Et le ministre d’ajouter : « Il faudrait que le Liban mène des actions dans plusieurs directions, notamment auprès des Nations unies, et qu’il initie une vaste campagne diplomatique. Il devrait aussi intervenir auprès de Chypre afin que ce pays reconsidère le tracé de ses frontières. »
M. Bassil a estimé que « c’est aux Nations unies d’imposer aux pays le respect de leurs conventions », mais il a reconnu que « l’ancien gouvernement est responsable d’importants atermoiements dans ce dossier ». « Dans le cas d’une négligence onusienne vis-à-vis du Liban, celui-ci aura alors le droit d’employer tous les moyens adéquats pour faire valoir son droit d’exploiter son eau et ses richesses pétrolières », a-t-il conclu.
Le sujet des droits du Liban au pétrole en Méditerranée a été par ailleurs au centre d’une réunion de la commission parlementaire de l’Énergie, présidée par le député Mohammad Kabbani, qui s’est déroulée en présence de représentants du ministère de l’Énergie, du Conseil du développement et de la recontruction (CDR) et de la présidence du Conseil des ministres. À l’issue de cette réunion, M. Kabbani a insisté sur « la nécessité de mettre au point une stratégie nationale unique pour la protection de nos ressources nationales en mer ».
Le député a prévenu qu’il faut « s’attendre à une longue lutte avec l’ennemi israélien et à des négociations délicates avec Chypre », ajoutant que « cette lutte sera à multiples facettes, légale, technique et diplomatique ». « Cette confrontation ne devrait pas se faire à coups de déclarations médiatiques, mais par l’élaboration d’une stratégie nationale solide, a-t-il ajouté. Au Parlement, nous proposons que cette stratégie soit commune au Parlement et au gouverement, étant donné la gravité du sujet. »
Tout en préconisant « une action prompte mais non hâtive », M. Kabbani a proposé la formation d’un comité conjoint regroupant des experts mondiaux en délimitation des frontières et en droit de la mer. Interrogé sur l’accord avec Chypre, le député a estimé qu’« il ne faut pas que les responsables libanais divulguent des détails, étant donné qu’Israël est resté silencieux sur les mesures qu’il compte prendre à ce niveau ».
Réactions multiples
Par ailleurs, les réactions politiques au sujet des menaces israéliennes sur les ressources pétrolières du Liban se sont succédé hier. Le mouvement Amal a appelé le gouvernement, dans un communiqué, à « mener une action internationale pour protéger les ressources du pays et mettre un terme aux agressions israéliennes ». Il a proposé « de porter plainte auprès des Nations unies et de demander au Conseil de sécurité et à la Finul d’aider le Liban à délimiter ses frontières maritimes ». Au gouvernement, Amal a suggéré « d’appeler à une réunion urgente du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères afin de mettre au point un plan régional pour la protection des droits libanais ».
Pour sa part, le député Amine Wehbé s’est dit favorable à « un recours à la légalité internationale pour renforcer le dossier du Liban ». Pour lui, « la position du Liban dans ce dossier est très forte ». Il a appelé les Libanais « à former un bloc pour soutenir leur diplomatie dans son action auprès des Nations unies, afin de faire face à la piraterie israélienne ».
L’ancien ministre Sélim Sayegh n’est pas de cet avis, puisqu’il estime que « le Liban est dans une position peu enviable ». « Il souligne que le pays a la possibilité de négocier avec Chypre, mais qu’il faudra compter sur une décision des Nations unies, sachant que cette organisation ne préconise pas la délimitation unilatérale des frontières. Pour lui, la responsabilité du retard du Liban à réagir à l’accord signé entre Chypre et Israël doit être assumée par ceux qui ont paralysé le gouvernement de Saad Hariri depuis août dernier et par le Premier ministre Nagib Mikati qui a mis cinq mois à former son cabinet. »
Faisant écho aux propos du ministre Bassil sur le fait que « la question des frontières maritimes concerne tout le Liban et non seulement le Hezbollah », le député Antoine Zahra a affirmé que « ce gouvernement ne peut pas exploiter ce dossier à d’autres fins » que celle du droit de l’État à ses ressources. Il a rappelé que le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, avait déjà annoncé son soutien à une action du gouvernement en faveur de la préservation des droits économiques du Liban.
Reflétant un autre son de cloche, le député Kassem Hachem a assuré que « le gouvernement jouera son rôle et assumera sa responsabilité dans cette affaire ». « Le gouvernement n’abandonnera pas le droit du Liban dans ses frontières et ses ressources pétrolières, quelle que soit la puissance de son ennemi, a-t-il ajouté. Il emploiera tous les moyens mis à sa disposition par les lois internationales. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
hehehehe parfait Mr le ministre, alors completont cette merveilleuse phrase en y applicant les termes suivant: "....et tous pour la delimitation de nos frontieres terrestre"
18 h 41, le 13 juillet 2011