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Cinema- - À L’Affiche

La « vita » est-elle toujours « bella » ?

Louise Bourgoin: de la météo sur Canal+ aux aventures d’Adèle Blanc-Sec. (DR)

Adèle Blanc-Sec,
de Luc Besson

Avec Louise Bourgoin.
Qui ne connaît pas Adèle Blanc-Sec, célèbre héroïne française créée par le dessinateur Jacques Tardi à la fin des années 70? Un personnage certainement moins populaire qu’Astérix ou Lucky Luke, mais qui possède quand même des fan clubs partout dans le monde. Luc Besson s’est intéressé à ce personnage et a voulu très vite concrétiser le projet de film. Le génial cinéaste va allier fantastique, aventures et humour, et réussir l’enjeu en faisant voyager le spectateur, au début des années 1910, de l’Égypte à Paris et vice versa. Luc Besson signe un scénario aussi vif que divertissant, tout en prenant le risque d’adapter (principalement) deux albums en un seul long-métrage. En effet, journaliste de profession, Adèle Blanc-Sec n’a désormais qu’un seul objectif: aider sa sœur aînée à sortir du coma. Après avoir consulté les plus grands médecins, elle décide finalement de partir pour l’Égypte à la recherche d’une célèbre momie qu’elle compte bien ressusciter, et ce, afin d’avoir recours à ses immenses pouvoirs.
Luc Besson, revenu de ses films d’animation, signe là un long-métrage palpitant au dialogue vif. On est tout de suite entraîné dans un univers décalé, et Louise Bourgoin offre une prestation unique qui vaut le détour. Espérons qu’il y aura une suite à cette saga.

Grand Cinemas ABC/Concorde/
Las Salinas/
Saïda Mall

Biutiful,
d’Alejandro
Gonzalez Inarritu

Avec Javier Bardem
et Maricel Alvarez.
Contrairement au titre (on devait s’y attendre quand même), la vie n’est pas aussi «biutiful» qu’on ne le croit pour Uxbal (Javier Bardem) qui vit à Barcelone dans un quartier périphérique où coexistent hispanophones, immigrés asiatiques et africains (loin de l’image d’une station touristique). Ce quadragénaire, qui élève ses deux enfants dans un petit appartement minable, a un frère aussi minable, puisqu’il entretient une relation avec sa femme qui est bipolaire. Par ailleurs, Uxbal arrondit ses fins de mois en communiquant aux familles en deuil les messages de leurs défunts, mais il tire l’essentiel de ses revenus du trafic de main-d’œuvre et de produits de contrefaçon. Trop de problèmes à la fois. Et la cerise sur le gâteau, c’est lorsque Uxbal apprend qu’il est en phase terminale d’un cancer de la prostate.
Pour ce quatrième long-métrage, Inarritu n’a pas fait dans la dentelle. Seul scénariste à bord (ses précédents films avaient été écrits par Guillermo Arriaga), il offre à voir un film noir sur le thème central de l’agonie d’un homme misérable.
Ce qui est vraiment beau dans ce film, ce n’est pas l’atmosphère glauque, dure et souvent trop surchargée par tous les maux du monde. Ce ne sont certainement pas, bien qu’admirables, les paysages urbains dont la laideur est transfigurée en grandeur par le chef opérateur Rodrigo Prieto et par la musique de Gustavo Santaolalla. Ce qui est beau, c’est indéniablement cet acteur génial qu’est Javier Bardem qui porte sur ses épaules une œuvre, certes humaniste, mais torturée. Ce comédien donne à son caractère une dimension énorme, digne des grandes pièces de théâtre tragiques, ce qui lui a valu le prix d’interprétation au Festival de Cannes en mai 2010. À voir tout en se préparant à sortir déprimé de la salle.

Planète Abraj
Adèle Blanc-Sec, de Luc Besson Avec Louise Bourgoin.Qui ne connaît pas Adèle Blanc-Sec, célèbre héroïne française créée par le dessinateur Jacques Tardi à la fin des années 70? Un personnage certainement moins populaire qu’Astérix ou Lucky Luke, mais qui possède quand même des fan clubs partout dans le monde. Luc Besson s’est intéressé à ce personnage et a voulu très vite concrétiser le projet de film. Le génial cinéaste va allier fantastique, aventures et humour, et réussir l’enjeu en faisant voyager le spectateur, au début des années 1910, de l’Égypte à Paris et vice versa. Luc Besson signe un scénario aussi vif que divertissant, tout en prenant le risque d’adapter (principalement) deux albums en un seul long-métrage. En effet, journaliste de profession, Adèle Blanc-Sec n’a désormais qu’un...
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