Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a confirmé et rendu public mercredi l'acte d'accusation contre les quatre membres du Hezbollah inculpés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri. "Le juge de la mise en état a ordonné que sa décision confirmant l'acte d'accusation relatif à l'attentat du 14 février 2005, ainsi que l'acte d'accusation lui-même, soient rendus publics", a indiqué le tribunal dans un communiqué. Selon le TSL, "le juge de la mise en état a estimé que le procureur avait présenté des éléments de preuve suffisants, de prime abord, pour que soit engagée la phase du procès". Le tribunal a précisé que sa décision "n'implique aucunement que les individus concernés sont coupables", mais "établit seulement que suffisamment d'éléments sont réunis pour qu'ils soient jugés".
Dans un communiqué séparé publié mercredi, le procureur du TSL Daniel Bellemare a dit accueillir "avec satisfaction" la décision du tribunal. "Cette ordonnance va enfin permettre au public et aux victimes de prendre connaissance des faits allégués figurant dans l'acte d'accusation et des crimes pour lesquels des poursuites ont été engagées contre les quatre accusés", a assuré M. Bellemare. Le procureur a ajouté que la divulgation apportait "de nombreuses réponses sur l'attentat", mais a prévenu que l'intégralité des faits ne serait "dévoilée que dans la salle d'audience où un procès public, équitable et transparent aboutira à un jugement définitif". Certains endroits du rapport comportant des noms ou encore des numéros de téléphones ont, en effet, été masqués.
Selon le bureau du procureur du TSL, "les enquêtes se poursuivent, de même que les préparatifs en vue du procès". Selon le bureau, l’acte d’accusation est assorti d'éléments de preuve représentant "plus de 20 000 pages".
Salim Ayyash, 47 ans, Moustafa Badreddine, 50 ans, Hussein Anaissi (écrit Oneissi dans le rapport), 37 ans, et Assad Sabra, 34 ans, tous membres du Hezbollah, sont soupçonnés d'être responsables de l'attentat à la camionnette piégée qui a provoqué la mort de Rafic Hariri et de 22 autres personnes à Beyrouth le 14 février 2005. Visés dans l'acte d'accusation déposé le 17 janvier par le procureur Bellemare et qui avait été partiellement confirmé en juin, les quatre hommes font l'objet de mandats d'arrêt émis par le TSL et d'une "notice rouge" émise par Interpol. Le 11 août, le président du TSL, Antonio Cassese, les avait invités dans une lettre ouverte à comparaître devant le tribunal, indiquant que "leur participation active (à la procédure) demeure la meilleure garantie d’un procès juste et équitable".
Selon des informations diffusées par les médias libanais, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, devrait parler dans la soirée.
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(sourire) Tous mes respects Mme Mikhael.
19 h 05, le 17 août 2011