« Qui a dit que les quatre accusés sont au-dessus de tout soupçon ? » s’est interrogé M. Fatfat, avant d’ajouter : « La ligne de défense énergique est signe d’embarras. Quiconque protège un suspect et veut lui éviter de comparaître en justice est nécessairement dans l’embarras. »
Pour M. Fatfat, il faut laisser faire le TSL, tout en mobilisant toutes les capacités de la défense au service des accusés. Et d’ajouter qu’il faut « apporter des preuves du parti pris des juges du TSL ».
Car le tribunal est, selon lui, « essentiel pour que la convivialité ait un avenir au Liban ». « La justice est indivisible, nul n’acceptera qu’elle soit ignorée », a-t-il indiqué.
En ce qui concerne le financement du TSL, le député a affirmé que le Premier ministre Nagib Mikati est placé devant un dilemme cornélien : approuver la poursuite du financement de cette cour par le Liban, et se voir accusé par le Hezbollah d’être un « agent israélien », ou trahir ses propres convictions.
Jouer le jeu démocratique
« Nous jouerons le jeu démocratique jusqu’au bout. Notre objectif est, d’abord, de provoquer la chute du gouvernement, et ensuite de provoquer la chute des armes du Hezbollah », a enchaîné Ahmad Fatfat.
Au sujet du nouveau gouvernement qui semble en bonne position pour prendre des décisions utiles au pays, le député a lancé en français : « Nouveau balai balaie très bien. » Et de préciser que « ses composantes ont disparu pour ne laisser qu’une équipe homogène recevant ses directives de Hassan Nasrallah ».
« C’est dans cet esprit que le gouvernement avalisera aujourd’hui une décision du Hezboillah et nommera aujourd’hui (hier) le général Abbas Ibrahim à la tête de la Sûreté générale, qu’il contrôlera totalement », a-t-il assuré.
« Cette nomination est une décision qu’on exécute, non un compromis dont on sort », a-t-il enchaîné, précisant que le général Michel Aoun, « qui réclamait la restitution de ce poste de la première catégorie aux communautés chrétiennes, a fini par abandonner la question pour des motifs politiques, parce qu’il fait partie d’une alliance ».
« L’arbitraire dont on fera preuve ne sera pas toujours dans les nominations, mais parfois aussi dans les mises à l’écart. »
« Le parlementaire s’est dit indifférent à l’appartenance communautaire des fonctionnaires qui seront nommés. Ce sont les allégeances qui compterons », a-t-il souligné.
Au sujet du dossier des faux témoins, brandis par l’opposition pour embarrasser le camp du 14 Mars, et dont on ne parle plus aujourd’hui, M. Fatfat a assuré que c’était ce dossier lui-même qui était « faux et monté de toutes pièces pour faire tomber le gouvernement ».
La visite à Saïda
Tout en se félicitant de la visite de M. Mikati au Liban-Sud, M. Fatfat a dénoncé le parti pris d’exagération du sens de cette visite. « J’aurais aimé que M. Mikati fût à Baalbeck, quand les sept otages estoniens ont été libérés », a-t-il lancé.
« En cas d’attaque contre le Liban ? » À cette question, Ahmad Fatfat a souligné : « Nous serons aux côtés du Liban, de l’armée et de la population. » La résistance doit appuyer l’armée, a-t-il ajouté, tout en précisant : « Le Hezbollah n’est plus une résistance; c’est devenu une milice qui a pointé ses armes sur la population. Ces armes sont miliciennes. »
Au sujet de la récente prestation télévisée de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, M. Fatfat a affirmé : « Saad Hariri a été chassé du pouvoir par Hassan Nasrallah, alors même que ce dernier lui tendait la main. C’est l’exemple-type d’un comportement militaire et milicien, face à une mentalité politique d’ouverture. »


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très convivial, en effet...
06 h 18, le 19 juillet 2011