« Je peux confirmer que le tribunal de l’ONU a demandé à Interpol de diffuser les mandats d’arrêt contre les suspects dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri à tous ses États membres, à la demande de bureau du procureur général du TSL », a déclaré à l’AFP Martin Youssef, porte-parole du TSL, après des informations en ce sens parues dans la presse.
« La notice rouge a été publiée tard vendredi. Les mandats d’arrêt internationaux ne seront pas publiés car ils sont confidentiels », a-t-il ajouté. C’est pour cela qu’Interpol n’a pas publié les noms des quatre cadres du Hezbollah sur son site électronique.
Si l’un des accusés est arrêté à l’étranger, le pays concerné doit le livrer à Interpol qui, à son tour, le livrera au TSL, basé près de La Haye. 188 pays, le Liban inclus, ont reçu la notice rouge d’Interpol, et tous les pays qui collaborent avec Interpol sont concernés par cette notification et par son application, y compris l’Iran et la Syrie.
Les quatre suspects sont notamment accusés, selon la notice rouge, d’avoir exécuté des « opérations terroristes » et d’« avoir tué avec préméditation Rafic Hariri ainsi que 21 autres personnes en usant d’explosifs », a indiqué un haut responsable des services de sécurité libanais à l’AFP. Outre les chefs d’accusation retenus contre eux, la notice rouge mentionne les noms réels et les noms d’emprunt des quatre hommes, ainsi que leurs adresses connues.
Le tribunal de l’ONU a remis le 30 juin un acte d’accusation sous scellés et quatre mandats d’arrêt au procureur général à Beyrouth. Les noms des suspects, révélés par des médias libanais, ont été confirmés par le gouvernement.
Selon des sources sécuritaires citées par la LBCI, les recherches qui ont été effectuées jusqu’à présent ne sont que « formelles ». Une demande a été déposée à la Sûreté générale de livrer aux autorités concernées les informations relatives aux déplacements de ces personnes entre le Liban et l’étranger. Mais il se pourrait très bien qu’ils utilisent des passeports libanais ou non libanais sous de faux noms, ce qui complique quelque peu la tâche, notent ces sources.
D’autres sources sécuritaires estiment qu’il existe « une conviction », après recherche, que ces quatre personnes ne se trouvent pas au Liban et que l’un deux aurait même été tué. Mais ces sources n’excluent pas toutefois que les cadres recherchés soient encore au Liban, et c’est pourquoi les perquisitions de lieux où ils pourraient se trouver – notamment ceux qui sont mentionnés dans la notice rouge – se poursuivraient actuellement dans le plus grand secret.
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait exclu le 1er juillet l’arrestation des quatre suspects : « Il ne sera pas possible de les arrêter ni dans 30 jours, ni dans 30 ans, ni dans 300 ans », avait-il dit.
Charbel et Cortbawi
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a indiqué hier dans un entretien à la chaîne NBN que le Liban avait reçu la notice rouge d’Interpol. « Le gouvernement n’a rien à voir dans cette histoire. La décision de mettre la main sur les accusés revient au parquet », a-t-il dit. Plus tôt dans la journée, M. Charbel avait exprimé la même position à La Voix du Liban, précisant que seul le parquet est habilité à mettre à exécution la notice rouge et que la question est purement judiciaire et n’a rien à voir avec la politique. « Le gouvernement ne traitera cette question ni de près ni de loin », a-t-il noté.
Pour sa part, le ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, a rappelé hier qu’ « en vertu des protocoles en vigueur entre le Liban et le TSL, la relation entre le tribunal et les autorités libanaises passe par le procureur général près la Cour de cassation, qui assure la coordination entre les ministères concernés si nécessaire ». M. Cortbawi, qui s’exprimait à la Voix du Liban, a indiqué que si l’arrestation des quatre accusés s’avère impossible, les mandats d’arrêt délivrés sous scellés seront retournés au TSL.
« Le tribunal est une affaire importante. Cela, nul ne peut le nier. Mais n’y a-t-il pas d’autres affaires en suspens qui intéressent les citoyens et qui nécessitent des solutions ?
N’y a-t-il que la question du tribunal international ? » s’est interrogé Chakib Cortbawi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Et voilà que le ton est donné par notre incorruptible nouveau Ministre de la justice. Au moins M. Cortbawi n'est pas du genre à se laisser influencer et il est vrai comme il le dit que le TSL n'est pas le seul problème qui existe. La justice interne est bien plus importante que la justice à deux vitesses que veulent nous mettre sous le nez le clan Hariri et consorts. Ils (père puis fils) et leurs amis sont restés au pouvoir depuis l'époque de l'occupation syrienne en tant que collaborateurs de cette occupation sans se soucier de la justice et suite à la révolte de la rue ils ont retourné leur veste et n'ont pas fait appliquer une justice équitable et sereine vis à vis du peuple et selon les lois institutionnelles. Alors TSl ou XSL ou ZSL...ce n'est pas la priorité !
07 h 52, le 11 juillet 2011