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Liban

« Nouveau balai balaie très bien », ironise Fatfat au sujet du gouvernement

Membre du bloc du Futur, Ahmad Fatfat juge le TSL « essentiel pour l’avenir de la convivialité au Liban ».
Le député Ahmad Fatfat, membre du bloc parlementaire du Futur, a émis des doutes, hier, au sujet de l’innocence des quatre miliciens du Hezbollah accusés par le Tribunal spécial pour le Liban d’avoir trempé dans l’assassinat de Rafic Hariri, et a ironisé au sujet du nouveau gouvernement. « Nouveau balai balaie très bien », a-t-il lancé dans un entretien télévisé.
« Qui a dit que les quatre accusés sont au-dessus de tout soupçon ? » s’est interrogé M. Fatfat, avant d’ajouter : « La ligne de défense énergique est signe d’embarras. Quiconque protège un suspect et veut lui éviter de comparaître en justice est nécessairement dans l’embarras. »
Pour M. Fatfat, il faut laisser faire le TSL, tout en mobilisant toutes les capacités de la défense au service des accusés. Et d’ajouter qu’il faut « apporter des preuves du parti pris des juges du TSL ».
Car le tribunal est, selon lui, « essentiel pour que la convivialité ait un avenir au Liban ». « La justice est indivisible, nul n’acceptera qu’elle soit ignorée », a-t-il indiqué.
En ce qui concerne le financement du TSL, le député a affirmé que le Premier ministre Nagib Mikati est placé devant un dilemme cornélien : approuver la poursuite du financement de cette cour par le Liban, et se voir accusé par le Hezbollah d’être un « agent israélien », ou trahir ses propres convictions.

Jouer le jeu démocratique
« Nous jouerons le jeu démocratique jusqu’au bout. Notre objectif est, d’abord, de provoquer la chute du gouvernement, et ensuite de provoquer la chute des armes du Hezbollah », a enchaîné Ahmad Fatfat.
Au sujet du nouveau gouvernement qui semble en bonne position pour prendre des décisions utiles au pays, le député a lancé en français : « Nouveau balai balaie très bien. » Et de préciser que « ses composantes ont disparu pour ne laisser qu’une équipe homogène recevant ses directives de Hassan Nasrallah ».
« C’est dans cet esprit que le gouvernement avalisera aujourd’hui une décision du Hezboillah et nommera aujourd’hui (hier) le général Abbas Ibrahim à la tête de la Sûreté générale, qu’il contrôlera totalement », a-t-il assuré.
« Cette nomination est une décision qu’on exécute, non un compromis dont on sort », a-t-il enchaîné, précisant que le général Michel Aoun, « qui réclamait la restitution de ce poste de la première catégorie aux communautés chrétiennes, a fini par abandonner la question pour des motifs politiques, parce qu’il fait partie d’une alliance ».
« L’arbitraire dont on fera preuve ne sera pas toujours dans les nominations, mais parfois aussi dans les mises à l’écart. »
« Le parlementaire s’est dit indifférent à l’appartenance communautaire des fonctionnaires qui seront nommés. Ce sont les allégeances qui compterons », a-t-il souligné.
Au sujet du dossier des faux témoins, brandis par l’opposition pour embarrasser le camp du 14 Mars, et dont on ne parle plus aujourd’hui, M. Fatfat a assuré que c’était ce dossier lui-même qui était « faux et monté de toutes pièces pour faire tomber le gouvernement ».

La visite à Saïda
Tout en se félicitant de la visite de M. Mikati au Liban-Sud, M. Fatfat a dénoncé le parti pris d’exagération du sens de cette visite. « J’aurais aimé que M. Mikati fût à Baalbeck, quand les sept otages estoniens ont été libérés », a-t-il lancé.
« En cas d’attaque contre le Liban ? » À cette question, Ahmad Fatfat a souligné : « Nous serons aux côtés du Liban, de l’armée et de la population. » La résistance doit appuyer l’armée, a-t-il ajouté, tout en précisant : « Le Hezbollah n’est plus une résistance; c’est devenu une milice qui a pointé ses armes sur la population. Ces armes sont miliciennes. »
Au sujet de la récente prestation télévisée de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, M. Fatfat a affirmé : « Saad Hariri a été chassé du pouvoir par Hassan Nasrallah, alors même que ce dernier lui tendait la main. C’est l’exemple-type d’un comportement militaire et milicien, face à une mentalité politique d’ouverture. »
Le député Ahmad Fatfat, membre du bloc parlementaire du Futur, a émis des doutes, hier, au sujet de l’innocence des quatre miliciens du Hezbollah accusés par le Tribunal spécial pour le Liban d’avoir trempé dans l’assassinat de Rafic Hariri, et a ironisé au sujet du nouveau gouvernement. « Nouveau balai balaie très bien », a-t-il lancé dans un entretien télévisé.« Qui a dit que les quatre accusés sont au-dessus de tout soupçon ? » s’est interrogé M. Fatfat, avant d’ajouter : « La ligne de défense énergique est signe d’embarras. Quiconque protège un suspect et veut lui éviter de comparaître en justice est nécessairement dans l’embarras. »Pour M. Fatfat, il faut laisser faire le TSL, tout en mobilisant toutes les capacités de la défense au service des accusés. Et d’ajouter qu’il faut...
commentaires (1)

très convivial, en effet...

Vincent Held

06 h 18, le 19 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • très convivial, en effet...

    Vincent Held

    06 h 18, le 19 juillet 2011

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