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Liban

Les touristes estoniens ont passé une partie de leur séquestration en Syrie

Certains éléments d’information préliminaires ont été dévoilés hier au sujet des circonstances de l’enlèvement des sept touristes estoniens qui ont été libérés jeudi après avoir été maintenus en otages pendant plus de quatre mois. Ils avaient été enlevés en mars dernier dans la région de Zahlé alors qu’ils venaient de traverser la frontière libano-syrienne dans le cadre d’une randonnée à bicyclette.
Selon des sources dignes de foi citées par notre correspondante judiciaire Claudette Sarkis, les sept touristes estoniens ont été transportés à deux reprises en Syrie où ils ont passé une partie de leur séquestration. Dans leur déposition recueillie jeudi par le juge d’instruction militaire Fady Sawan, en présence du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, ils se sont contentés d’indiquer qu’ils ont été transportés à plusieurs endroits qu’ils ne parvenaient pas à déterminer avec précision. À leur arrivée hier à Tallinn, l’un d’eux, Madis Paluoja, a toutefois précisé qu’ils avaient été détenus « par huit terroristes dans trois endroits secrets au Liban et en Syrie ».
Évoquant les conditions de leur séquestration, M. Paluoja a indiqué qu’ils n’avaient pas été séparés. « Notre unité, a-t-il souligné, a renforcé notre foi en une issue heureuse. Au cours d’une certaine période, nous avons logé ensemble dans une même pièce avec les huit ravisseurs qui étaient armés de mitrailleuses. » Et d’ajouter, par ailleurs, qu’ils ont vécu des moments d’inquiétude lorsque leurs geôliers leur ont demandé s’ils étaient « juifs ou danois ».
Notons dans ce cadre que selon les sources locales susmentionnées, les ravisseurs ont enlevé les sept cyclistes car ils croyaient qu’ils étaient français ou britanniques. Pour l’heure, aucune indication n’a encore filtré au sujet des véritables motivations des commanditaires de ce rapt. Il reste que le fait que les sept touristes aient été effectivement détenus durant un certain laps de temps en Syrie pourrait apporter quelques indices au sujet des dessous de cette affaire.
En tout état de cause, et dans l’attente que les tenants et les aboutissants de cet enlèvement soient élucidés, les commentaires enregistrés au cours des dernières vingt-quatre heures au plan local ont été essentiellement axés sur les circonstances de la libération des sept Estoniens. On sait qu’à la demande des ravisseurs, les services de sécurité libanais ont été tenus à l’écart de l’opération de libération qui a été prise en charge par les services de renseignements français, en collaboration et en présence de responsables sécuritaires estoniens, les services libanais se contentant de suivre l’opération « de loin ». Cette mise à l’écart de l’appareil étatique libanais a été sévèrement critiquée par certains milieux locaux qui y ont perçu « une atteinte à la souveraineté nationale », d’autant que c’est le service de renseignements des Forces de sécurité intérieure, comme l’a souligné le nouveau ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, qui avait réussi, quelques jours seulement après le rapt, à dévoiler et arrêter certains complices de l’opération d’enlèvement, ce qui avait permis aux FSI d’élucider certains aspects de cette affaire.
Certains éléments d’information préliminaires ont été dévoilés hier au sujet des circonstances de l’enlèvement des sept touristes estoniens qui ont été libérés jeudi après avoir été maintenus en otages pendant plus de quatre mois. Ils avaient été enlevés en mars dernier dans la région de Zahlé alors qu’ils venaient de traverser la frontière libano-syrienne dans le cadre d’une randonnée à bicyclette. Selon des sources dignes de foi citées par notre correspondante judiciaire Claudette Sarkis, les sept touristes estoniens ont été transportés à deux reprises en Syrie où ils ont passé une partie de leur séquestration. Dans leur déposition recueillie jeudi par le juge d’instruction militaire Fady Sawan, en présence du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, ils se...
commentaires (2)

Liban et l’absence d’une « vraie souveraineté nationale » « Le pot cassé » « MAKSAR ASAH » Une fois de plus, la libération des Estoniens suite à leur enlèvement au Liban « Mars 2011 » montre bien la faiblesse de la souveraineté nationale Libanaise. Car les otages ont été transférés en Syrie puis libérés depuis ce pays. La Liban dans cette affaire ressemble à « La belle au bois dormant ». Les négociations pour libérer ces otages ont bien été entamées entre Damas et Paris. Car pour la Syrie ces otages représentaient une monnaie d’échange ou bien une carte à jouer afin d’alléger les pressions de la communauté internationale sur Damas. Ce n’est pas un hasard si leur libération a coïncidé à la suite des attaques perpétrées contre les ambassades Américaine et Française à Damas (incident diplomatique). Une vraie souveraineté du Liban se traduirait par une déclaration de presse de la part du Président Libanais Michel Souleiman qui aurait pu déterminer le pays impliqué dans cette affaire. Il serait légitime que le peuple Libanais connaisse la source principale de ce dossier international et sache qui est à l’origine de ces enlèvements. Jérôme Yaghi

Jérôme Yaghi

03 h 58, le 16 juillet 2011

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Commentaires (2)

  • Liban et l’absence d’une « vraie souveraineté nationale » « Le pot cassé » « MAKSAR ASAH » Une fois de plus, la libération des Estoniens suite à leur enlèvement au Liban « Mars 2011 » montre bien la faiblesse de la souveraineté nationale Libanaise. Car les otages ont été transférés en Syrie puis libérés depuis ce pays. La Liban dans cette affaire ressemble à « La belle au bois dormant ». Les négociations pour libérer ces otages ont bien été entamées entre Damas et Paris. Car pour la Syrie ces otages représentaient une monnaie d’échange ou bien une carte à jouer afin d’alléger les pressions de la communauté internationale sur Damas. Ce n’est pas un hasard si leur libération a coïncidé à la suite des attaques perpétrées contre les ambassades Américaine et Française à Damas (incident diplomatique). Une vraie souveraineté du Liban se traduirait par une déclaration de presse de la part du Président Libanais Michel Souleiman qui aurait pu déterminer le pays impliqué dans cette affaire. Il serait légitime que le peuple Libanais connaisse la source principale de ce dossier international et sache qui est à l’origine de ces enlèvements. Jérôme Yaghi

    Jérôme Yaghi

    03 h 58, le 16 juillet 2011

  • Nous aimerions tout savoir sur cette affaire. Absolument toute la VERITE!!!!

    Carol Ghazal

    01 h 39, le 16 juillet 2011

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