Pour le député de Jbeil Walid Khoury, « il n’existe aucun écart entre la position du gouvernement et celle du Hezbollah, parce que le premier est déterminé à respecter les résolutions internationales et le second est, en fin de compte, une composante de ce gouvernement ».
Le député Michel Hélou du bloc du Changement et de la réforme a affirmé de manière plus nuancée que « le Hezbollah a déclaré depuis longtemps son refus du TSL et de tout ce qui en émane, alors que la position du gouvernement à cet égard est exprimée dans la déclaration ministérielle et sera précisée à la lumière des développements ». Ainsi, les propos du Premier ministre Nagib Mikati lors du débat de confiance correspondent « en principe » à la clause sur le TSL, a estimé M. Hélou, une clause qui, rappelons-le, a suscité les critiques acerbes de l’opposition, portant sur la mention « en principe » relative au TSL.
Mais le camp proche du mouvement Amal semble vouloir calmer le débat. Le député Michel Moussa du bloc de Nabih Berry a estimé que « les procédures exécutives relatives au TSL suivent leur cours normal selon les textes de loi en vigueur évoqués par le Premier ministre lors du débat de confiance ». Occultant lui aussi les controverses liées au TSL, le député Hani Kobeissi, du même bloc parlementaire, a indiqué que le nouveau gouvernement « n’est en confrontation avec personne », avant de rappeler « le souci du Liban de rester en bons termes avec tous, y compris la communauté internationale, mais il n’est permis à personne de menacer la stabilité interne ».
Reconnaissant que la situation interne est « troublée », le ministre de la Santé Ali Hassan Khalil a insisté sur « la confiance des gens dans le nouveau cabinet ». Pour le ministre d’Amal, « c’est le travail de ce dernier qui jouera en sa faveur et fera tomber tous les paris contraires ». Sans écarter l’importance du « dialogue interne », M. Khalil a promis « d’œuvrer pour le droit, loin de la vengeance politicienne ».
Le discours du Hezbollah a été moins diplomate et plus tranchant contre le TSL, d’autant que les quatre mandats d’arrêt émis depuis une dizaine de jours par le TSL visent des cadres du Hezb. « L’équipe du 14 Mars n’hésite pas à recourir à n’importe quelle arme pour faire tomber le gouvernement, quitte à user de l’aide externe pour imposer des sanctions contre celui-ci », a martelé le vice-président du comité exécutif du Hezbollah,cheikh Nabil Kaouk. Toutefois, l’opposition n’a pas réussi à « torpiller » les séances parlementaires pour « empêcher le vote de confiance et paralyser le gouvernement », a estimé pour sa part l’ancien vice-président de la Chambre Élie Ferzli, sans manquer de louer « la gestion ferme des débats » par le président du Parlement Nabih Berry.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé plus calmement à « tourner la page des vengeances (...) et maintenir le sens de la responsabilité nationale pour dépasser les dissensions et résister aux interventions étrangères ». Il a prié les dirigeants de tirer les leçons des développements régionaux, notamment en Syrie, qui fait face à « une nouvelle phase de colonisation ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il est regrettable de voir le Cèdre remplacé par une Orange dans "sa réforme" ! Non seulement "cette réforme" est révolue et enterrée, mais son veilleur et porte parole qui garde son tombeau, a besoin d'être changé et remplacé à force de s'être fait Vaincre à plate couture par ces Admirables et Formidables Révolutionnaires du Cèdre !
16 h 08, le 11 juillet 2011