Le très fragile gouvernement somalien a offert hier une amnistie aux insurgés islamistes shebab restés à Mogadiscio, à condition qu’ils se rendent de leur plein gré et renoncent à la violence. Les shebab, qui contrôlent toujours la majeure partie du sud et du centre de la Somalie, ont juré la perte du gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmad, soutenu par la communauté internationale. Évoquant un changement tactique, ils ont abandonné la plupart de leurs positions stratégiques dans la capitale samedi à l’aube au cours d’un retrait soigneusement préparé. Ils contrôlaient alors environ 50 % de la ville et étaient estimés à plusieurs milliers. Organisations humanitaires et régionales tentent depuis d’évaluer l’impact du retrait shebab sur l’accès à l’aide humanitaire dans Mogadiscio. « Les extrémistes ont fait obstacle à l’acheminement de nourriture pour les Somaliens affamés et cela (le retrait) a augmenté les chances de venir en aide à beaucoup plus de gens », estimait lundi soir dans un communiqué le représentant spécial de l’UA pour la Somalie, Boubacar Gaoussou Diarra. M. Diarra a toutefois mis en garde les habitants désireux de réintégrer leurs foyers dans les ex-zones shebab du risque « élevé » d’engins explosifs dissimulés sur le bord des routes et de la présence de « poches de combattants extrémistes ». Dans ce contexte, la force de l’Union africaine en Somalie a réclamé hier le déploiement rapide de 3 000 hommes supplémentaires d’urgence, en plus des 9 000 actuellement présents dans le pays, pour sécuriser les quartiers de Mogadiscio. Un diplomate occidental estime que le retrait des insurgés a pris au dépourvu le gouvernement ainsi que les forces de maintien de la paix. Selon lui, le retour des miliciens islamistes à Mogadiscio n’est qu’une question de temps. « Si le gouvernement de transition va trop loin et essaie d’asseoir son autorité en profitant du vide laissé par les rebelles, il risque de provoquer une très forte réaction des clans et des comités locaux auxquels il n’est jamais venu en aide », estime J Peter Pham, directeur du groupe de réflexion Atlantic Council. (Source : agences)
Le très fragile gouvernement somalien a offert hier une amnistie aux insurgés islamistes shebab restés à Mogadiscio, à condition qu’ils se rendent de leur plein gré et renoncent à la violence. Les shebab, qui contrôlent toujours la majeure partie du sud et du centre de la Somalie, ont juré la perte du gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmad, soutenu par la communauté internationale. Évoquant un changement tactique, ils ont abandonné la plupart de leurs positions stratégiques dans la capitale samedi à l’aube au cours d’un retrait soigneusement préparé. Ils contrôlaient alors environ 50 % de la ville et étaient estimés à plusieurs milliers.Organisations humanitaires et régionales tentent depuis d’évaluer l’impact du retrait shebab sur l’accès à l’aide humanitaire dans Mogadiscio. « Les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.