Marwan Hamadé entouré de May Chidiac et Ahmad Hariri. Photo Sami Ayad
« Libanais,
« Vous avez tenu à vivre libres. Ce faisant, vous avez arraché votre droit et celui de vos martyrs à la justice.
« La justice est la garantie de votre stabilité et de votre indépendance (...). Nous n’acceptons pas que d’aucuns nous imposent une équation injuste et immorale, selon laquelle la justice constituerait une menace pour la paix civile et qu’elle serait inapplicable au Liban, y compris des siècles plus tard.
« La vérité, toute la vérité, est qu’une acceptation du principe de l’impunité, qui a dominé notre vie politique pendant des décennies, consoliderait la règle de la légitimation de l’assassinat politique et menacerait donc la paix civile et la coexistence.
« Notre demande de vérité (...) et de justice sert la cause d’un Liban stable et installé dans une paix durable. La justice (...) ne défie que les criminels. Et la justice, surtout lorsqu’elle est rendue par des personnes capables et dignes de confiance, est aujourd’hui notre principal moyen de protéger le Liban et d’empêcher qu’il ne revienne à la situation qui était la sienne avant la révolution du Cèdre, au moment même où les peuples arabes abattent les murs de leurs prisons et se réveillent à la liberté et à la dignité.
« Les vagues d’assassinats politiques, de meurtres, d’attentats et de terrorisme que le Liban a connues n’auraient jamais atteint une telle ampleur sans l’existence d’un environnement propice au développement du recours aux armes illégales. (...) La multiplication des violations de l’accord de Taëf à ce sujet a fini par remettre le pays sous la botte de ces mouvements armés qui jouent concrètement le rôle du partenaire prenant l’État et ses institutions en otages et leur dérobant leurs responsabilités policières, militaires et judiciaires.
« Après toutes ces amères expériences, il n’est plus acceptable que les armes non légales continuent d’exercer leur tutelle sur l’État.
« Libanais,
« Vous êtes aujourd’hui face à un gouvernement qui ne s’est pas contenté de se retourner contre la démocratie, mais est allé aussi jusqu’à dénier, dans son projet de déclaration ministérielle, la demande de justice à l’égard de laquelle l’État avait pris des engagements auprès du peuple libanais et de la communauté internationale dans les précédentes déclarations ministérielles (...).
« Mais le plus dangereux dans cette orientation gouvernementale ne réside pas dans ce déni de justice. Il est plutôt dans le fait d’exprimer son inimitié envers les citoyens et les proches des martyrs et dans celui de pousser l’État libanais hors de la légalité internationale pour en faire un État paria. Cela est chargé de nuisances pour tous les Libanais, sans exception, quelles que soient leurs opinions ou leurs affiliations politiques.
« En notre qualité d’opposition nationale et démocratique, et après ce que nous avons entendu hier et qui relève de la logique de la force des armes imposée à tous les Libanais et donc au gouvernement, nous réclamons du Premier ministre de proclamer mardi matin devant la Chambre, de manière franche et directe, son engagement à l’égard de la résolution 1757 et des mesures exécutoires qui s’ensuivent ou alors de partir, lui et son gouvernement, sans que nul ne les regrette.
« Car ce gouvernement est, avec son chef, ses membres réunis et toute personne qui s’assoit à sa table, un gouvernement de putsch contre les Libanais qui ont obtenu de haute lutte le droit à la justice et à la vérité (...).
« Nous ne braderons pas le sang (des martyrs).
« Libanais,
« Nous vous invitons à rester attachés aux bases de la révolution du Cèdre et de ses objectifs de liberté, de dignité et de justice (...).
« Les composantes du 14 Mars demeurent déterminées à obtenir la mise en œuvre de toutes les résolutions internationales, en particulier la 1757 dans toutes ses implications, et s’engagent à ce qui suit :
« 1 – Faire face au processus de destruction de la coexistence, de l’État et du système politique qui a commencé avec la mainmise armée sur la capitale, en 2008, et s’est poursuivi malgré l’accord de Doha, la victoire du 14 Mars aux législatives de 2009, les gouvernements d’union nationale et nos efforts permanents pour promouvoir les impératifs de la réconciliation nationale. Nous continuerons la lutte jusqu’à briser cette hégémonie établie par les armes.
« 2 – Entamer l’action pour faire chuter ce gouvernement, formé sur un coup d’État, et ce dès mardi si le Premier ministre ne s’engage pas à mettre en œuvre la résolution 1757.
« 3 – Lancer une campagne politique arabe et internationale dans le but de sauver la République de l’emprise des armes et demander aux gouvernements arabes et de la communauté internationale de ne pas coopérer avec ce gouvernement en cas de non-application des dispositions de la 1757.
« 4 – Le 14 Mars prendra toutes les mesures pacifiques qui seront jugées nécessaires pour préserver le sang des martyrs de la révolution du Cèdre et l’avenir de la justice et de la jeunesse au Liban.
« 5 – Les parties réunies se déclarent en session ouverte et décident de former un comité d’urgence chargé de suivre les développements et prendre les mesures adéquates. (...)
« Non au gouvernement du Hezbollah. Oui à la liberté et à la justice. Oui à la coexistence, la démocratie et la Constitution. »


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Att Roula Rayess ou Rais Etes vous la Roula Rais que j'ai bien connue ds les années 70 jQuery161003423142541104107_1309793698848 si oui merci de donner ton mail à L'OLJ pour que je puisse entrer en contact avec toi ..si ce n'est pas toi eh bien désolé Selim Chams
11 h 03, le 04 juillet 2011