Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

À la hauteur des responsables

À peine avons-nous récupéré un semblant de stabilité, depuis peu, que de nouveau notre paysage politique se dégrade, entraînant des discordes sur la question du TSL concernant l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri et ceux dont ont été vicimes un grand nombre de nos figures politiques. Et pourtant, ces crimes odieux ont été unanimement dénoncés par toutes les parties présentes sur la scène politique. Alors qu’autour de nous, actuellement, des populations se révoltent, au prix de leur vie, au nom de la démocratie, chez nous on bafoue les normes de nos institutions, et plus particulièrement celles de la justice. On ne peut passer outre cette question qui a bouleversé tous les Libanais, toutes tendances confondues. Et, quel que soit le verdict, nos dirigeants doivent demeurer à la hauteur de leurs responsabilités afin d’éviter des désaccords pouvant porter atteinte à la stabilité et au redressement du pays. Bien au contraire, cela leur permettra de mieux approfondir et éclaircir des questions restées en suspens. Réunifions nos rangs, soyons objectifs et surtout freinons l’exil de nos jeunes générations en leur promettant un avenir stable et prospère à l’abri de tout risque de récidive de nos erreurs passées.

 Hilda DADOURIAN

Il y a soixante-dix ans

1941 : le général de Gaulle fait son entrée à Beyrouth. Tel était le grand titre du quotidien L’Orient en date du 25 juillet de cette année et qui promettait un avenir brillant pour l’indépendance du pays. Dans sa résidence particulière, le général déclara : « Nous sommes venus dans la ferme intention d ’assurer à ce Liban, lié à la France par des siècles de la plus sûre amitié, son indépendance totale et sa souveraineté. Pour nous comme pour vous, malgré les changements de personnes, la France demeure, la France continue. »
Aujourd’hui, soixante-dix ans après ce discours historique qui fut le prélude à un nouveau Liban indépendant et grâce surtout à la solidarité des Libanais réunis, musulmans et chrétiens, comme un seul cœur, qu’il est regrettable de voir le pays ainsi divisé, et les leaders du 8 ou 14 Mars, chacun à son tour, optant depuis les années 1980 comme ultime refuge Paris pour mener bataille contre le clan adverse et assurer ainsi un retour d’ exil dans le but non d’unifier, mais de diviser plus le pays. Depuis les changements des responsables dans les deux pays au lendemmain de l’indépendance, combien nous sentons le besoin d’un général de Gaulle unificateur, et pour notre politique locale de grands hommes à l’instar de Béchara el-Khoury et Riad el-Solh, rassembleurs de diverses entités et communautés qui forment ce pays.
Enfin, loin de la politique, il y a lieu de noter qu’en cette même année 1941, le conseil de l’ordre des avocats de Beyrouth décida d’accepter les jeunes filles et les dames licenciées en droit au sein du barreau. Et dire qu’actuellement, aucune femme ne figure dans l’actuel gouvernement. Toujours en 1941, une commission des transports en commun fut créée, un service aujourd’hui presque inexistant. Il n’est pas le seul d’ailleurs...

Antoine SABBAGHA
À la hauteur des responsablesÀ peine avons-nous récupéré un semblant de stabilité, depuis peu, que de nouveau notre paysage politique se dégrade, entraînant des discordes sur la question du TSL concernant l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri et ceux dont ont été vicimes un grand nombre de nos figures politiques. Et pourtant, ces crimes odieux ont été unanimement dénoncés par toutes les parties présentes sur la scène politique. Alors qu’autour de nous, actuellement, des populations se révoltent, au prix de leur vie, au nom de la démocratie, chez nous on bafoue les normes de nos institutions, et plus particulièrement celles de la justice. On ne peut passer outre cette question qui a bouleversé tous les Libanais, toutes tendances confondues. Et, quel que soit le verdict, nos dirigeants doivent demeurer à la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut