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Économie - Dette

Obama fait le point avec les élus sur les négociations budgétaires

La dette brute de l'Etat fédéral, de quelque 14.300 milliards de dollars, a atteint à la mi-mai le plafond autorisé par le Congrès.

M. Obama a estimé que le marché de l'emploi avait dû affronter des "vents contraires", comme "les problèmes de dette en Grèce et en Europe" mais aussi "l'incertitude sur la question du relèvement ou non du plafond de la dette ici aux Etats-Unis".

Le président Barack Obama retrouve dimanche les chefs de file du Congrès pour faire le point sur les négociations budgétaires, après avoir affirmé que l'incertitude entourant la lutte contre les déficits contribuait à alimenter le chômage aux Etats-Unis.
Après avoir relancé jeudi les pourparlers destinés à éloigner le spectre d'un défaut de paiement du pays, le président doit rencontrer en début de soirée les dirigeants de la Chambre des représentants, où ses adversaires républicains sont majoritaires, et ceux du Sénat, contrôlé par les démocrates.
La Maison Blanche et les républicains ont cherché à minimiser les résultats immédiats à attendre de cette inhabituelle réunion dominicale.
Mais ils ont aussi souligné l'urgence de trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette d'ici à la date butoir du 2 août évoquée par le Trésor. Passée cette date, la première économie mondiale ne sera plus en mesure d'emprunter, perspective qui inquiète les marchés et les instances internationales.
"La situation à laquelle nous faisons face est plutôt urgente. En fait, je la décrirais comme critique", a lancé vendredi le président de la Chambre, le républicain John Boehner, principal interlocuteur de M. Obama dans les négociations.
Tout retard à conclure un accord "nous met en grand danger, met notre économie en danger et fait risquer de perdre encore plus d'emplois", a-t-il ajouté, alors que les statistiques de l'emploi publiées vendredi ont montré des embauches au point mort et un taux officiel de chômage en hausse, à 9,2%.
M. Obama a estimé que le marché de l'emploi avait dû affronter des "vents contraires", comme "les problèmes de dette en Grèce et en Europe" mais aussi "l'incertitude sur la question du relèvement ou non du plafond de la dette ici aux Etats-Unis".
Les républicains rejettent le vote d'une telle mesure si elle n'est pas accompagnée de coupes budgétaires drastiques. M. Boehner a jusqu'ici officiellement refusé d'envisager de renoncer aux cadeaux fiscaux pour les plus riches, hérités de l'ère du président républicain George W. Bush.
M. Obama a de son côté accepté le principe d'une réduction importante des dépenses, mais souhaité qu'elle s'accompagne d'une hausse de la fiscalité pour les plus aisés, afin de parvenir à réduire la dette des Etats-Unis de quelque 4.000 milliards de dollars cumulés sur 12 ans.
La dette brute de l'Etat fédéral, de quelque 14.300 milliards de dollars, a atteint à la mi-mai le plafond autorisé par le Congrès.
"Les positions des parties sont encore très éloignées sur un grand nombre de sujets", avait concédé M. Obama à l'issue de la réunion de jeudi. Le lendemain, il avait remarqué que "plus vite nous parviendrons (à un accord), plus vite (...) les entreprises obtiendront les assurances nécessaires pour investir afin de croître et d'embaucher".
Pour sa part, M. Boehner n'a pas fait preuve d'un optimisme démesuré, en remarquant vendredi que si "beaucoup de conversations se poursuivent", "je ne pense pas que les positions se soient rapprochées".
Candidat à sa réélection en novembre 2012, M. Obama a prévenu que les négociations seraient "politiquement douloureuses pour tout le monde". Il doit à la fois s'entendre avec les républicains et ne pas s'aliéner le soutien des démocrates, attachés à l'intégrité des grands programmes sociaux.
M. Obama a reçu vendredi matin la dirigeante de la minorité à la Chambre, Nancy Pelosi, qui avait mis en garde la veille contre l'idée "d'équilibrer le budget sur le dos des personnes âgées, des femmes et des handicapés".
Le président Barack Obama retrouve dimanche les chefs de file du Congrès pour faire le point sur les négociations budgétaires, après avoir affirmé que l'incertitude entourant la lutte contre les déficits contribuait à alimenter le chômage aux Etats-Unis.Après avoir relancé jeudi les pourparlers destinés à éloigner le spectre d'un défaut de paiement du pays, le président doit rencontrer en début de soirée les dirigeants de la Chambre des représentants, où ses adversaires républicains sont majoritaires, et ceux du Sénat, contrôlé par les démocrates.La Maison Blanche et les républicains ont cherché à minimiser les résultats immédiats à attendre de cette inhabituelle réunion dominicale.Mais ils ont aussi souligné l'urgence de trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette d'ici à la date butoir...
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