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Économie - Analyse

De la concentration...

De Jean-Guy CREBESSEGUES*
Concentre-toi, concentre-toi, pense fort à ce que tu vas faire...
Telle est la rengaine assourdissante qui assomme toute personne devant intervenir. De la petite classe aux plus hautes fonctions professionnelles, il est classique que le supérieur parental ou hiérarchique mette sous pression l’intéressé...

Genèse de la démarche
La peur de mal faire, l’angoisse de « se rater » sont les deux vrais moteurs de cette injonction à se concentrer sur le sujet requis. Et au cas où le futur intervenant ne se sentirait pas assez concerné, on lui rappelle que seule la concentration est garante de succès. Ce qui a pour effet pérenne de quadrupler le stress et son cortège de désordres physiologiques : transpiration, douleurs gastriques, moiteur des mains...

Expérience du changement
Ce constat négatif m’amena dans les années 90 à me poser la question suivante : « Ne pourrait-on obtenir de meilleurs résultats, si l’on se déconcentrait du sujet de l’intervention, au profit d’une concentration hors sujet ? »
Je l’expérimentais avec succès auprès des délégués médicaux, les obligeant à se plonger dans la lecture d’un magazine dans la salle d’attente, avant qu’ils ne pénètrent dans le cabinet du médecin, pour présenter leurs produits.
Autre exemple, le golf. Pratiquant ce sport à forte consonance cérébrale, et bénéficiant de la fonction privilégiée de « commissaire » lors du Trophée Lancôme, je décidais de suivre et d’observer sans relâche l’un des champions, l’Américain Lee Trevino. Comment se préparait-il avant d’exécuter son prochain coup ? Était-il silencieux, figé, concentré au maximum sur le prochain coup à réaliser ?

Temps en amont et temps utile
Eh bien non, il parlait à son caddie, à lui-même, tout en se dirigeant vers sa balle... Il utilisait en fait son « temps amont disponible » pour se déprogrammer. Afin d’être totalement relâché, disposant au maximum de toutes ses capacités, au moment de frapper sa balle... Afin aussi d’être efficace durant les 2 secondes de son « temps utile », celles qui, renouvelées 67 fois, lui permettraient de passer devant au Leader Board, puis de gagner 500 000 dollars !

Mais faut-il pour cela ne plus se préparer ?
Non, au contraire ! La préparation est vitale, mais en continu, longtemps avant d’intervenir. Façonnez vos outils, possédez-les, appropriez-vous chacun d’eux, afin d’améliorer votre savoir-faire et capitaliser sur votre expérience. Et quand vous ressentez qu’ils deviennent vous-mêmes, mettez-les de côté, pour l’heure où vous devrez les utiliser « pour de vrai » !

Libérez-vous avant l’épreuve, pensez positif
Que faire donc de ce « temps en amont disponible » ? Oxygénez votre cerveau. Plongez dans une lecture, écoutez de la musique, laissez-vous envahir par elle. Chassez tout ce qui, de près ou de loin, vous rappellerait votre challenge à venir.
Deux effets immédiats : vous récupérerez votre sérénité, et votre musculature se relâchera mécaniquement. Alors, vous serez d’attaque pour votre intervention... Sans avoir été anéanti par la peur de mal faire, mais avec toutes vos forces et votre créativité.

*Consultant-intervenant à l’École supérieure des affaires de Beyrouth
En coopération avec : ESA
Concentre-toi, concentre-toi, pense fort à ce que tu vas faire...Telle est la rengaine assourdissante qui assomme toute personne devant intervenir. De la petite classe aux plus hautes fonctions professionnelles, il est classique que le supérieur parental ou hiérarchique mette sous pression l’intéressé...Genèse de la démarcheLa peur de mal faire, l’angoisse de « se rater » sont les deux vrais moteurs de cette injonction à se concentrer sur le sujet requis. Et au cas où le futur intervenant ne se sentirait pas assez concerné, on lui rappelle que seule la concentration est garante de succès. Ce qui a pour effet pérenne de quadrupler le stress et son cortège de désordres physiologiques : transpiration, douleurs gastriques, moiteur des mains...Expérience du changementCe constat négatif m’amena dans les années 90 à...
commentaires (1)

C'EST CE QUE L'ON APPELLE LE BRUIT STRUCTURANT CHER A HENRI ATLAN, DU PARASITE SALUTAIRE QUI "OCCUPE" LE SUBCONSCIENT.

SERGE GELALIAN

01 h 42, le 19 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • C'EST CE QUE L'ON APPELLE LE BRUIT STRUCTURANT CHER A HENRI ATLAN, DU PARASITE SALUTAIRE QUI "OCCUPE" LE SUBCONSCIENT.

    SERGE GELALIAN

    01 h 42, le 19 juillet 2011

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