Les manifestants de Tahrir restent déterminés après les violences du week-end
OLJ /
le 25 juillet 2011 à 23h33
Des centaines de manifestants, accablés et épuisés, occupaient toujours hier la place Tahrir au centre du Caire au lendemain d’une manifestation contre les autorités militaires qui s’est terminée par de violents affrontements faisant plus de deux cents blessés. « Nous allons rester sur la place », a affirmé hier Mohammad Amr, un guide touristique de 32 ans originaire de Suez, l’œil gauche recouvert d’un large pansement à la suite d’un coup reçu la veille. Devant une autre tente, Asma’ Ibrahim, 19 ans, raconte avoir elle aussi été attaquée pendant la bataille. « Ils ont frappé tout le monde, même les filles, mais on ne va pas se taire pour autant », explique-t-elle au bord des larmes. Sous la chaleur écrasante, un musicien a sorti son oud et chanté pour « remonter le moral » des manifestants. Des heurts avec jets de pierres et de cocktails Molotov ont eu lieu samedi en début de soirée entre un millier de manifestants prodémocratie et des civils favorables à l’armée. Le cortège parti de la place Tahrir cherchait à atteindre le siège du Conseil suprême des forces armées (CSFA), l’intance qui dirige le pays, avant d’être stoppé par l’armée dans le quartier de Abassiya. Les manifestants sont ensuite revenus à Tahrir, où un sit-in est établi depuis le 8 juillet pour réclamer plus de réformes. L’armée, qui a bénéficié d’un large soutien populaire pour sa neutralité pendant les soulèvements de janvier et février, est de plus en plus critiquée.
Des centaines de manifestants, accablés et épuisés, occupaient toujours hier la place Tahrir au centre du Caire au lendemain d’une manifestation contre les autorités militaires qui s’est terminée par de violents affrontements faisant plus de deux cents blessés. « Nous allons rester sur la place », a affirmé hier Mohammad Amr, un guide touristique de 32 ans originaire de Suez, l’œil gauche recouvert d’un large pansement à la suite d’un coup reçu la veille. Devant une autre tente, Asma’ Ibrahim, 19 ans, raconte avoir elle aussi été attaquée pendant la bataille. « Ils ont frappé tout le monde, même les filles, mais on ne va pas se taire pour autant », explique-t-elle au bord des larmes. Sous la chaleur écrasante, un musicien a sorti son oud et chanté pour « remonter le moral » des manifestants.Des...
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