Vue de la conférence de presse sur le code de conduite, à la Maison des Nations unies.
L’employée de maison ne doit pas travailler plus d’une moyenne de 10 heures par jour entrecoupées de pauses. En cas de travail supplémentaire, elle doit avoir des compensations financières. Elle a droit à un repos quotidien de 8 heures d’affilée et un repos hebdomadaire de 24 heures au moins. Elle doit avoir une chambre individuelle, si elle est logée au domicile de son employeur, gratuite, bien aérée et meublée, ayant accès à des sanitaires et lui offrant l’intimité nécessaire.
L’employée de maison doit aussi bénéficier d’au moins trois repas équilibrés par jour, qui ne sont pas en contradiction avec ses convictions religieuses et culturelles. Elle ne doit pas être forcée d’effectuer des tâches dangereuses ou qui ne sont pas conformes à son contrat. Elle doit avoir la liberté de mouvement et ne doit pas être enfermée. Elle doit aussi être protégée de tout harcèlement sexuel, abus ou violence. Enfin, l’employée de maison doit avoir une assurance médicale, doit bénéficier de congés maladie et d’un congé annuel payé. Elle doit pouvoir communiquer avec sa famille, ses amis, l’ambassade de son pays, ainsi qu’avec des associations qui lui portent assistance en cas de conflit avec ses employeurs.
L’événement s’est déroulé avec la participation du coordinateur résident des Nations unies au Liban, Robert Watkins, de l’ambassadeur des Philippines, Gilberto Asuque, du directeur régional adjoint de l’Organisation internationale du travail (ILO), Maurizio Bussi, du représentant régional du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Fateh Azzam, et du directeur régional du centre d’information des Nations unies (UNIC), Baha’ el-Kousi.
« Ce code de conduite est la preuve de l’engagement des Nations unies dans le processus de l’amélioration des conditions des employées de maison au Liban », a expliqué Baha’ el-Kousi. Un pas, certes. Mais un pas qui a pour objectif « de pousser d’autres institutions ou organisations à adopter, elles aussi, un code de conduite », a-t-il dit. Robert Watkins a estimé, pour sa part, qu’en encourageant son personnel à adopter un comportement qui se situe dans les standards internationaux, la famille onusienne « montre l’exemple au Liban ». Il a surtout espéré « que le nouveau gouvernement adoptera rapidement la législation sur la main-d’œuvre domestique, car aucune loi locale ne protège les employées de maison ».
De son côté, l’ambassadeur des Philippines Gilberto Asuque a émis le souhait que cette initiative, avec l’aide des médias, influence les décideurs locaux et les pousse à adopter le projet de législation qui protégerait la main-d’œuvre domestique. « La relation entre l’employeur et l’employée de maison serait régulée par une loi et ne dépendrait plus du bon vouloir de l’employeur », a-t-il conclu.


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