elles portent déjà un gilet bedaine et souvent un bijou dans leur nombril percé, un jean taille basse et son inséparable allié le string, du maquillage abondant et des chaussures à talon qui leur donnent un déhanchement provocant. Elles ont l’âge de jouer à l’adulte. L’ennui, c’est qu’elles y jouent pour vrai...
On assiste malheureusement à un retour en force des stéréotypes sexuels et à l’affirmation de la personnalité basée uniquement sur les apparences. Et tout ça se déroule dans l’indifférence générale.
La sexualisation précoce des jeunes filles transforme des enfants en petites femmes sexuées, et la différence entre les vêtements destinés à ces jeunes filles et ceux de la grande sœur n’est souvent qu’une question de taille.
Il y a peut-être une logique économique. Pour accaparer le marché, il faut attirer une clientèle de plus en plus jeune, et le principal message est simple : il faut charmer, plaire et séduire. Mais on oublie que c’est un message dangereux, à un âge où l’on n’a pas encore d’identité propre et où la pression à la conformité est grande. Vous me direz : toutes les modes procèdent de la sorte. D’accord, mais ce qui est différent ici, c’est le très jeune âge du groupe cible et sa vulnérabilité. Un autre effet pervers de cette mode est que les jeunes filles misent sur l’apparence physique pour être valorisées, pour s’affirmer, ce qui crée une forme de dépendance envers une image. La sexualité est affichée comme un contre-pouvoir féminin, une sorte de « Girl power ». La formation identitaire de la jeune fille est axée sur la sexualisation précoce de ses rapports avec les garçons, d’où réduction de leur potentiel parce que le paraître est un pouvoir limite et éphémère.
De grâce, marquons les âges de l’enfance, opposons-nous au laxisme ambiant tout en acceptant le conflit. Autant de façons simples mais formidablement efficaces d’aider ces enfants à se structurer mentalement et à se sentir bien dans leur peau. Car à trop vouloir brûler les étapes, on finit par se brûler soi-même, et à chaque âge suffit sa peine.
Ralda KARAM


Ma chère Ralda, le problème de ces jeunes filles ne vient-il pas de l'éducation de leurs parents?? La société libanais essaye de copier l'occident.... qui vit un fléau de problème de drogue, d'alcohol, de sexe libertin, etc...... Le problème c'est que l'occident, aujourd'hui, essaye de faire marche arrière.... chose que le Liban n'a pas capté au vol.... Les parents, les parents.... Si la maman passe son temps chez leu coiffeur et au salon de beauté, abandonnant ses enfants à la srilankaise ou la philipinnaise( avec tous mes respects pour ces filles), si la maman libanaise ne veut même pas se baigner avec son enfant dans la pisicine, et elle va à la mer pour fumer sa arguilé en maillot au bord de l'eau pendant que la srilankaise, habillée, garde l'enfant au bord de la mème pisicne.... Qu'attendez-vous de ces jeunes filles qui ont l'âge de jouer à la poupée mais qui se prennent pour des babydoll sexuelles?????
01 h 35, le 16 août 2011