Le rapport, qui se veut pourtant positif malgré la baisse de la croissance, a souligné que l’indicateur de confiance était en baisse le premier trimestre de l’année, et ce pour la première fois en glissement annuel depuis 2007. Pour la même période, les ventes immobilières ont chuté de 21 %, l’activité touristique a baissé et la croissance du secteur privé avait été freinée, selon Barclays. La baisse de l’activité touristique, accompagnée d’une chute des flux intrants de capitaux, avait débouché sur un déficit de la balance des paiements égal à 0,6 milliard de dollars à la fin du mois d’avril ; le plus grand déficit depuis 2005. Le rapport prévoit également une baisse de la balance des services et un déficit courant à 11,9 % du PIB en 2011, contre 10,1 % un an plus tôt. Cette tendance négative pourrait toutefois être renversée si le nombre d’expatriés et de touristes arabes augmentait d’une manière significative la deuxième moitié de l’année, prévoit Barclays Capital. À cause de l’exacerbation de la situation politico-sécuritaire en Syrie, le rapport prévoit que l’exportation de biens et services sera touchée et les investisseurs seront moins enclins à investir au Liban notamment dans le secteur de l’immobilier. Toujours selon Barclays, le transfert des expatriés devrait chuter à 7 milliards de dollars contre 8,4 l’an dernier, selon Barclays.
Parallèlement, la Banque d’investissement prévoit une dégradation des finances publiques. À la lumière des tensions régionales, les recettes du gouvernement devraient rester chétives. Le déficit devrait être à 9,6 % du PIB contre 7,4 % en 2010. Barclays souligne que ces prévisions prennent en compte le fait que le ministère des Télécoms va transférer la somme de 1 milliard de dollars au ministère des Finances, sans quoi le déficit serait encore plus large. Même si un nouveau budget est voté, les dépenses publiques ne devraient pas augmenter de manière significative, selon Barclays Capital, malgré une pression constante à cause de la hausse des salaires des fonctionnaires et des subventions de dérivés pétroliers.
Parallèlement, la dette publique devrait atteindre 138 % du PIB, contre 137 % en 2010. Enfin, Barclays indique que même si la communauté bancaire s’inquiète du freinage de l’activité économique, les dépôts devraient augmenter de 10 % annuellement et que la base d’actifs des banques commerciales devrait augmenter d’une valeur qui varie entre 10 milliards et 13,5 milliards de dollars en 2011.

