Amin Maalouf.
nouvel académicien.
«À Bambecque, je m’y rendrai fin août, quand j’aurai terminé le roman auquel je travaille depuis deux ans. C’est la conclusion de ma trilogie», commencée avec Franz et François en 1997, puis Trois jours chez ma mère (Grasset), prix Goncourt 2005.
«Le titre de ce nouveau roman pourrait être Amour, amour, amour, amour. J’écrirai aussi cet été le scénario d’un film que je souhaite tourner en 2012 avec Isabelle Huppert», révèle l’écrivain franco-belge.
Alexandre Jardin, lui, franchit l’Atlantique. «Je serai un mois au Québec, au bord d’un lac près de Sainte-Adèle dans les Laurentides, pour écrire», loin des polémiques suscitées par son dernier livre sur son grand-père, Des gens très bien (Grasset).
Le romancier américain Douglas Kennedy sera dans sa maison du Maine, au nord-est des États-Unis, pour passer «des moments privilégiés» avec ses enfants. Son nouveau roman, Cet instant là (Belfond), qui se déroule à Berlin sur fond de guerre froide, sortira le 5 octobre.
Tahar Ben Jelloun et Mazarine Pingeot ont choisi le Maroc. «Je passe tout l’été à Tanger, c’est ma ville. J’y suis bien. J’ai une maison de famille, mais j’ai pris une chambre d’hôtel au bord de la mer pour travailler», raconte l’écrivain franco-marocain.
Juré Goncourt depuis 2008, son été est forcément studieux. «J’ai une cinquantaine de livres à lire (...) Le soleil brille, la mer me tend les bras, mais je reste à ma table de travail, crayon à la main, et je lis, relève-t-il. Le soir, je retrouve mes enfants, dont mon fils de 19 ans, trisomique et
merveilleux.»
Mazarine Pingeot, professeur de philosophie et écrivain, va au Maroc «avec mes trois enfants, chez mon compagnon, dans son village natal au sud de Tanger». Elle publie à la rentrée Pour mémoire (Julliard).
«Je n’y pense pas. Je verrai bien à quelle sauce je serai mangée en septembre! J’embarque toute ma petite famille pour deux mois. Dans mes bagages, mon ordinateur, des dizaines de livres. Tout ce qu’il faut pour préparer mes cours», confie la fille de François
Mitterrand.
L’écrivain d’origine libanaise Amin Maalouf, qui vient d’être élu à l’Académie, reste en France. «Je passe tout l’été à l’île d’Yeu, où j’ai depuis vingt ans une maison de pêcheur, blanche aux volets bleus. J’y transporte mon bureau parisien. Je travaille autant, mais avec un plus beau cadre.»
Discipline, discipline: «Je travaille tous les matins sur mon nouveau roman, que j’espère avoir terminé dans deux à trois mois.»
Le romancier à succès Guillaume Musso est un amoureux de la Bretagne, plus particulièrement du Finistère nord. Daniel Pennac aime à se retirer dans sa maison du Vercors, loin de l’effervescence de Belleville où il habite le reste de l’année.


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