Il convient toutefois de préciser que le nombre global de ventes immobilières au premier semestre de 2011 reste plus élevé que celui enregistré au cours des sept dernières années, à l’exception de 2010 (voir graphe).
Les ventes aux étrangers en nette baisse
Les ventes immobilières aux étrangers, qui comptent pour plus d’un tiers du total, se sont contractées de 32,5 % fin juin en comparaison avec la même période de 2010.
Le recul de la demande immobilière au Liban a été accompagné d’un déclin de la valeur des ventes au cours de la même période. Celle-ci s’est élevée à 3,85 milliards de dollars au cours des six premiers mois de 2011, ce qui représente une baisse de 18,3 % en comparaison avec fin juin 2010. La valeur moyenne par vente a toutefois augmenté de 0,4 % à 103 000 dollars, révélant une résistance à la baisse des prix.
Rappelons à cet égard que Bank Audi avait récemment souligné, dans un rapport sur le secteur immobilier au Liban, qu’en dépit des changements de l’activité du marché libanais, les prix des appartements se sont maintenus sans fluctuations majeures, attribuant cette résistance à la baisse à la pénurie de terrains dans le pays, mais également à la structure de la demande et de l’offre.
En effet, selon Bank Audi, les prix devraient se maintenir à leur niveau actuel jusqu’à ce que le stock découlant des projets lancés il y a environ trois ans soit épuisé et que les petits logements construits récemment soient totalement écoulés sur le marché.
Le nombre de
permis de construire
en hausse
Contrastant avec la baisse des ventes, l’activité de construction a poursuivi sa reprise, entamée en avril, après avoir enregistré un net recul en mars.
Selon les chiffres des ordres des ingénieurs de Beyrouth et de Tripoli, la surface couverte par les permis de construire octroyés en juin a en effet atteint 1 781 038 mètres carrés, en hausse de 9,1 % en comparaison avec le même mois de l’an dernier.
Sur les six premiers mois de l’année, la surface totale correspondant aux permis de construire a progressé de 4,6 %. Cette croissance est relativement faible comparé à celle enregistrée au cours des six premiers mois de 2010 (+ 34,1 %), mais elle reste néanmoins importante, vu le contexte général.
En termes de répartition géographique, le Mont-Liban a accaparé le plus grand nombre de permis fin juin, avec 51,1 % du total de permis octroyés. Ont suivi le Liban-Sud (16,5 %), le Liban-Nord (16,3 %), Beyrouth (8,8 %) et la Békaa (7,3 %).
Enfin, rappelons que les livraisons de ciment – autre indicateur de l’activité de construction – ont reculé de 0,7 % au cours des cinq premiers mois de 2011 en comparaison avec la même période de 2010, selon les chiffres communiqués par la Banque du Liban (BDL). Elles ont ainsi totalisé 2,1 millions de tonnes.
Pour le seul mois de mai, elles ont progressé de 8,2 % sur un an.

