Le DJ new-yorkais à lunettes est une grosse tête de l’électro.
Né à Harlem, le 11 septembre 1965, au sein d’une famille portée davantage sur la science et la médecine que sur la musique, il va collectionner très tôt les expériences musicales.
Au début des années 1980, il se lance dans le punk et crée le groupe « The Vatican Commandos ». Leur premier disque est réalisé grâce à son premier enregistreur 4 pistes. Une acquisition qui le plonge dans un univers musical électronique. Moby s’intéresse à la house music et devient un pro de l’échantillonnage et du mixage.
Au milieu des années 80, il est DJ sur la scène « Dance » à New York. À ses débuts, il se classe plutôt dans l’underground, avant de passer à la techno industrielle et de monter, dans les années 90, un groupe de rock fusion ! En 1991, il se fait connaître du public avec son tube Go, qui sera également repris dans une publicité. Cet hymne techno basé sur un sample du thème de la série télévisée Twin Peaks lance sa carrière. À partir de là, le jeune homme à lunettes devient remixeur pour Michael Jackson, les Pet Shop Boys, Prodigy ou encore Depeche Mode.
Évoluant sous une multitude de pseudos pour jongler entre les labels (Barracuda, Voodoo Child, DJ Cake...), Moby explore continuellement de nouvelles pistes musicales. En 1993, il sort l’album « Ambient » entièrement lounge. En 1995, « Everything is Wrong » emballe la critique et dévoile son chic pour surfer sur les genres (de la house au rock, du hardcore à la jungle). L’année d’après, il surprend tout le monde en prenant le contre-pied de la vague techno et en sortant l’album punk-rock « Animal Rights ».
À la même époque, Hollywood fait appel à ses talents pour créer les bandes originales des films Heat, Le Saint et Le Cinquième Élément. Ses remixes électro de thèmes connus sont compilés sur « I Like to Score ».
Mais c’est grâce à l’album « Play », écoulé à plus de 10 millions d’exemplaires, que Moby obtient, en 1999, la consécration auprès du grand public. Trouvailles sonores, variations et bidouillages électroniques, il y navigue entre ambient, house, gospel, jazz, rock et funk. Les huit singles extraits de cet album, dont Porcelain, Natural Blues et Why Does My Heart Feel So Bad ?, domineront tous les classements pendant près de 2 ans.
En 2002, il publie le très attendu « 18 » (qui contient notamment les tubes We Are All Made of Stars et In This World) puis se consacre à des projets plus confidentiels, comme l’album « Baby Monkey » qu’il sort sous le pseudonyme de « Voodoo Child ». Après s’être investi dans la campagne anti-Bush de 2004, Moby revient en 2005 avec l’album « Hotel », disque électro-acoustique dans lequel il montre ses talents de chanteur notamment avec le tube Lift Me Up.
En 2006, contacté par Mylène Farmer, il l’accompagne en duo sur une reprise de Slipping Away.
En 2008, Moby s’essaie à un style plus dance avec l’album « Last Night », mais il revient à sa marque de fabrique en 2009 avec l’album « Wait for Me » et ses ballades électro mélancoliques remixées l’année suivante par Laurent Wolf, Chaps, Chuckie ou Carl Cox.
En mai 2011, Moby sort son neuvième album studio « Destroyed » ainsi qu’un ouvrage de photographies qu’il a prises lui-même à travers le monde durant la période d’enregistrement de cet album.
Il sonnerait, selon ses dires, comme de la « musique électronique détraquée pour villes vides à 2h du matin » ! Moby ne renonce jamais à une certaine forme d’autodérision tranquille. D’ailleurs, l’énorme capital de sympathie qu’il a su déclencher de par le monde doit beaucoup à cet humour et à sa modestie.
*Mardi 5 juillet, à 20h30. Billets en vente au Virgin Ticketing à 75 000LL debout ou 60 000LL, 105 000LL et 150 000LL assis.


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