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Économie - Turquie

Croissance spectaculaire au premier trimestre

L’économie turque a connu une croissance spectaculaire de 11 % au premier trimestre 2011, mais elle enregistre un déficit inquiétant de son commerce extérieur, selon les données officielles publiées par l’institut de la statistique (Tüik).
Ce taux de croissance place la Turquie, pays d’environ 73 millions d’habitants et 17e économie mondiale, en tête des pays du G20 et des économies émergentes, suivie par l’Argentine, avec 9,9 %.
La croissance turque avait déjà atteint 8,9 % en 2010, dépassant les prévisions du gouvernement, qui tablait sur une progression d’environ 7 %.
Le produit national brut (PNB) par habitant s’est chiffré à 10 079 dollars pour 2010, selon le Tüik. Ce chiffre était de 8 590 dollars en 2009.
En 2009, plongée dans la récession du fait de la crise mondiale, l’économie turque s’était contractée de 4,8 %.
En données ajustées des variations saisonnières, le produit intérieur brut a augmenté de 1,4 % par rapport au trimestre précédent, selon le Tüik.
Le secteur du détail bondit de 17,2 % et le bâtiment et les produits manufacturés sont également en forte hausse.
Le taux de croissance annuel ne sera pas inférieur à 7 %, a déclaré le ministre du Commerce extérieur Zafer Caglayan à la télévision, alors que les experts prévoient 6,2 %.
Cette forte croissance a cependant creusé le déficit des comptes courants, alors que les importations ont grimpé et que la progression des exportations vers l’Europe s’est tassée, le déficit étant comblé notamment par des capitaux spéculatifs à court terme, dits « hot money », ce qui inquiète les analystes et les autorités.
Le Tüik a également dévoilé les chiffres sur le déficit du commerce extérieur, qui s’est élevé à 10 milliards de dollars en mai, bien au-delà des attentes.
« C’est le plus grand déficit commercial mensuel, qui porte le déficit sur 12 mois à 92,3 milliards de dollars, contre 87,2 mds en avril », a déclaré la Finansbank.
Pour décourager les investissements spéculatifs à court terme, la Banque centrale turque a baissé de manière significative les taux d’intérêt, et a imposé aux banques un relèvement de leurs montants minimaux de réserves, pour limiter leurs capacités de crédit à la consommation.
Ces mesures ont fait chuter la livre turque, avec comme objectif de favoriser les exportations et de réduire les importations.
Mais les experts de la banque TEB relèvent que la monnaie turque reste « vulnérable ».
« Les autorités doivent avoir recours à des politiques orthodoxes pour convaincre les acteurs du marché qu’elles s’efforcent de résoudre le problème du déficit des comptes courants », a indiqué la TEB.
Le taux de croissance turc devrait rester positif, mais décliner « dans un contexte de ralentissement mondial et de volatilité des marchés financiers », a souligné cette banque.
(Source : AFP)
L’économie turque a connu une croissance spectaculaire de 11 % au premier trimestre 2011, mais elle enregistre un déficit inquiétant de son commerce extérieur, selon les données officielles publiées par l’institut de la statistique (Tüik).Ce taux de croissance place la Turquie, pays d’environ 73 millions d’habitants et 17e économie mondiale, en tête des pays du G20 et des économies émergentes, suivie par l’Argentine, avec 9,9 %.La croissance turque avait déjà atteint 8,9 % en 2010, dépassant les prévisions du gouvernement, qui tablait sur une progression d’environ 7 %.Le produit national brut (PNB) par habitant s’est chiffré à 10 079 dollars pour 2010, selon le Tüik. Ce chiffre était de 8 590 dollars en 2009.En 2009, plongée dans la récession du fait de la crise mondiale, l’économie turque...
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