Réuni sous l’égide de l’ancien président de la République Amine Gemayel, le bureau politique Kataëb a affirmé « être toujours de ceux qui réclament et encouragent tout dialogue entre les composantes de la nation ».
« Le dialogue que le parti envisage est celui qui est constructif et vise à atteindre des objectifs. Quant au dialogue que certains recherchent, il se résume à une rencontre destinée à consacrer le fait accompli dans le pays, avec le soutien de la logique des armes non légales », estime le bureau politique.
Pour lui, une telle rencontre « mènerait à des résultats contraires, de nature à aggraver la crise actuelle, surtout en l’absence d’un ordre du jour clair posant les problèmes loin des positions dogmatiques et idéologiques rigides auxquelles restent attachées certaines parties ».
« Les parties concernées, ajoute le bureau politique, devraient rechercher des solutions permettant de déboucher sur des résultats palpables, pratiques et dont l’application serait garantie, contrairement à ce qui s’était passé lors des précédentes réunions de dialogue. »
De son côté, le leader du PNL, le député Dory Chamoun, s’est interrogé sur le point de savoir si le dialogue pouvait encore être utile « puisque (le 8 Mars) n’a rien respecté des accords conclus dans le passé ».
« C’était un mensonge », a ajouté M. Chamoun, se disant également froid pour ce qui est des réunions interchrétiennes à Bkerké.
Ammar Houry, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, a pour sa part critiqué l’appel lancé par le président de la Chambre, Nabih Berry, pour un dialogue au cours duquel il serait procédé à l’examen des modalités d’application des résolutions adoptées précédemment.
« C’est étrange, car cela signifie que nous avons besoin d’un dialogue pour mettre en œuvre ce dont nous étions déjà convenus lors d’un dialogue précédent, a noté M. Houry. En d’autres termes, les accords précédents n’ont pas de valeur, et ce que nous nous sommes tous engagés à respecter, certains voudraient le reconsidérer », a-t-il dit.
« Une responsabilité claire incombe au gouvernement de mettre en application ce qui avait été convenu », a ajouté le député, rappelant que M. Berry avait lui-même établi l’ordre du jour de la conférence de dialogue de 2006. « Nous avions conclu des accords sur tous les points de cet ordre du jour à l’exception unique de celui portant sur les armes du Hezbollah et rien n’a changé à ce sujet », a-t-il dit.
Son collègue Ahmad Fatfat a estimé que le retour à la table de dialogue est « un grand mensonge » dans la mesure où « les responsables du Hezbollah ont affirmé qu’il ne saurait être question d’y débattre de la question des armes ».
« Il faudrait d’abord commencer par appliquer les résolutions adoptées précédemment, concernant les armes palestiniennes, le tribunal international et le tracé de la frontière avec la Syrie », a-t-il souligné.
Relevant que le président de la Chambre « feint d’oublier que le parrainage arabe est nécessaire pour la mise en œuvre des résolutions » et que ce parrainage avait fait l’objet d’un accord entre toutes les parties, M. Fatfat a fait valoir en conclusion que « ce n’est pas le 14 Mars qui pose des conditions pour une reprise du dialogue ».
Joseph Maalouf, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises, a tenu le même raisonnement, estimant que « si quelqu’un entrave le dialogue, c’est bien le camp du 8 Mars ».
« Si nous voulons être sérieux, il faut parler de la stratégie défensive et des armes hors du giron de l’État. Mais si nous voulons revenir aux questions qui ont déjà fait l’objet d’un accord, cela signifie que ce dialogue-là n’est pas sérieux », a dit M. Maalouf.
Moukheiber plus « quatorze-marsiste » que nature
Signalons enfin que le député Ghassan Moukheiber, bien qu’étant membre du bloc du Changement et de la Réforme, a adopté au sujet du dialogue une position tout à fait similaire à celle du 14 Mars et en totale contradiction avec celle de son camp et du chef de son bloc.
M. Moukheiber a d’abord souligné que « les résolutions adoptées précédemment à la table de dialogue doivent êtres mises en œuvre par le Conseil des ministres » et qu’il « n’est pas utile de revenir sur ces résolutions, notamment au sujet des armes palestiniennes ».
Ensuite, M. Moukheiber est allé jusqu’à considérer que le dialogue auquel a appelé le chef de l’État sur la politique défensive « doit englober ce qui a trait aux armes de la résistance ».
Enfin, au sujet du Tribunal spécial pour le Liban, le député du Metn a noté que celui-ci « est devenu une réalité juridique et politique, locale et internationale, que personne ne saurait transgresser », et aussi que ce dossier « n’est pas à l’ordre du jour du dialogue ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
D'abord merci pour votre reponse Mr Issal, pour mes inquietudes sur l'avenir du sud affaibli par le desarmement des armes de la resistance et pour votre affiliation a Talal. Excusez moi encore une precision, seriez vous le frere de Adib Saleh ou son fils ? Pour revenir au hezb Mr Issal, dans la situation actuelle du pays , quelles garanties pourront nous donner aux habitants du sud que si israel revenait a les occuper, ils pourraient compter sur une force etatique libanaise pour les liberer de cette catastrophe ? Plus precisement, le Liban en tant qu'etat libre et independant a t il eu le droit de s'armer convenablement pour defendre son territoire ? En commencant par les gouvernements passes ? Vous connaissez l'adage libanais qui dit , avant qu'il ne pleuve on devrai voir les nuages se former. Et enfin Mr Issal, ne donnez vous pas un peu trop facilement aux israeliens le Bon Dieu sans confession, qui doivent aussi un peu s'excuser d'avoir detruit la vie sociale au sud pendant 20 ans, et les connaissant revanchards, ne se priveraient pas de recommencer ? S'il vous arrive de visiter votre ville du sud, n'avez vous pas l'impression d'une meilleure securite depuis la liberation il y a 11 ans de ca?. Ce n'est pas un interrogatoire Issal, juste que j'ai envi de vous sentir un peu plus concerner par le sort des chiites du sud. Parce qu'on vient de loin.
09 h 48, le 26 juillet 2011