 2010 et 68 % en décembre 2009) et le commerce (76 %, en novembre comme en juin 2010, contre 69 % en décembre 2009).
En revanche, on observe une diminution sensible du nombre de Libanais qui souhaitent voir l’UE s’impliquer davantage dans le processus démocratique (62 % en novembre 2010, contre 67 % en juin 2010 et 76 % en décembre 2009), et dans le domaine de la sécurité et de la défense (51 % en novembre 2010, contre 53 % en juin 2010 et 66 % en décembre 2009). En outre, tandis qu’en décembre 2009 la problématique des réfugiés/déplacés était le deuxième domaine dans lequel l’UE devrait s’impliquer davantage selon les Libanais, c’est de moins en moins le cas au fil des trois sondages (70 % en novembre 2010, contre 74 % en juin 2010 et 79 % en décembre 2009).
Connaissance de l’UE
À la fin des trois sondages, cinq affirmations sur l’UE au total ont été soumises aux personnes interrogées qui ont dû les identifier comme vraies ou fausses. Un nombre bien plus élevé de Libanais ont répondu correctement à trois affirmations en novembre 2010 qu’en décembre 2009 (28 % contre 13 %). En d’autres termes, le niveau objectif de connaissance semble avoir augmenté entre chaque sondage : 33 % des personnes ont ainsi correctement qualifié de fausse l’affirmation selon laquelle l’Union européenne comprend 25 États membres (contre 30 % en juin 2010 et 14 % en décembre 2009), tandis que 85 % des personnes interrogées, un pourcentage remarquable, savaient que l’UE avait son propre drapeau (contre 73 % en juin 2010 et 78 % en décembre 2009). En outre, 23 % ont répondu correctement à la question de l’euro (monnaie commune de tous les États membres, contre 13 % en juin 2010 et 16 % en décembre 2009).
À propos du projet
Ces résultats font partie du projet Oppol (Opinion Polling and Research), financé par l’UE au titre du programme régional d’information et de communication de l’IEVP 2007-2010. Les trois sondages d’opinion résument les résultats d’interviews menées au Liban auprès de 400 personnes issues du grand public.
Cette enquête visait à avoir une idée plus précise de la connaissance, de la compréhension et de la perception de l’Union européenne et du rôle qu’elle joue dans les pays partenaires. Ces sondages ont été réalisés dans les pays bénéficiaires de l’instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) – le principal mécanisme financier pour l’assistance aux pays partenaires de la politique européenne de voisinage et à la Russie.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Je voudrais donner les résultats de deux autres sondages : 1-100% des Libanais ont souri, pour raisons différentes, il est vrai, à cette manchette de L'Orient-Le Jour, 'Les droits de l'homme, principale valeur commune du Liban et de l'UE'. Tous ont pensé en effet au tout récent "fatwa" de leur général des généraux et de tout l'Orient, en défense du régime de Damas, et selon lequel "les droits de l'homme ne sont qu'un label commercial que l'Occident a inventée pour ses intérêts". 2-100% des Libanais souhaitent que l'UE ait le courage de s'engager dans un processus d'IMPOSITION de la paix à Israel et, comme premier pas, de reconnaître l'Etat palestinien dans les frontières de 1967. Cela étant donné que la paix entre Israel et la Palestine est la meilleure garantie de paix et de stabilité pour le Liban.
02 h 23, le 18 août 2011