Dans un discours prononcé à l’occasion d’un iftar organisé à Saïda, M. Siniora a évoqué les derniers développements intervenus sur le double plan local et régional, soulignant plus particulièrement que « nul ne saurait arrêter l’élan du printemps enclenché dans le monde arabe ». « Ce printemps arabe aura inéluctablement des retombées et un impact sur nous », a déclaré M. Siniora qui a ajouté, en ce qui concerne la situation en Syrie : « Nous ne voulons pas nous immiscer dans les développements qui se produisent en Syrie. Mais nous ne pouvons pas être insensibles, au plan humain, face à l’effusion de sang et aux victimes qui tombent » (du fait de la répression sanglante exercée par le pouvoir baassiste).
« Ce à quoi nous assistons aujourd’hui illustre le fait qu’il ne saurait y avoir de retour en arrière, a déclaré le chef du bloc du Futur. Il y a quelques mois, nous avions la conviction que la situation qui prévalait à l’époque ne pouvait pas évoluer ou être modifiée. Mais il apparaît aujourd’hui que cette situation est en voie de changement. Il est clair aujourd’hui que l’élan du printemps enclenché dans le monde arabe ne peut pas être stoppé. Nous devons donc nous préparer à suivre cette évolution afin de nous adapter aux impératifs et aux retombées de ce changement. »
Après avoir relevé que la situation qui prévaut actuellement dans la région marque « le début d’une nouvelle phase de changement, mais qui représente cette fois-ci une révolution qui part de la base en direction du sommet », M. Siniora a déclaré : « Ce qui se produit dans le monde arabe marque le coup d’envoi du processus de changement auquel aspire la jeunesse arabe au niveau du renforcement de la démocratie et des libertés et du rétablissement de la dignité bafouée. Nul ne saurait remettre en cause l’élan d’un tel processus. »
Abordant ensuite la conjoncture sur la scène locale, le chef du bloc du Futur a déclaré : « Le gouvernement est présent en apparence, mais dans la pratique et au niveau de l’influence sur le cours des événements, il est absent. Il est responsable vis-à-vis de la population et devant le Parlement, mais dans la pratique, il est soumis aux forces qui l’ont mis en place, en l’occurrence, il est sous le contrôle du pouvoir des armes et du parti des blousons noirs (allusion au Hezbollah). Les développements des derniers jours apportent la preuve qu’un contrôle militaire et sécuritaire est exercé par le parti des armes et des miliciens » (sur le gouvernement).
Et M. Siniora d’ajouter : « Le gouvernement actuel ressemble aux personnages du musée de cire qui sont inertes et qui n’ont aucun impact ou aucune influence. Il est soumis au parti des armes (le Hezbollah), de sorte qu’il paraît avoir été façonné sur mesure pour être placé dans le réfrigérateur d’un faux centrisme. Ce gouvernement semble vivre dans un autre monde. Des manifestants pacifiques sont tabassés dans la rue sous les yeux des forces sécuritaires, et le gouvernement et les responsables ne se sentent pas concernés et restent passifs face à de telles exactions. Des explosions se produisent ici et là sans qu’on sache ce qui s’est passé et sans que quelqu’un prenne la peine d’expliquer aux citoyens ce qui s’est produit. Des citoyens sont agressés dans plusieurs villages du Sud sans que personne ne vole à leur secours ou que la justice se saisisse de l’affaire. »
En conclusion, M. Siniora a affirmé que « les hommes libres de ce pays ne reculeront pas dans leur lutte contre le coup d’État (du Hezbollah) et contre le pouvoir du fait accompli ».


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A Dieu ne plaise Monsieur ! Je doute que la guerre soit aux portes de la ville car les Libanais ne sont plus dupes ils ont vaincu la guerre et savent très bien que les conséquences, d'une nouvelle guerre fratricide au Liban , seront suicidaires et anéantissantes. Les libanais de 1975 ne sont pas les mêmes que ceux de 2011 sûrement pas, les libanais ont mûri de leurs propres souffrances. J'espère ne pas me tromper et qu'ils ne seront pas pris au piège. Merci Monsieur. Maris Jose Malha.
16 h 43, le 08 août 2011