« On cherche à appliquer une formule destinée à fuir les embarras. Au lieu du chaos créatif, il s’agirait du flou créatif », a noté M. Geagea dans une déclaration à la presse à Maarab. « Comment, sur la base d’une déclaration ministérielle confuse, le gouvernement s’y prendrait-il pour faire face aux échéances ? » s’est-il interrogé.
Selon lui, « il est nécessaire que le cabinet définisse bien son identité devant l’opinion publique, surtout que l’on attend la parution d’un acte d’accusation d’une semaine à l’autre et qu’il faut se prononcer au sujet des résolutions internationales, telle la 1701, de la question des armes, etc... ».
En réalité, a-t-il ajouté, « le camp adverse n’a pas de projet à mettre en œuvre. Il vit sur une série de contradictions et son unique objectif est de prendre la place de ceux qui sont au pouvoir ».
« Si le gouvernement ne prend pas conscience de son problème, la situation économique va se détériorer. Or aucune des composantes formant le gouvernement n’a présenté un plan en ce sens. Ils ne parlent que d’une seule chose : la résistance. Mais de quoi donc va-t-on nourrir les Libanais ? De résistance ? » a-t-il demandé.
S’agissant des incidents meurtriers survenus à Tripoli, le chef des FL s’est déclaré satisfait des efforts déployés par le nouveau ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, qui « a pris les mesures nécessaires pour maîtriser la situation ».
À l’instar du Courant du futur, il a cependant réclamé un désarmement de Tripoli, « d’autant que toutes les formations importantes et moins importantes se disent favorables à cette solution radicale ».
« Après tout, Tripoli n’est pas une ville frontalière. Alors pourquoi y a-t-il autant d’armes ? » s’est-il interrogé, demandant l’inclusion dans la déclaration ministérielle d’un article sur la proclamation du désarmement de la ville.
Répliquant à ceux qui critiquent le négativisme anticipé de l’opposition à l’égard du gouvernement, M. Geagea a souligné que « la composition du cabinet témoigne d’ores et déjà de ses orientations et de sa productivité ». Il a à ce propos déploré la mise en place d’un gouvernement qui va « dans le sens contraire à l’histoire » et qui est « lié au régime syrien actuel ».
« Ce gouvernement constitue un véritable danger pour le Liban et ternit son image. C’est une négation de tous les sacrifices passés », a-t-il dit, appelant les Libanais à tirer les leçons nécessaires pour faire le bon choix aux élections législatives de 2013.


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