« L’attitude de refus et l’obstructionnisme n’ont plus de raison d’être », a affirmé M. Joumblatt.
M. Joumblatt a notamment souligné que « les responsables des exactions et des crimes dont est victime le peuple syrien doivent être poursuivis en justice et sanctionnés », précisant en outre qu’il était opposé à toute action violente contre les forces de sécurité syriennes. Le leader du PSP a prôné d’autre part l’élaboration d’une « nouvelle Constitution » en Syrie et la mise en place d’un système fondé sur le « pluralisme politique et le multipartisme ». « Il faut permettre aux énormes potentialités du peuple syrien de s’exprimer », a déclaré sur ce plan le leader du PSP.
Dans ce cadre, M. Joumblatt a appelé à la libération de tous les prisonniers politiques, aussi bien ceux qui sont détenus depuis longtemps (avant le déclenchement du soulèvement populaire) que ceux qui ont été incarcérés au cours des derniers événements. Il a également lancé un appel à l’arrêt des tirs de l’armée et des forces de sécurité syriennes contre les manifestants pacifiques, soulignant la nécessité de permettre au peuple syrien de s’exprimer librement.
Les régimes obstructionnistes n’ont plus de sens
Relevant par ailleurs que le président Bachar el-Assad s’est engagé à mettre en application des réformes politiques, M. Joumblatt a affirmé que « certaines factions au sein du régime syrien ne veulent probablement pas de réformes et d’une solution » à la crise actuelle.
En conclusion, M. Joumblatt a estimé que l’attitude de refus et l’obstructionnisme (la « moumanaa ») n’ont plus de raison d’être. « Les régimes de la “moumanaa” (attitude de refus et d’obstruction) n’ont plus de sens, a relevé le leader du PSP. Seuls les peuples libres peuvent en effet venir en aide aux peuples opprimés. »
En conclusion, M. Joumblatt a mis en garde contre les graves retombées du discours syrien ravivant les dissensions confessionnelles en Syrie.


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