D’après le patron du groupe de services, ce nouveau plan s’impose car « nos résultats augmentent moins vite que notre chiffre d’affaires », à cause « de la pression que nous connaissons sur le prix de nos services depuis maintenant quelques mois ».
Veolia a quatre activités : l’eau (distribution d’eau potable, traitement des eaux usées), les déchets (collecte, recyclage), les services énergétiques avec Dalkia, une coentreprise avec EDF, et le transport public (bus, tramway, etc.).
La crise économique a « conduit nos clients industriels à chercher un maximum d’économies en faisant jouer la concurrence au maximum et en diminuant les prestations qu’elles nous sous-traitaient au strict minimum », a détaillé M. Frérot.
Autres clients de Veolia, les collectivités locales, dont les budgets sont de plus en plus serrés, « essaient de faire pression fortement sur les prix et si elles n’y arrivent pas, elles ne passent pas commande », menaçant de plus en plus de faire repasser la gestion de leurs services en régie publique.
Avec son plan baptisé « Convergence », Veolia veut concentrer en 2013 ses activités « sur moins de 40 pays contre 77 actuellement » et se désengager de certains métiers dans des zones où leur position n’est pas assez forte.
Le groupe n’a pas donné la liste exhaustive des activités – de petite taille pour la plupart – qui seront cédées ou arrêtées. Le transport au Maroc, la propreté en Égypte et les services maritimes aux États-Unis et en Europe du Sud ont d’ores et déjà été pointés.
Par ailleurs, outre les 250 millions d’euros d’économies annuelles déjà prévues, la société veut réduire davantage ses coûts avec « au moins 150 millions d’euros d’effet positif attendu sur le résultat opérationnel 2013 et 250 à 300 millions en 2015 ».
Cela passera notamment par la suppression d’un échelon hiérarchique dans le groupe ou l’internationalisation d’activités sous-traitées. Veolia détaillera les différentes sources d’économies lors d’une journée d’investisseurs début décembre.
Interrogé, M. Frérot a dit qu’il était encore trop tôt pour chiffrer les conséquences sociales du plan, mais a évoqué la mise en place de plan de départs volontaires. En Italie, un des pays où Veolia est en difficulté, des baisses d’effectifs sont déjà engagées.
Les annonces du groupe ont été très mal accueillies à la Bourse de Paris où, dans un marché stable, l’action Veolia cédait 7,83 % à 13,18 euros à 11h20. Le titre avait déjà chuté de presque 19 % depuis vendredi après avoir lancé un avertissement sur ses résultats 2011.
Après une perte nette semestrielle de 67,2 millions d’euros et un chiffre d’affaires en hausse de 15,5 % à 16,3 milliards d’euros, Veolia compte désormais sur un résultat opérationnel récurrent « en léger retrait » par rapport à 2010.
Le discours de Veolia contrastait avec celui tenu mercredi par son concurrent Suez Environnement.
En confirmant ses objectifs et publiant des performances opérationnelles en hausse pour le semestre, Jean-Louis Chaussade, le directeur général de Suez, s’est dit « confiant dans le potentiel de croissance future du groupe et dans sa capacité à améliorer sa rentabilité ».
Quand, interrogé par Le Figaro sur les différences entre Suez et Veolia, M. Chaussade met en avant sa prudence en matière d’acquisitions et de contrats, M. Frérot a, lui, évoqué, lors d’une conférence de presse, « des différences liées aux géographies où nous sommes présents et eux pas ou inversement ».
©AFP


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef