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Liban

Samir Frangié : Des propos qui traduisent un état maladif

L’ancien député Samir Frangié a estimé samedi que « le nouveau gouvernement n’a pas besoin qu’on lui livre une opposition féroce, dans la mesure où les développements en cours le font tomber de facto ».
Dans un entretien à Radio Liban libre, M. Frangié a indiqué que « la mission de ce cabinet est précisément de mettre une carte supplémentaire entre les mains du régime syrien pour qu’il puisse marchander avec la communauté internationale », comparant le cabinet Mikati aux gouvernements qui étaient formés sous la tutelle syrienne au Liban avant la révolution du Cèdre de 2005.
« Il est tout naturel que le président de la République Michel Sleiman ne dise pas que c’est la Syrie qui a formé le gouvernement, mais il sait, et nous avec lui, quelle est la véritable identité de ce cabinet. Nous avons tous été témoins de la visite du député Walid Joumblatt en Syrie quelques jours avant la formation du cabinet », a ajouté Samir Frangié. « Le président de la République est aujourd’hui l’ennemi de lui-même. Il a reculé, renonçant à jouer le rôle d’arbitre qu’il aurait pu jouer », a-t-il souligné. « Le chef de l’État aurait dû refuser d’accepter la formation de ce cabinet. Comment peut-il accepter d’être représenté par deux ministres ? Il n’a plus aucun poids pour arbitrer », a-t-il encore dit. « Pourquoi s’est-il embarqué dans cette affaire ? Il aurait dû laisser le Premier ministre Nagib Mikati former le cabinet seul », a noté Samir Frangié. « Je blâme le président de la République, non pas d’être pro-8 ou 14 Mars, mais parce qu’il aurait pu, dans un moment de crise, tenter de trouver des solutions », a-t-il ajouté.
Concernant les propos tenus la semaine dernière par le chef du Courant patriotique libre, le député Michel Aoun, Samir Frangié a indiqué : « Les déclarations de Aoun traduisent un état maladif, parce qu’elles échappent au cadre politique. Le courant qui vit le plus hors du temps est le CPL. » Et de poursuivre : « C’est la présence massive du Hezbollah au gouvernement – j’englobe par ce terme le CPL et les autres parties de ce camp – qui place le Liban face à la communauté internationale (...). Si cette dernière décide de le faire tomber, il chutera en une dizaine de minutes. Si elle frappe le système bancaire, nous tomberons à une vitesse extraordinaire. »
« Le Hezbollah sait qu’il est dans une situation dangereuse et que la chute du régime syrien aura des répercussions sur lui », a-t-il conclu.
L’ancien député Samir Frangié a estimé samedi que « le nouveau gouvernement n’a pas besoin qu’on lui livre une opposition féroce, dans la mesure où les développements en cours le font tomber de facto ». Dans un entretien à Radio Liban libre, M. Frangié a indiqué que « la mission de ce cabinet est précisément de mettre une carte supplémentaire entre les mains du régime syrien pour qu’il puisse marchander avec la communauté internationale », comparant le cabinet Mikati aux gouvernements qui étaient formés sous la tutelle syrienne au Liban avant la révolution du Cèdre de 2005. « Il est tout naturel que le président de la République Michel Sleiman ne dise pas que c’est la Syrie qui a formé le gouvernement, mais il sait, et nous avec lui, quelle est la véritable identité de ce cabinet. Nous avons...
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