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Liban

Gemayel : Pas de partenariat, pas d’unité, pas d’institutions sans vérité

Après l’annonce de la publication de l’acte d’accusation du TSL, le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, a reçu un appel téléphonique du chef du courant du Futur, l’ancien Premier ministre Saad Hariri, qui a évoqué avec lui les suites qui devraient être données à l’acte d’accusation.
Le président Gemayel a ensuite présidé en début d’après-midi une réunion extraordinaire du bureau politique Kataëb, à l’issue de laquelle il a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a souligné que le pouvoir politique se doit de mettre à exécution les dispositions de l’acte d’accusation. « Nous ne tolérerons aucune négligence » sur ce plan, a affirmé le leader des Kataëb.
Exprimant sa vive satisfaction après l’annonce de la publication de l’acte d’accusation « qui ouvre la voie à un long processus de justice internationale », le président Gemayel a déclaré : « Soyons clairs. Les patries ne peuvent être édifiées que sur base de la vérité, à l’instar des institutions. Il ne saurait y avoir de partenariat (national) que sur base de la vérité. Il ne saurait y avoir d’unité ni d’institutions que sur base de la vérité. La vérité est l’entrée en matière pour l’édification de la patrie. »
Et le président Gemayel d’ajouter : « Nul ne saurait être au-dessus de la justice. La main de la justice et de la vérité doit atteindre (tout accusé), quel qu’il soit, quel que soit son poste de responsabilité. Les services sécuritaires et judiciaires doivent accomplir leur devoir afin de mettre à exécution la décision de la justice internationale. Aucun prétexte ne saurait justifier la non-application de la décision de la justice internationale. Nous ne tolérerons aucune négligence. Le pouvoir politique est tenu de mettre à exécution la décision internationale. Nous serons vigilants à ce sujet et nous ne serons pas conciliants sur ce plan. Nous aurons recours à tous les moyens légitimes et possibles afin que la décision internationale soit appliquée. Nous attendons l’exécution de la teneur de l’acte d’accusation conformément aux dispositions de la justice internationale, d’autant que l’acte d’accusation qui a été rendu public utilise des termes de manière ferme et impérative qui ne laissent la place à aucun doute et aucune attitude conciliante, tout en fixant des délais. »
Après avoir rappelé que le TSL a été créé sur base du chapitre VII de la Charte de l’ONU et qu’un délai de 30 jours est fixé pour mettre à exécution l’acte d’accusation, le président Gemayel a déclaré : « L’occasion est historique. L’acte d’accusation est un élément fondateur pour réactiver la justice libanaise et la magistrature d’une manière générale. Nous n’accepterons en aucune façon qu’une quelconque partie nous fasse rater cette occasion. Nous sommes directement concernés car nous avons deux martyrs, Antoine Ghanem et Pierre Gemayel, et de ce fait, nous ne permettrons à personne d’empêcher que justice soit faite. »
Soulignant que la publication de l’acte d’accusation est « un premier pas », le président Gemayel a mis l’accent sur la nécessité dans ce cadre de « ne pas oublier le cas de Habib Chartouni, accusé de l’assassinat de Bachir Gemayel ». Après avoir souligné que « la mobilisation générale a été mise en place », le leader des Kataëb a indiqué que les contacts sont maintenus avec « tous nos alliés », dont notamment le courant du Futur. Le président Gemayel a enfin relevé, dans une allusion à peine voilée au Hezbollah, que « les personnes évoquées dans l’acte d’accusation sont très proches de certains pôles du gouvernement ».
Après l’annonce de la publication de l’acte d’accusation du TSL, le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, a reçu un appel téléphonique du chef du courant du Futur, l’ancien Premier ministre Saad Hariri, qui a évoqué avec lui les suites qui devraient être données à l’acte d’accusation. Le président Gemayel a ensuite présidé en début d’après-midi une réunion extraordinaire du bureau politique Kataëb, à l’issue de laquelle il a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a souligné que le pouvoir politique se doit de mettre à exécution les dispositions de l’acte d’accusation. « Nous ne tolérerons aucune négligence » sur ce plan, a affirmé le leader des Kataëb. Exprimant sa vive satisfaction après l’annonce de la publication de l’acte d’accusation « qui ouvre la...
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