« On me réclame de récupérer le poste (pour les maronites), mais cela doit être débattu avec nos amis. Jusqu’à cet instant, je n’ai pas vu le président de la Chambre, Nabih Berry, avec lequel nous ne sommes pas en désaccord », a déclaré le général Aoun au terme de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, réuni à Rabieh sous son égide.
En tout état de cause, a-t-il ajouté, « que ce poste soit avec nous ou avec les chiites, ce n’est pas la fin du monde ». Et puis, « entre la direction générale de la Sûreté générale et celle de la Sûreté de l’État, il n’y a pas de problème. La Sûreté de l’État ne sera pas un dépôt. Elle doit remplir sa mission qui peut égaler celle de la Sûreté générale », a-t-il dit.
« Il n’y a pas de droits acquis dans les fonctions de l’État », a-t-il poursuivi, assurant qu’il n’y aura « pas de batailles dans les rangs de la nouvelle majorité » et que la force de l’État « n’est pas dans les directions générales, mais dans ses moyens financiers ».
Interrogé par ailleurs sur les propos tenus la veille par le chef druze, Walid Joumblatt, qui s’était prononcé sur le maintien à son poste du chef des services de renseignements des Forces de sécurité intérieure, le colonel Wissam el-Hassan, le général Aoun a implicitement, mais clairement, exprimé son désaccord avec cette position. « Demain, je me livrerai à un fait accompli dans un ministère et, après-demain, je légaliserai ce fait accompli », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Sa présence (le colonel Hassan) est contraire à l’article 8 de la loi sur les FSI puisqu’il n’existe pas de département nommé Service de renseignements des FSI. Qui donc a formé ce service et quelles sont ses accointances étrangères ? »
« Je ne veux pas entrer ici dans les réalisations de Wissam el-Hassan. Nous savons très bien ce qu’il a fait lorsqu’il a été question du dossier des faux témoins et nous savons aussi quelles sont ses qualités et quels sont ses défauts. Ce qui compte pour nous, c’est que ce département n’existe pas légalement et que ses violations ont été couvertes par le Premier ministre de l’époque », a-t-il dit.
Le chef du CPL a d’autre part assuré que la structure du ministère des Finances « va changer ». « Que personne ne vienne nous parler de politique vindicative ou de batailles par anticipation. Nous avons l’intention d’ouvrir les dossiers », a-t-il lancé.
Sur un autre plan, le général Aoun a indiqué que son bloc avait l’intention de réclamer officiellement l’ouverture d’une enquête sur « le transfert massif d’états civils » dans la circonscription de Zahlé avant les élections législatives de 2009. « Il est vrai que le verdict du Conseil constitutionnel (rendu à la suite d’un recours en invalidation présenté par l’opposition de l’époque) leur donne raison (au 14 Mars) dans la forme, mais en profondeur, c’est nous qui avons raison, car le transfert qui avait eu lieu est illégal », a-t-il dit.


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Il est vrai que s'il y a bien un poste où l'on peut parler de cumul des mandats c'est lorsqu'un député devient ministre !! réveillez vous Mr Jabbour, et sortez de votre vision nombriliste aouniste ! Combien de députés deviennent ministres en France, ou ailleurs ? C'est un parcours tout à fait normal, puisque le député est remplacé au parlement par son suppléant ! Dès lors un candidat battu aux législatives ne peut représenter les citoyens puisque ces derniers l'on rejeté, c'est aussi simple que ca ! Le cumul des mandats, encore une diversion aouniste de la constitution et une vision tronquée de la démocratie ! Mais c'est pas grave Aoun a obtenu son investiture de la part de St Marron lui même ! nous pouvons dormir tranquille !
15 h 23, le 13 juillet 2011