Roberto Alagna.
C’est au sein de ce «clan de Siciliens» qui chantent qu’Alagna va donc découvrir très jeune sa vocation d’artiste. Pendant des années, il chante le soir dans les cabarets en s’accompagnant à la guitare. Son jardin secret, c’est l’opéra, et son idole, c’est Pavarotti. Aussi, lorsque le ténor vient à Paris signer des dédicaces dans un grand magasin, le jeune Alagna se glisse dans la foule, parvient à l’approcher, à lui dire quelques mots. Le voici invité à une audition par le maestro. Il s’y rend et gagne son billet pour la finale du Concours Pavarotti à Philadelphie. Qu’il remporte! Nous sommes en 1988, il a vingt-quatre ans. Il recevra aussi deux Victoires de la musique.
À partir de là, il chante sur les scènes les plus prestigieuses du monde, où il interprète les maîtres-rôles de l’opéra, rôles tels qu’Alfredo dans La Traviata de Verdi, Rodolfo dans la Bohème de Puccini et Roméo dans le Roméo et Juliette de Gounod. En 1995, il reçoit pour cette incarnation la plus haute distinction théâtrale britannique, le Prix Laurence Olivier.
La voix d’Alagna est celle du ténor lyrique italien rêvé. Timbre clair et visage expressif, il sait passer de l’opéra à l’opérette avec le même talent.
Dans les années 2000, il se rapproche du grand public en remettant au goût du jour le répertoire de Luis Mariano: son album C’est Magnifique (du titre d’une des chansons phares du CD) se vend à plus de 500000 exemplaires. Roberto Alagna réussit à trouver la voix et le ton qui conviennent à chacun des ses morceaux sans renier sa propre personnalité. Il sait jouer l’humour et la fantaisie tout en préservant sa sincérité.
En 2007, il adapte avec son frère Le dernier jour d’un condamné de Hugo avec un grand succès. Puis, en août de la même année, Alagna fait sensation dans Le Trouvère de Verdi aux Chorégies d’Orange. Il brille ensuite dans l’adaptation de Marcel Pagnol, Fanny et Marius. En 2009, il publie son album Sicilien et, en 2010, le voilà qui revient avec un nouvel album aux couleurs chaudes de l’Amérique latine, Latino (Universal Classique). On y retrouve de grands classiques, tels que Besame mucho ou Quizás, Quizás, Quizás.
Si jamais le Sicilien faisait dans son concert de Beiteddine des incursions dans le répertoire de ces deux derniers disques, ce serait tout simplement «Magnifique»!
* Billets en vente au Virgin Ticketing.


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Pourquoi "ENFIN" au Liban. Roberto Alagna était déjà venu au Liban (avec Angela Georghiu) dans le cadre du Festival de Baalbeck et avait été accompagné par l'Orchestre Philharmonique du Liban.
01 h 17, le 07 juillet 2011