Quid de Bouteflika, le dey d’Alger qui lance ses janissaires chaque fois qu’on tente d’organiser une manifestation ou du roi Mohammad VI qui... rabat le caquet à tous ceux qui cherchent la déstabilisation son royaume ? Ou encore de Omar Béchir, le « mahdi » d’Oundourman qui avec ses Ansars, s’amuse à charcuter les rescapés du Darfour ? Qu’en est-il aussi du sultan Qabous qui règne en vigie absolue sur la côte des Pirates ? Quand au monarque, il observe avec inquiétude les événements sanglants à ses frontières.
Qui aurait pensé que Ben Laden, le fou de Dieu, serait assassiné et enterré à la va-vite et à... vau-l’eau ? Même notre voisin l’inébranlable Bachar, l’Amorrite de Kardaha, se fait titiller la luette entre Deraa, Banias et Lattaquié, histoire de le convaincre que ce n’est pas gentil de persécuter les salafistes. Lequel Bachar réussit à renverser la vapeur en sa faveur, alors que le pasdaran de service aux pays des Mèdes, Mahmoud Ahmadinijad, joue tantôt le pyromane, tantôt le pompier, selon un agenda nucléonique bien préparé et que le néo-Ottoman Erdogan caresse un rêve nostalgique d’antan : celui de revenir jouer les ouzbachis (déguisé en... faux frère musulman) dans la région.
Tout cela par la grâce de cette très chère pastorale Condie naguère soutenue (sans aucune retenue) par George W. l’illuminé qui s’est éteint depuis. Noublions pas non plus les Ayyubbides et les Abbassides qui continuent de se tirer dessus, entre Bassora et Mossoul, histoire de savoir qui sera calife à la place du calife. Et comme par hasard, voilà que débarquent Feltman, le bon Samaritain, et Chibani, le gentil rowzékhan*, qui viennent nous prêcher la bonne parole, le premier nous incitant à ne plus fréquenter Bachar qui fait mauvais genre en ce moment, et le second nous haranguant à jeter la première pierre sur ces affreux pharisiens de Galilée.
Pendant ce temps, le Kényan basané de la Maison-Blanche et le hobereau hongrois de l’Élysée essaient de colmater les brèches qui commencent à lézarder leur influence au Moyen-Orient, protégeant de plus en plus amoureusement les zélotes bornés de Tel-Aviv qui gazent impunément les Philistins de Gaza. Ah qu’ils sont merveilleux, ces despotes qui sont nos potes et ces roitelets qui sont nos frères de lait !
Et les Phéniciens dans tout cela ? Ces fils de Baal (masqué), ces Ahiram empaillés qui se chamaillent en permanence pour savoir qui, du Hezbollah ou d’Assad, a fini par former le cabinet Mikati ? Et si Hariri continuera à jouer les apprentis sorciers en envoyant ce cher Achraf provoquer du Rif... fifi chez Charbel Nahas le préposé aux abonnés transbordé désormais au Travail. C’est vraiment le monde à... l’enfer et le paradis, c’est pas pour demain. Alors, à ce train-là, chère Mademoiselle Rice, ce n’est pas d’un nouveau Moyen-Orient dont nous avons besoin actuellement, mais bien d’un nouveau testament... que le Bon Dieu ne devrait pas tarder à nous transcrire, pour la rémission de nos péchés, la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
* Simple clerc au sein du clergé iranien.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef