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Liban

« La justice ne défie que les criminels »

Marwan Hamadé entouré de May Chidiac et Ahmad Hariri. Photo Sami Ayad

Voici de très larges extraits du texte de l’appel lancé par le 14 Mars :
« Libanais,
« Vous avez tenu à vivre libres. Ce faisant, vous avez arraché votre droit et celui de vos martyrs à la justice.
« La justice est la garantie de votre stabilité et de votre indépendance (...). Nous n’acceptons pas que d’aucuns nous imposent une équation injuste et immorale, selon laquelle la justice constituerait une menace pour la paix civile et qu’elle serait inapplicable au Liban, y compris des siècles plus tard.
« La vérité, toute la vérité, est qu’une acceptation du principe de l’impunité, qui a dominé notre vie politique pendant des décennies, consoliderait la règle de la légitimation de l’assassinat politique et menacerait donc la paix civile et la coexistence.
« Notre demande de vérité (...) et de justice sert la cause d’un Liban stable et installé dans une paix durable. La justice (...) ne défie que les criminels. Et la justice, surtout lorsqu’elle est rendue par des personnes capables et dignes de confiance, est aujourd’hui notre principal moyen de protéger le Liban et d’empêcher qu’il ne revienne à la situation qui était la sienne avant la révolution du Cèdre, au moment même où les peuples arabes abattent les murs de leurs prisons et se réveillent à la liberté et à la dignité.
« Les vagues d’assassinats politiques, de meurtres, d’attentats et de terrorisme que le Liban a connues n’auraient jamais atteint une telle ampleur sans l’existence d’un environnement propice au développement du recours aux armes illégales. (...) La multiplication des violations de l’accord de Taëf à ce sujet a fini par remettre le pays sous la botte de ces mouvements armés qui jouent concrètement le rôle du partenaire prenant l’État et ses institutions en otages et leur dérobant leurs responsabilités policières, militaires et judiciaires.
« Après toutes ces amères expériences, il n’est plus acceptable que les armes non légales continuent d’exercer leur tutelle sur l’État.
« Libanais,
« Vous êtes aujourd’hui face à un gouvernement qui ne s’est pas contenté de se retourner contre la démocratie, mais est allé aussi jusqu’à dénier, dans son projet de déclaration ministérielle, la demande de justice à l’égard de laquelle l’État avait pris des engagements auprès du peuple libanais et de la communauté internationale dans les précédentes déclarations ministérielles (...).
« Mais le plus dangereux dans cette orientation gouvernementale ne réside pas dans ce déni de justice. Il est plutôt dans le fait d’exprimer son inimitié envers les citoyens et les proches des martyrs et dans celui de pousser l’État libanais hors de la légalité internationale pour en faire un État paria. Cela est chargé de nuisances pour tous les Libanais, sans exception, quelles que soient leurs opinions ou leurs affiliations politiques.
« En notre qualité d’opposition nationale et démocratique, et après ce que nous avons entendu hier et qui relève de la logique de la force des armes imposée à tous les Libanais et donc au gouvernement, nous réclamons du Premier ministre de proclamer mardi matin devant la Chambre, de manière franche et directe, son engagement à l’égard de la résolution 1757 et des mesures exécutoires qui s’ensuivent ou alors de partir, lui et son gouvernement, sans que nul ne les regrette.
« Car ce gouvernement est, avec son chef, ses membres réunis et toute personne qui s’assoit à sa table, un gouvernement de putsch contre les Libanais qui ont obtenu de haute lutte le droit à la justice et à la vérité (...).
« Nous ne braderons pas le sang (des martyrs).
« Libanais,
« Nous vous invitons à rester attachés aux bases de la révolution du Cèdre et de ses objectifs de liberté, de dignité et de justice (...).
« Les composantes du 14 Mars demeurent déterminées à obtenir la mise en œuvre de toutes les résolutions internationales, en particulier la 1757 dans toutes ses implications, et s’engagent à ce qui suit :
« 1 – Faire face au processus de destruction de la coexistence, de l’État et du système politique qui a commencé avec la mainmise armée sur la capitale, en 2008, et s’est poursuivi malgré l’accord de Doha, la victoire du 14 Mars aux législatives de 2009, les gouvernements d’union nationale et nos efforts permanents pour promouvoir les impératifs de la réconciliation nationale. Nous continuerons la lutte jusqu’à briser cette hégémonie établie par les armes.
« 2 – Entamer l’action pour faire chuter ce gouvernement, formé sur un coup d’État, et ce dès mardi si le Premier ministre ne s’engage pas à mettre en œuvre la résolution 1757.
« 3 – Lancer une campagne politique arabe et internationale dans le but de sauver la République de l’emprise des armes et demander aux gouvernements arabes et de la communauté internationale de ne pas coopérer avec ce gouvernement en cas de non-application des dispositions de la 1757.
« 4 – Le 14 Mars prendra toutes les mesures pacifiques qui seront jugées nécessaires pour préserver le sang des martyrs de la révolution du Cèdre et l’avenir de la justice et de la jeunesse au Liban.
« 5 – Les parties réunies se déclarent en session ouverte et décident de former un comité d’urgence chargé de suivre les développements et prendre les mesures adéquates. (...)
« Non au gouvernement du Hezbollah. Oui à la liberté et à la justice. Oui à la coexistence, la démocratie et la Constitution. »
Voici de très larges extraits du texte de l’appel lancé par le 14 Mars : « Libanais, « Vous avez tenu à vivre libres. Ce faisant, vous avez arraché votre droit et celui de vos martyrs à la justice.« La justice est la garantie de votre stabilité et de votre indépendance (...). Nous n’acceptons pas que d’aucuns nous imposent une équation injuste et immorale, selon laquelle la justice constituerait une menace pour la paix civile et qu’elle serait inapplicable au Liban, y compris des siècles plus tard.« La vérité, toute la vérité, est qu’une acceptation du principe de l’impunité, qui a dominé notre vie politique pendant des décennies, consoliderait la règle de la légitimation de l’assassinat politique et menacerait donc la paix civile et la coexistence.« Notre demande de vérité (...) et de justice...
commentaires (10)

Att Roula Rayess ou Rais Etes vous la Roula Rais que j'ai bien connue ds les années 70 jQuery161003423142541104107_1309793698848 si oui merci de donner ton mail à L'OLJ pour que je puisse entrer en contact avec toi ..si ce n'est pas toi eh bien désolé Selim Chams

chams selim

11 h 03, le 04 juillet 2011

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Commentaires (10)

  • Att Roula Rayess ou Rais Etes vous la Roula Rais que j'ai bien connue ds les années 70 jQuery161003423142541104107_1309793698848 si oui merci de donner ton mail à L'OLJ pour que je puisse entrer en contact avec toi ..si ce n'est pas toi eh bien désolé Selim Chams

    chams selim

    11 h 03, le 04 juillet 2011

  • Mme Aynedjian, je faisais une simple allusion à l'expression "les chiens aboient, la caravane passe". Ne vous emballez pas pour si peu.

    Khalil RAAD

    10 h 46, le 04 juillet 2011

  • La démocratie ce sont les éléctions. M.joumblatt, M.Mikati, M.Safadi, ont été élu sous les slogans du peuple de 14Mars. et ce n'est pas parceque ils ont retourné leurs vestes que ça change quelque chose aux principes d'une partie, pour ne pas dire d'une bonne partie de libanais. Pour les 14 mars, nul n'est divin, ni sacré! tout le monde fait des erreurs et verra lors des éléctions sa note attribuée. Les crimes doivent être punis, au tribunal et non par des procès diffamatoires comme savent faire les divins, sacré, propres, par des discours et à travers des journaux. Depuis le temps qu'on traite tous ceux qui veulent savoir la vérité de pro-américains et sionistes, personne appertenant à ce camp n'a été arrêté ou condamné. Pour les propres, divins, sacré, qui interviennent à la télé en monologue sans jamais rentrer dans une discussion pour ne pas faire face aux vérités, le monde n'existe pas, ils sont tous des sionistes. Le crime de Hariri et ses amis sera puni, un jour, dans 1 an, 30 ans ou 300 ans, parceque la justice, si elle est absente au Liban elle existe dans le monde libre, où seule la vie humaine est sacrée. Les armes ne peuvent pas taire les vérités, et seuls les lâches ont peur des armes.

    Salam Nadia

    06 h 24, le 04 juillet 2011

  • Un peu de retenue M. Khalil Raad!!! "Laisser les chiens aboyer..."! Quel langage!

    Mariette Aynedjian

    05 h 47, le 04 juillet 2011

  • DSK -malgre ses detracteurs politiques, malgre son image de marque dans le monde des finances- n'a-t-il pas ete inculpe de viol par la justice americaine dont nous connaissons tous le precepte, a tort ou a raison, a savoir 'guilty until proven innocent'?! Aujourd'hui ce meme DSK a ete remis en liberte par cette meme machine judiciaire broyante et ce, malgre sa reputation de heuh...bon, affaire a suivre, futur president...? mmmm..interessant. Ou est le probleme si quatre membres du Hezbollah sont inculpes, s'ils sont innocents?... La verite ne finit elle pas toujours par triompher pour venir redorer le blason de l'accuse? Quelque biase que soit le Tribunal International, pourquoi cette peur viscerale de la part du Hezb qui clame tout haut son heroisme et qui ne tremble pas devant l'ennemi sioniste?! C'aurait ete tellement plus valorisant aux yeux de la Communaute internationale que nous Libanais, toutes confessions confondues, ayons la dignite de nous soumettre a la justice internationale...confiants de notre innocence. Alors, Mr le Secretaire du Parti, je vous demande de vous montrer garant de l'image pacifiste et juste que nous libanais cherchons a promouvoir et ce, en acceptant de cooperer avec la justice, d'ou qu'elle provienne. Vous pourrez meme profitez de la conjoncture pour prouver au monde entier l'integrite absolue de votre parti. Apres tout nul ne se fait justice soit meme.

    Rula Rais

    04 h 51, le 04 juillet 2011

  • Peu importe ce que dira ou fera ce gouvernement. Il est deja discredite aux yeux d'une large partie de l'opinion libanaise et internationale. Que Nasrallah le veuille ou pas, le TSL poursuit son chemin et l'acte d'accusation, quand il sera publie, aura raison une fois pour toutes des assassins, des commanditaires et du gouvernement libnanais qui les protege! On se demande par quel tour de magie les centristes pourront encore s'en sortir!

    Jihad Mouracadeh

    02 h 49, le 04 juillet 2011

  • C'est assez amusant et drole ,de constater que lors de sa participation au pouvoir ,ce pole politique ait été complètement à coté de son role de gouvernance ,et qu'il ne se mette à brandir haut et fort des slogans et diatribes enflammés que parce qu'il en est écarté !! pourquoi n'y a t'il pas dialogue entre les parties ? pourquoi toujours ce désir de forcer l'autre en invoquant moult raisons ...sachant que le Hezb a dit depuis des années qu'il ne faisait pas confiance au TSL !! pourquoi aujourdhui invoquer le jugement des autres nations ? et faire entrer le 'loup' dans la bergerie ? pourquoi se donner le monopole de la justice et la démocratie ? sic !! bon sang ce pays est tout petit et vous etes voisins ,alors réunissez vous au lieu d'attiser la haine !! car ce sera le résultat obtenu: hair l'autre... Selim Chams

    chams selim

    01 h 35, le 04 juillet 2011

  • Il est possible que cette declaration de principe ne soit pas suivie d'effet dans l'immediat. Que que le gouvernement parvienne a obtenir la confiance du Parlement ou il jouit d'une majorite. Et que le premier ministre justifie son reniement par son souci de preserver la coexistence. Mais elle etait necessaire ne serait-ce qu'aux yeux de la communaute internationale.

    ibrahim tabet

    01 h 34, le 04 juillet 2011

  • L'Exécutif libanais, que ce soit par le Président de la république, le Premier ministre ou le porte-parole du gouvernement, va-t-il réagir officiellement suite à la publication de l'acte d'accusation du TSL ? Ou bien va-t-il se contenter de briller par sa passivité devant toute cette agitation qui monte de tous les côtés ?

    Robert Malek

    21 h 40, le 03 juillet 2011

  • Leur discours reflète leur désespoir. Que le gouvernement laisse les chiens aboyer, et qu'il se mette vite au travail.

    Khalil RAAD

    20 h 51, le 03 juillet 2011

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