M. Souhaid a noté qu’après l’entretien accordé par Saad Hariri hier à la MTV, qui a clairement défini les orientations de l’opposition, le secrétariat général a préféré se réunir pour passer en revue tous les problèmes de la vie politique libanaise. « Nous avons initié la phase de travail dans le but de renverser ce gouvernement et lui faire face par tous les moyens, a déclaré M. Souhaid. Je le répète, nous allons continuer à préserver la nature pacifique et démocratique de cette opposition. Nous ne sommes pas fascinés par ceux qui tentent de faire venir sur le Liban et les Libanais des fléaux sécuritaires, politiques ou diplomatiques. »
Et M. Souhaid d’ajouter : « Nous respectons tous les points de consensus que nous avons convenus entre nous, depuis l’accord de Taëf jusqu’aux résolutions internationales. Ceux qui sont sortis de ces points de consensus en opérant un coup d’État, nous leur ferons face par tous les moyens. »
La réunion d’hier a servi, selon M. Souhaid, à procéder à « une évaluation minutieuse des possibilités qui s’offrent à nous en tant que public, opinion publique, partis politiques et personnalités pour faire face à ce gouvernement ». Chacun aura sa part de travail, a poursuivi Farès Souhaid, « et l’objectif n’est pas seulement de renverser le gouvernement Mikati, mais de sortir le Liban du positionnement anormal dans lequel il se trouve aujourd’hui, un pays contrôlé par des forces armées hors de la légalité ».
Le Liban doit être, dans sa situation « normale », un État disposant du monopole de la violence légitime, respectant la légalité internationale et ses décisions, et il doit être le joyau de la démocratie, des libertés et des droits de l’homme dans le monde arabe, qui est aujourd’hui témoin d’un soulèvement massif des peuples de la région pour atteindre ces concepts, qui sont des concepts communs aux Libanais et à tous les peuples de la région, a souligné l’ancien député de Jbeil.
Après avoir mis en exergue le recours à la rue par l’opposition dans les semaines à venir, M. Souhaid a indiqué que le 14 Mars est hostile à un retour à la table de dialogue telle qu’elle se présentait précédemment. « Il s’agissait d’un moyen de faire passer du temps et de contourner les problèmes réels , a affirmé Farès Souhaid. Nous ne retournerons pas (à une telle formule). Si le Hezbollah reprend conscience des réalités au plan politique et national et décide de soumettre une approche sérieuse pour discuter de la question du monopole des armes aux mains de l’État, nous réexaminerons alors notre position en tant que 14 Mars. »
M. Souhaid a enfin souligné que le nouveau cabinet avait ôté de sa déclaration ministérielle le soutien à l’armée, mis en évidence dans la déclaration ministérielle du cabinet Hariri. M. Souhaid a enfin mis l’accent sur l’attachement de l’opposition à la protection du secteur bancaire libanais.


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Au stade ou nous en sommes l'attitude de Mr. Jad Eid me semble la plus raisonnable. Une opposition constructive et benefique au pays de la part du 14 mars mettra en lumiere un echec eventuel du 8 mars aux affaires et ramenera le courant du Futur et ses allies au pouvoir aux prochaines elections. Auquel cas le 14 mars formerait un gouvernement monochrome sans arriere-pensees ni culpabilite.
15 h 34, le 14 juillet 2011