« Le taux de croissance (hors secteur agricole) a été de 5,1 % au premier semestre de l’année en cours », a indiqué le ministre de l’Économie et des Finances Salaheddine Mezouar, lors d’une réunion du conseil du gouvernement consacrée aux perspectives économiques.
Le Maroc connaît depuis plusieurs années une croissance moyenne allant de 4 à 5 %. « La plupart des secteurs d’activité ont affiché une croissance positive, notamment les BTP qui ont connu cette année un rebond de croissance, ainsi que les secteurs exportateurs, notamment ceux les plus touchés par la crise mondiale de 2009 », a précisé lors d’une conférence de presse le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri.
Rendant compte de l’intervention du ministre des Finances, M. Naciri a précisé que les exportations marocaines ont progressé au premier semestre de 19,8 % par rapport à l’an dernier.
Évoquant l’élaboration de la loi de finances 2012, il a donné une estimation du taux de croissance « oscillant entre 4,7 et 5,2 % (5 à 5,5 % pour le secteur non agricole), basé sur un taux d’inflation de 2 % et un baril de pétrole de 100 dollars ».
Il a enfin souligné les efforts « exceptionnels » déployés par le gouvernement notamment en ce qui concerne les augmentations résultant du dialogue social et leur impact sur la masse salariale qui dépassera les 95 milliards de dirhams (86 milliards d’euros) en 2012, ainsi que les subventions aux produits de base de l’ordre de 40 milliards de dirhams (36 milliards d’euros) pour 2012.
Ces charges pèsent lourdement sur le déficit budgétaire qui devrait atteindre, voire dépasser les 5 % cette année contre un objectif de 3,5 % prévu.
Le Maroc connaît un chômage très élevé notamment parmi les jeunes, et le gouvernement a consenti cette année d’importantes augmentations salariales sur fond de grogne sociale.
Cet été, le tourisme notamment en provenance de la France semble également connaître une baisse sensible, probablement à cause du mois de jeûne du ramadan. Le tourisme est la principale source de devises du royaume avec les transferts de l’étranger et les ventes de phosphates.
(Source : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve