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À La Une - Scandale

News of the World : "Merci et adieu" !

Le NotW est accusé d'avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités. Il aurait de plus payé des policiers informateurs.

Le journal a préparé un tirage exceptionnel de cinq millions d'exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir.IAN NICHOLSON/

L'hebdomadaire dominical britannique News of the World, un des titres phares en Grande-Bretagne du magnat de la presse Rupert Murdoch, fermé en raison d'un scandale d'écoutes téléphoniques, a choisi comme titre de sa dernière édition: "Merci et adieu". Le NotW a donc publié dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d'exemplaires, il est l'un des journaux anglais les plus vendus au monde.

L'édition de dimanche, qui est la dernière dans la longue histoire du journal, rappelle quelques uns de ses plus grands scoops. Et la rédaction, qui compte 200 membres, conclut: "Après 168 ans, nous finissons par dire adieu avec tristesse, mais aussi beaucoup de fierté à nos 7,5 millions de lecteurs fidèles", selon une image de la une diffusée sur le réseau Twitter. "Nous avons perdu notre chemin", juge un éditorial d'une page entière, en expliquant qu'il "n'y a aucune justification à la peine causée aux victimes" des écoutes, tout en soulignant que le journal faisait partie du paysage britannique, au même titre que le "rôti du repas dominical". Pour sa dernière édition, le NotW revient sur sa longue histoire sous le titre "le plus grand journal du monde, 1843-2011" en rappelant quelques une des affaires traitées par la rédaction. Le journal a préparé un tirage exceptionnel de cinq millions d'exemplaires, prévoyant une ruée sur les kiosques pour se procurer ce qui deviendra une édition souvenir, a annoncé l'un de ses journalistes à la presse. "Partons dans un feu d'artifices", a écrit sur Twitter un des rédacteurs en chef adjoint du tabloïd. "Nous sommes totalement innocents", a ajouté Helen Moss, une journaliste, se plaignant que ses 200 confrères travaillant au journal paient pour "quelques" coupables.


Le magnat australo-américain de la presse, Rupert Murdoch, âgé de 80 ans, est attendu dimanche à Londres, où il compte prendre personnellement en main ses affaires gérées en Grande-Bretagne par son fils James Murdoch à la tête de la société News International. Le magnat australo-américain de 80 ans, toujours fermement aux commandes de son empire "News Corp", devrait arriver dimanche à son QG britannique, a indiqué à l'AFP une source au sein de News International (NI), société regroupant les opérations en Grande-Bretagne de l'empire Murdoch. Murdoch senior prend lui-même les affaires en mains, tandis que le scandale entourant le tabloïd britannique News of the World (NotW) ne cesse de prendre de l'ampleur. Son fils James, président des opérations britanniques réunies dans la société News International, a décidé de fermer purement et simplement le journal à sensation.

Aussi traumatisante qu'elle soit, la fermeture du journal n'a pas réussi à mettre un terme au scandale. Trois personnes ont été interpellées depuis vendredi matin, en particulier Andy Coulson, l'ancien rédacteur en chef du tabloïd et ex-directeur de la communication du Premier ministre David Cameron. M. Coulson a été libéré sous conditions, après une journée de garde à vue, comme les deux autres personnes interpellées. Le NotW est accusé d'avoir piraté depuis 2005 les messageries de milliers de célébrités, de Hugh Grant au prince William, mais également d'une écolière assassinée et de proches de soldats tués en Irak. Il aurait de plus payé des policiers informateurs.
Le NotW n'est cependant qu'une goutte d'eau dans l'empire Murdoch, beaucoup plus dépendant de la télévision. Mais le scandale pourrait entraver un projet-phare du baron des médias au Royaume-Uni: le rachat controversé de la totalité du bouquet de chaînes satellitaires britanniques BSkyB.
David Cameron a laissé entrevoir, vendredi, un report de la décision gouvernementale à ce sujet (probablement à l'automne) et Ofcom, le régulateur britannique, a demandé d'être tenu au courant de l'enquête sur le NotW, faisant plonger de près de 8% l'action BSkyB à la Bourse de Londres vendredi. M. Cameron a estimé que la police devait interroger toutes les personnes concernées, quelle que soit leur position. Il a également déclaré qu'il "aurait accepté" la démission de Rebekah Brooks, directrice générale de News International de plus en plus sur la sellette. Selon le quotidien The Guardian, la police enquête sur la destruction présumée de "millions de courriels". "Le QG de Murdoch a-t-il dissimulé des preuves?", se demande le Guardian. News International a démenti. L'histoire pourrait durer. Tentant vendredi de se justifier devant les employés en colère du NotW, Rebekah Brooks a déclaré que, "dans un an", ils comprendraient pourquoi il fallait fermer le tabloïd, sans vouloir en dire plus.
Rupert Murdoch aura fort à faire pour éteindre l'incendie.

L'hebdomadaire dominical britannique News of the World, un des titres phares en Grande-Bretagne du magnat de la presse Rupert Murdoch, fermé en raison d'un scandale d'écoutes téléphoniques, a choisi comme titre de sa dernière édition: "Merci et adieu". Le NotW a donc publié dimanche sa dernière édition, après 168 ans de scoops sulfureux qui lui ont valu le succès populaire: avec 2,8 millions d'exemplaires, il est l'un des journaux anglais les plus vendus au monde.
L'édition de dimanche, qui est la dernière dans la longue histoire du journal, rappelle quelques uns de ses plus grands scoops. Et la rédaction, qui compte 200 membres, conclut: "Après 168 ans, nous finissons par dire adieu avec tristesse, mais aussi beaucoup de fierté à nos 7,5 millions de lecteurs fidèles", selon une image de la une diffusée sur le réseau...
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