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Nos lecteurs ont la parole

Électricité : des questions sans réponses

George SABAT
Comme d’habitude, les sujets économiques et politiques d’importance ne sont pas traités publiquement avec suffisamment de sérieux et de suivi. Serait-ce parce que l’opinion publique au Liban est jugée incapable de les comprendre et de les analyser ?
Prenons pour exemple le projet de loi sur le financement du projet de reforme de l’électricité. Il est étonnant que les médias se soient concentrés sur le montant qui a été requis pour ce projet et sur la personnalité du ministre en charge de son exécution plutôt que sur les détails et le calendrier d’exécution, ainsi que sur le mode de financement.
En d’autres termes, plutôt que de se pencher sur la seule envergure du projet qui doit être confié au ministre Gebran Bassil, les citoyens seraient en droit de demander, entre autres :
– Pour quel usage spécifique ces $1,2 milliard vont-ils être utilisés et quels sont tous les détails d’exécution de ce projet ?
– Comment le gouvernement entend-il se procurer une telle somme, étant entendu que nul parmi les citoyens n’ignore que les ressources présentes de l’administration ne sont pas suffisantes pour en assurer le financement ?
– Ce projet figure-t-il en tête des priorités nationales à ce moment précis et dépasse-t-il en importance certains autres, tels que le traitement des déchets ou la fourniture d’eau aux régions qui en manquent ?
– Quand donc ces projets électriques vont-ils être exécutés ? Quel est leur calendrier précis d’exécution ?
– Comment ces projets vont-ils être adjugés et sous quelle forme ? Sera-t-elle suffisamment transparente ?
– Quand est-ce que les effets de cet investissement vont-ils apparaître et quel va en être le résultat immédiat pour le citoyen en termes d’heures d’électricité supplémentaires ?
– Quelle proportion du projet total de réforme de l’électricité celui-ci représente-t-il et quand envisage-t-on d’exécuter le reste, étant entendu que le projet entier a été estimé à cinq milliards de dollars environ et doit porter sur cinq ans ?
– Quelles sont les régions qui vont en profiter et dans quelle proportion ?
– Quel va être l’effet de ces mesures pour l’industrie et pour le citoyen au Liban ?
– Le gouvernement entend-il publier toutes ces informations dans la presse officielle et dans les médias avant que le projet de loi ne soit voté, afin que le citoyen en ait pleine connaissance et puisse surveiller les décisions de ses représentants à la Chambre ?
Dans l’attente d’une réponse officielle et pleinement médiatisée à toutes ces questions, nous gardons dans nos cœurs l’espoir que le citoyen au Liban sera enfin jugé assez mûr pour les évaluer, les juger et en tirer les conclusions qui s’imposent plutôt que de réagir impulsivement tel qu’il l’a souvent fait par le passé.

George SABAT
Comme d’habitude, les sujets économiques et politiques d’importance ne sont pas traités publiquement avec suffisamment de sérieux et de suivi. Serait-ce parce que l’opinion publique au Liban est jugée incapable de les comprendre et de les analyser ? Prenons pour exemple le projet de loi sur le financement du projet de reforme de l’électricité. Il est étonnant que les médias se soient concentrés sur le montant qui a été requis pour ce projet et sur la personnalité du ministre en charge de son exécution plutôt que sur les détails et le calendrier d’exécution, ainsi que sur le mode de financement.En d’autres termes, plutôt que de se pencher sur la seule envergure du projet qui doit être confié au ministre Gebran Bassil, les citoyens seraient en droit de demander, entre autres : – Pour quel usage spécifique...
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