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Nos lecteurs ont la parole

Ibrahim Maalouf, une étoile qui monte

Par Joseph W. ZOGHBI
Le cadre de la cour interne du palais de l’émir Béchir II le Grand est magnifique. Cette architecture libanaise fascinante ajoute du charme à la merveilleuse performance d’Ibrahim Maalouf. Ce jeune, fougueux et talentueux Libano-Français était épatant tant par sa prestation que par sa présence sur scène. La trompette entre ses mains n’est plus un instrument de musique, mais une partie de lui-même. Il respire, il vit et il transmet une musique interprétée d’une manière encore inédite. La trompette n’a jamais été un instrument adapté à la musique oriental ; elle a été adaptée par son père, musicien lui aussi, pour les quarts de ton. Et maintenant, entre ses mains, elle devient un instrument incontournable de la musique orientale. Il a rendu le jazz global avec l’entrée par la grande porte d’un jazz oriental marié au jazz occidental. Sa musique est exceptionnelle et on peut dire sans se tromper qu’il est en train de créer une nouvelle école avec cet instrument. Il fallait cette double culture française et libanaise pour arriver à un si brillant résultat.
Il n’y a pas que la musique qu’Ibrahim Maalouf nous livre translucide et fluide ; avec lui, nous avons droit aussi à une présence sur scène simple et attachante. Cette symbiose entre le public et lui est le résultat d’un talent musical conjugué à une réelle volonté de communiquer et d’animer. Animer le cœur du public et le faire participer à la fête.
À Beiteddine, Beyrouth, Montreux, Paris, New York ou Montréal, c’est le même élan qui se produit dans les salles. Peut-être un peu plus sentimental au Liban car le public est imprégné des deux cultures, orientale et occidentale. Mais ailleurs, c’est un ambassadeur qui donne à voir un visage humain du Liban, doublé du talent du Libanais auquel on a donné la chance de pouvoir faire exploser son talent loin du lavage quotidien de cerveau dans les méandres d’un discours politique de bas d’échelle.
Nous sommes certains qu’il nous épatera encore plus dans l’avenir.
Nous souhaitons vivement que les nombreux Ibrahim Maalouf libanais puissent un jour avoir leur chance dans ce pays si le gouvernement donne enfin les moyens à la culture et aux arts de se développer en créant les structures adéquates, conservatoires, opéras, subventions, etc.
Nous en sommes encore loin, hélas !
Le cadre de la cour interne du palais de l’émir Béchir II le Grand est magnifique. Cette architecture libanaise fascinante ajoute du charme à la merveilleuse performance d’Ibrahim Maalouf. Ce jeune, fougueux et talentueux Libano-Français était épatant tant par sa prestation que par sa présence sur scène. La trompette entre ses mains n’est plus un instrument de musique, mais une partie de lui-même. Il respire, il vit et il transmet une musique interprétée d’une manière encore inédite. La trompette n’a jamais été un instrument adapté à la musique oriental ; elle a été adaptée par son père, musicien lui aussi, pour les quarts de ton. Et maintenant, entre ses mains, elle devient un instrument incontournable de la musique orientale. Il a rendu le jazz global avec l’entrée par la grande porte d’un jazz...
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