L’essentiel de l’intervention était axé sur le TSL et sur Israël, un pays qui, pour Mohammad Raad, a connu sa seule défaite « grâce au Hezbollah », et qui continue à travers la communauté internationale, et « au moyen du TSL », à œuvrer à saper l’entente entre « l’armée, le peuple et la résistance ».
Le président du bloc du Hezbollah a assuré que s’il insistait à connaître la vérité sur les assassinats politiques au Liban, il garantit en tout cas que le TSL n’est pas l’instance qui le fera, parce que ce tribunal, d’après lui, « menace la paix et la stabilité au Liban », tribunal à la solde de « la dictature américano-sioniste », dont le seul but est la mainmise sur le Liban et « l’éviction de sa résistance ».
Il s’est enfin désolidarisé du TSL, rejetant toutes les décisions qui en émaneraient, assurant en revanche aux Libanais que les armes de la résistance « sont prêtes » à défendre le pays.
Comme son collègue, mais avec plus de surenchère, le député Nawwaf Moussaoui a abordé le sujet du TSL, dont il pense qu’il faudrait « le traîner en justice », en rappelant la collaboration du parti de Dieu avec le juge Bellemare. « Nous avons ouvert nos bureaux et nos maisons », a-t-il dit, invitant même les présents à visiter « le bureau du TSL dans la banlieue sud ». Mais il a déclaré haut et fort qu’il « refusait que soit accusé » celui qui est à l’origine de la libération, et qu’il le refusera même « dans 3 000 ans », regrettant que « certains » écartent sciemment les preuves présentées par le Hezbollah et qui « incrimineraient » Israël, comme si, a ironisé Moussaoui, cela « lésait le président Hariri ». Il a à ce propos accusé le colonel Wissam Hassan des fuites d’informations relatives au dossier.
Répondant au député Marwan Hamadé, il lui a souhaité des rêves « plus réalisables », le moyen de redonner de la crédibilité au TSL, pour qu’il puisse juger les faux témoins, par exemple, avant de rêver à un tribunal pour la Palestine.
Il a enfin souhaité que l’équipe gouvernementale soit celle qui « sauvera le pays de la fitna (discorde) et mettra fin au suivisme qui prévaut depuis 2005 ».
Le député Ali Ammar a pour sa part consacré son intervention à répondre à Samy Gemayel, qui avait évoqué l’enregistrement des déplacements de Rafic Hariri, entre autres, et il lui a demandé comment il pouvait faire confiance au TSL alors que cette instance n’est, selon lui, qu’une « bouffonnerie ». Il a déclaré pour finir que le souci premier du Hezbollah n’est pas vraiment de découvrir la vérité ni de faire prévaloir la justice.
Il va sans dire que les trois députés ont accordé leur confiance au cabinet Mikati.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
La seule facon de sauver le Liban est d'interdire a tous les males de faire la politique pendant une periode d'au moins 10 ans renouvellable. Seulement les femmes auraient droit a etre elues a tous les postes gouvernementaux. Alors nous commencerons seulement a voir la fin de nos problemes. Aussi dure que soit la verite, if faut se rendre a l'evidence, apres trente ans de bourbier, qu'une bonne partie de nos males est irreversiblement malade.
09 h 18, le 08 juillet 2011