Rechercher
Rechercher

Liban

Abadi s’en prend au « complot américano-israélien » contre Damas

L’ambassadeur d’Iran, Mohammad Rokn Abadi, s’est défendu hier d’adopter une politique des « deux poids, deux mesures » par rapport aux intifadas arabes, soutenant à la fois « les revendications du peuple syrien » et condamnant « la violence, le meurtre et les tentatives de semer la discorde sectaire » de la part des protestataires, dans le cadre d’un « complot international » contre Damas.
M. Abadi, qui s’exprimait dans le cadre d’un débat organisé par la Fondation Issam Farès, en présence également du directeur de la Fondation, l’ambassadeur Abdallah Bou Habib, a estimé que « les révoltes arabes ont surtout constitué une défaite pour les États-Unis, après la chute de leurs alliés, notamment en Égypte ». « Ces révoltes ont donc été à l’avantage de l’axe hostile à Israël et son allié, les États-Unis », a-t-il poursuivi, soulignant que « l’Iran n’a pas de double standard concernant sa position par rapport à ces intifadas ».
« Quelle que soit l’ampleur des changements dans les pays arabes, il est impossible qu’un de ces nouveaux pouvoirs retourne aux vieilles politiques de suivisme à l’égard d’Israël », ce qui « ouvre la voie à une coopération à l’avenir entre l’Iran et ces nouveaux pouvoirs ». « Washington tente de revenir et d’influer sur la politique des nouveaux gouvernements, et d’être un partenaire dans la prise de décision », a ajouté M. Abadi.
Concernant la situation en Syrie, l’ambassadeur d’Iran a affirmé que son pays « soutient les revendications justes du peuple syrien en faveur des réformes, et le président Bachar el-Assad a annoncé une série de réformes radicales ». « La réforme que le peuple syrien revendique est une chose, et les actes de destruction qui cherchent à susciter la discorde sectaire, la violence armée et le meurtre en est une autre », a noté M. Abadi. « Le recours de certaines parties à la violence est dû au fait qu’elles souffrent d’un déficit de soutien populaire », a-t-il estimé. « Il existe des ingérences internationales et des complots qui visent à soumettre Damas à la volonté de l’administration américaine et du pouvoir israélien, à l’éloigner de tout soutien à la résistance au Liban et en Palestine, et à faire échec à son rôle stratégique au sein du front du refus », a indiqué Mohammad Rokn Abadi, pour qui « la Syrie sortira renforcée de cette crise ».
L’ambassadeur d’Iran a par ailleurs estimé que les « souhaits » de voir la Turquie faire contrepoids à son pays dans la région « sont irréalistes et faux ». « La Turquie ne s’est jamais placée dans une position de rivalité avec l’Iran », a-t-il dit, évoquant des relations bilatérales « stratégiques à tous les niveaux ». « La Turquie construit sa politique dans la région sur le fait qu’il n’existe aucun problème. Téhéran, lui, considère qu’Israël est l’ennemi. C’est pourquoi il ne peut y avoir de rivalité entre les deux pays », a-t-il expliqué.
Selon M. Abadi, « l’Iran ne souhaite imposer aucun modèle de pouvoir aux pays de la région ». « L’expérience du wilayet el-faqih est bonne pour tous ceux qui veulent l’étudier et en profiter au niveau des relations entre l’autorité de référence religieuse et l’autorité politique dans le cadre de la gestion du pouvoir dans un pays islamique », a-t-il conclu.
L’ambassadeur d’Iran, Mohammad Rokn Abadi, s’est défendu hier d’adopter une politique des « deux poids, deux mesures » par rapport aux intifadas arabes, soutenant à la fois « les revendications du peuple syrien » et condamnant « la violence, le meurtre et les tentatives de semer la discorde sectaire » de la part des protestataires, dans le cadre d’un « complot international » contre Damas.M. Abadi, qui s’exprimait dans le cadre d’un débat organisé par la Fondation Issam Farès, en présence également du directeur de la Fondation, l’ambassadeur Abdallah Bou Habib, a estimé que « les révoltes arabes ont surtout constitué une défaite pour les États-Unis, après la chute de leurs alliés, notamment en Égypte ». « Ces révoltes ont donc été à l’avantage de l’axe hostile à Israël et son...
commentaires (1)

« la Syrie sortira renforcée de cette crise ».oui elle sortira plus digne, mais pas tout à fait tel qu'il l'imagine, son raisonnement c'est que les changements Arabes sont en défaveur d'Israel OUI! et en faveur d'Iran ! PAS CERTAIN. pour l'Irak à majorité Chiite OUI! mais pour la Syrie, elle est ennemi d'Israel et le restera après Assad, cette équation n'est pas forcement une suite logique pour que la Syrie de demain reste amie avec l'Iran, et c'est même assez peut probable vu qu'elle est à majorité sunnite, et dans ces changements si l'Arabie change, elle fera partie d'un bloc sunnite mais pas chiite qui regroupera tous les pays Arabes à Part l'Irak et que dieu nous garde pour pas que le Liban soit dedans....

Michel Hitti

10 h 36, le 06 août 2011

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • « la Syrie sortira renforcée de cette crise ».oui elle sortira plus digne, mais pas tout à fait tel qu'il l'imagine, son raisonnement c'est que les changements Arabes sont en défaveur d'Israel OUI! et en faveur d'Iran ! PAS CERTAIN. pour l'Irak à majorité Chiite OUI! mais pour la Syrie, elle est ennemi d'Israel et le restera après Assad, cette équation n'est pas forcement une suite logique pour que la Syrie de demain reste amie avec l'Iran, et c'est même assez peut probable vu qu'elle est à majorité sunnite, et dans ces changements si l'Arabie change, elle fera partie d'un bloc sunnite mais pas chiite qui regroupera tous les pays Arabes à Part l'Irak et que dieu nous garde pour pas que le Liban soit dedans....

    Michel Hitti

    10 h 36, le 06 août 2011

Retour en haut